Mieux dormir : les conseils d’un professionnel pour un sommeil réparateur

Bien que le traitement par Pression Positive Continue soit proposé aux patients souffrants d’apnées du sommeil, il ne faut pas oublier que certains facteurs complémentaires peuvent aider à obtenir des nuits plus reposantes.  

Adopter les bons gestes pour mieux dormir

Mieux dormir, c’est la base pour commencer une belle journée. Mais mieux dormir, c’est aussi adopter une routine pré-sommeil. Alors, pour favoriser un sommeil réparateur, certaines recommandations existent.

 

Préparer sa nuit commence dès le réveil. Au petit matin, combiner une lumière forte, des exercices d’étirement, une douche et un petit déjeuner complet aident à être dynamique toute la journée. Malgré tout, si des somnolences apparaissent pendant la journée, il est recommandé d’écouter son corps et donc de ne pas lutter. Fermer les yeux et laisser son corps au repos de 5 à 20 minutes en début d’après-midi permettra de maintenir la vigilance jusqu’au coucher.

Une routine efficace pour un sommeil réparateur

La qualité du sommeil est améliorée par un exercice physique régulier. Néanmoins, il est conseillé d’éviter de faire du sport le soir, surtout avant de se coucher. En revanche, favoriser les activités qui détendes contribuera à un sommeil de qualité. Lecture, relaxation… passer du temps à prendre soin de soi au moins deux heures avant de se coucher augmentera les chances de mieux dormir.

Enfin, l’hygiène alimentaire a elle aussi toute son importance. « L’alcool est un faux ami. Certains pensent qu’il aide à s’endormir, mais en réalité il a tendance à rendre le sommeil plus superficiel ! », insiste le Docteur Vincent Clavel. En évitant donc les excitants, tels que les boissons avec un fort concentré de caféine, mais aussi les repas trop copieux et les aliments à base de vitamine C, comme le cassis, les agrumes, ou encore les poivrons, améliora définitivement le sommeil.

Pour faire simple, il ne faut surtout pas oublier que de trouver son propre rythme de sommeil et de le respecter est, et restera, la clé à une belle nuit !

Quel est le rôle du PSAD pour aider à mieux dormir ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) accompagne au quotidien des patients confrontés à des troubles du sommeil, qu’ils soient liés à une pathologie, à un traitement médical ou à des difficultés d’hygiène de sommeil. Sans se substituer au médecin, il joue un rôle essentiel de pédagogie, d’accompagnement et de prévention.

Une expertise du sommeil au plus près du patient

Grâce à son expérience de terrain, le PSAD observe les habitudes de sommeil réelles des patients, leur environnement nocturne et leurs contraintes quotidiennes. Cette proximité permet de proposer des conseils personnalisés, adaptés à la vie réelle et non à un cadre théorique.

Optimiser le confort pour un sommeil de qualité

Un mauvais confort nocturne peut nuire fortement à la qualité du sommeil. Le PSAD aide à :

  • améliorer l’installation du matériel médical (PPC, oxygène, ventilation),
  • réduire les gênes nocturnes (bruit, inconfort, fuites),
  • adapter l’environnement de sommeil (position, literie, humidification).

Un sommeil plus confortable favorise un endormissement plus rapide et des nuits moins fragmentées.

Transmettre les bons réflexes pour mieux dormir

Le PSAD sensibilise les patients à des règles simples mais efficaces, souvent appelées hygiène de sommeil :

  • horaires de coucher et de lever réguliers,
  • exposition à la lumière naturelle en journée,
  • limitation des écrans le soir,
  • environnement calme, sombre et tempéré,
  • dissociation du lit et des activités éveillantes.

Ces conseils, répétés et expliqués, peuvent avoir un impact significatif sur la qualité du sommeil.

Repérer les signaux d’alerte

Enfin, le PSAD est attentif aux signes évocateurs de troubles du sommeil plus spécifiques :

  • somnolence diurne excessive,
  • fatigue persistante malgré un temps de sommeil suffisant,
  • réveils nocturnes fréquents,
  • anxiété liée au sommeil.

Dans ces situations, il encourage une consultation médicale afin de ne pas banaliser un trouble du sommeil sous-jacent.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Mieux dormir au quotidien

Combien d’heures de sommeil faut-il par nuit ?

Les besoins varient selon les individus, mais en moyenne, un adulte a besoin de 7 à 9 heures de sommeil par nuit.

Faut-il se coucher plus tôt quand on est fatigué ?

Pas forcément. Se coucher trop tôt peut augmenter le temps passé éveillé au lit. Il est préférable de respecter son rythme naturel d’endormissement.

Les siestes sont-elles bénéfiques ?

Oui, si elles sont courtes (20 à 30 minutes) et réalisées avant 16 heures. Des siestes trop longues ou tardives peuvent perturber le sommeil nocturne.

Les écrans empêchent-ils vraiment de dormir ?

Oui. La lumière bleue des écrans peut retarder l’endormissement et perturber la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.

Quand consulter pour des troubles du sommeil ?

Si les difficultés durent plus de trois semaines, s’aggravent ou impactent la vie quotidienne, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

Conclusion

Mieux dormir ne repose pas sur une solution miracle, mais sur une approche globale et progressive. Le respect des rythmes biologiques, un environnement adapté et de bonnes habitudes quotidiennes sont les piliers d’un sommeil réparateur.

Grâce à son expertise de terrain, le PSAD accompagne les patients vers un sommeil de meilleure qualité, en apportant des conseils concrets, personnalisés et réalistes. En cas de troubles persistants, une prise en charge médicale adaptée reste essentielle pour retrouver des nuits sereines et une meilleure qualité de vie.

Comment distinguer une insomnie d’une apnée du sommeil ?

Bien que l’insomnie et l’apnée du sommeil correspondent à une gêne importante au bon fonctionnement du sommeil, il ne faut pas oublier qu’il s’agit avant tout de deux troubles du sommeil distincts.  

L’apnée du sommeil et l’insomnie, c’est quoi ?

L’apnée du sommeil, également connue sous le nom de Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS), se caractérise par des arrêts respiratoires fréquentsempêchant un sommeil efficace et lié à des défauts d’oxygénationpouvant également se révéler par une hypertension artérielle, du diabète, voire un dérèglement thyroïdienElle toucherait près de 5 à 10% de la population française. 

L’insomnie, est quant à elle, un symptôme qui se traduit par une perturbation du sommeil causée, en grande partie, par des facteurs psychologiques et notamment avec des difficultés à s’endormir, à se réveiller tôt ou ne pas réussir à se rendormir. Aujourd’hui, on estime qu’un français sur cinq souffre d’insomnie« L’insomnie concerne des gens qui ont du mal à s’endormir ou qui se réveillent la nuit. On appelle cela les insomnies d’initiation du sommeil, c’est-à-dire un temps de sommeil court », raconte le Docteur Géraldine BON. D’après cette dernière, les personnes concernées ne sont pas insomniaques pour rien. En général ce trouble du sommeil serait couplet avec des problèmes d’anxiété, de dépression, de burn-out encore de stress au travail. 

Mais quelles sont les différentes causes de l’apnée du sommeil et de l’insomnie ?

La première distinction entre l’apnée du sommeil et l’insomnie relève du fait que les personnes atteintes d’apnées du sommeil ne sont pas complétement conscientes de leurs états. De façon générale, ce sont les proches qui peuvent les alerter, et ce notamment avec la répétition de ronflements importants, mais aussi de nuits agitées 

Le point commun entre les deux troubles est l’hygiène de vie. Absence d’activité sportive, surpoids et/ou consommation trop importante d’alcool… rien de bien bon pour limiter les risques de maladies respiratoires ! 

Les principales causes d’apnée du sommeil se caractérisent avant tout par un dépôt graisseux le long du pharynx, dû à une surcharge pondérale importante, mais aussi à l’âge qui entraîne une perte de souplesse des voies aériennes. La position qu’adopte la personne concernée lors de son sommeil peut également constituer une cause de SAOS : lorsque celle-ci dort sur le dos, sa langue se pousse dans l’arrière-gorge, entrainant ainsi une apnée. 

L’utilisation des écrans : le gros problème de l’insomnie

De son côté, les principales causes de l’insomnie sont dû en particulier à l’utilisation des écrans, tels que le téléphone ou la télévision avant de s’endormir, les nuisances sonores, la surconsommation de caféine, d’alcool, de nicotine, le stress et même la prise de certains médicaments.  

Il est donc primordial de réussir à avoir, mais surtout maintenir une bonne hygiène de vie pour limiter les risques de contracter l’un de ces deux troubles. 

Par ailleurs, comme le souligne le Docteur Benjamin DUVAL, beaucoup de patients insomniaques souffrent de l’apnée du sommeil. « Et donc en traitant l’apnée du sommeil, nous arrivons à traiter l’insomnie de manière très facile », insiste le professionnel.

Il est important de rappeler qu’à l’apparition des premiers signes, la consultation d’un médecin traitant et/ou d’un spécialiste est la première étape à réaliser, afin de garantir un bon diagnostic et suivi médical.  

Quel est le rôle du PSAD pour distinguer insomnie et apnée du sommeil ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) ne pose pas de diagnostic médical. Cependant, il joue un rôle clé dans le repérage, l’orientation et l’accompagnement des patients présentant des troubles du sommeil, notamment lorsque les symptômes de l’insomnie et de l’apnée du sommeil s’entremêlent.

Aider à mieux comprendre les symptômes

L’insomnie et l’apnée du sommeil peuvent provoquer des symptômes communs, tels que :

  • fatigue persistante,
  • somnolence diurne,
  • difficultés de concentration,
  • irritabilité.

Le PSAD aide le patient à mieux identifier la nature de ses troubles, en expliquant les différences entre :

  • un trouble de l’endormissement ou du maintien du sommeil (insomnie),
  • un trouble respiratoire survenant pendant le sommeil (apnée).

Cette pédagogie contribue à une meilleure compréhension du vécu nocturne.

Repérage des signes évocateurs d’apnée du sommeil

Lors de ses échanges avec les patients, le PSAD est souvent en première ligne pour repérer des signes évocateurs d’apnée du sommeil :

  • ronflements importants,
  • pauses respiratoires rapportées par l’entourage,
  • réveils avec sensation d’étouffement,
  • maux de tête matinaux.

En présence de ces signes, il encourage une consultation médicale pour un dépistage adapté.

Accompagnement des patients insomniaques appareillés

Chez les patients souffrant d’apnée du sommeil, l’insomnie peut être :

  • préexistante,
  • déclenchée ou aggravée par le traitement (PPC, ventilation).

Le PSAD intervient alors pour :

  • améliorer le confort du dispositif,
  • limiter les réveils nocturnes,
  • réduire l’anxiété liée à l’appareillage,
  • favoriser une meilleure acceptation du traitement.

Cet accompagnement est essentiel pour éviter la confusion entre insomnie persistante et traitement inefficace.

Orientation vers une prise en charge adaptée

Lorsque les symptômes persistent malgré un traitement respiratoire bien conduit, le PSAD peut orienter le patient vers :

  • un médecin spécialiste du sommeil,
  • une prise en charge spécifique de l’insomnie, comme la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I).

Il participe ainsi à une prise en charge globale et personnalisée du sommeil.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Insomnie ou apnée du sommeil : comment faire la différence ?

Quelle est la différence principale entre insomnie et apnée du sommeil ?

L’insomnie concerne la difficulté à dormir, tandis que l’apnée du sommeil est liée à des arrêts répétés de la respiration pendant le sommeil, souvent sans que la personne en ait conscience.

Peut-on souffrir des deux à la fois ?

Oui. On parle alors de comorbidité insomnie–apnée, une situation fréquente qui nécessite une prise en charge spécifique et coordonnée.

Ronfler signifie-t-il forcément faire de l’apnée ?

Non. Le ronflement est un symptôme possible, mais il n’est pas systématiquement associé à l’apnée du sommeil.

Pourquoi suis-je fatigué(e) même si je dors longtemps ?

Dans l’apnée du sommeil, le sommeil est fragmenté par des micro-réveils. Dans l’insomnie, la qualité et la quantité de sommeil sont insuffisantes. Dans les deux cas, le sommeil n’est pas réparateur.

Qui consulter en cas de doute ?

Un médecin généraliste ou un spécialiste du sommeil est le premier interlocuteur pour orienter vers les examens appropriés.

Conclusion

L’insomnie et l’apnée du sommeil sont deux troubles distincts, mais leurs symptômes peuvent se ressembler et parfois coexister. Bien les distinguer est essentiel pour bénéficier d’une prise en charge adaptée et efficace.

Dans ce parcours, le PSAD joue un rôle d’accompagnement, de pédagogie et d’orientation, en aidant le patient à mieux comprendre ses symptômes, à optimiser les traitements respiratoires et à s’inscrire dans un parcours de soins cohérent. Une approche globale du sommeil reste la clé pour retrouver des nuits plus réparatrices et une meilleure qualité de vie.

Les étapes du diagnostic de l’apnée du sommeil et de l’insomnie

L’apnée du sommeil se caractérise par un nombre d’arrêts ou de diminutions de la respiration au cours du sommeil. Il est la cause de micro réveils incessants et renvoie la sensation d’avoir passé une mauvaise nuit. Une perturbation du sommeil a des conséquences sur la santé des personnes concernées. Les causes du Syndrome d’Apnée du Sommeil (SAS) ne sont pas toutes identifiées, cependant l’âge et le surpoids peuvent en être l’origine. Le diagnostic d’un SAS passe obligatoirement par une consultation médicale puis par un bilan du sommeil. Ce dernier conduira ou non à la mise en place d’un traitement adapté.

Consulter son médecin : une étape primordiale

En cas de symptômes importants liés à des problèmes respiratoires, il est vivement recommandé de consulter un médecin spécialiste. Ce dernier pourra réaliser un diagnostic détaillé et personnalisé pour déterminer le trouble médical et trouver le meilleur traitement à chaque individu. « Lorsqu’il s’agit d’apnées du sommeil, le diagnostic s’effectue en deux temps. D’abord la consultation médicale, puis la réalisation du test du sommeil », insiste le Docteur Christelle Talleu, Pneumologue à Béthune. La première permet d’évaluer l’ensemble des symptômes, mais aussi de compiler les observations des proches du patient.  Si une apnée du sommeil est suspectée, alors, le médecin peut procéder à la deuxième étape, le test du sommeil. « Il existe deux modes opératoires. La polygraphie ventilatoire, qui s’effectue à domicile durant une nuit complète de sommeil avec un appareil portatif qui va enregistrer les mouvements respiratoires, la fréquence cardiaque, le débit d’air, la position corporelle, le ronflement et l’oxygène dans le sang, raconte la pneumologue, ou alors la polysomnographie qui se réalise grâce à des capteurs positionnés sur le corps du patient afin d’étudier les signaux complexes tels que l’activité électrique du cerveau, du mouvement des yeux et des muscles ».

Que faire en cas d’insomnies ?

Dans le cadre d’une insomnie, le diagnostic repose lui sur un interrogatoire médical durant lequel le patient fait part de ses plaintes. Il s’agit donc avant tout d’un échange. 

L’état physique et psychologique seront déterminés en fonction de la fréquence des insomnies, de son impact sur la journée, des facteurs liés à l’environnement et aux habitudes, mais également sur sa prise de médicaments et sa consommation d’excitants ou de psychotropes.  

L’importance d’avoir un agenda du sommeil

Afin de renforcer le diagnostic et de parvenir à évaluer la sévérité des insomnies, le médecin est également amené à proposer au patient de gérer ce que l’on appelle un agenda du sommeil, pour une durée de deux à quatre semaines. Chaque matin, après son réveil, le volontaire détaillera sur son carnet les symptômes et gênes qu’il a pu ressentir lors de son sommeil.  

Par ailleurs, dans le cas d’une insomnie, et contrairement à l’apnée du sommeil, les tests du sommeil ne sont pas généralisés. Cependant, en fonction du diagnostic et du patient, ces tests peuvent aider à identifier d’autres causes des troubles du sommeil et définir un traitement adapté.   

Quel est le rôle du PSAD dans le parcours diagnostique de l’apnée du sommeil ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) n’intervient pas dans le diagnostic médical de l’apnée du sommeil, qui relève exclusivement du médecin. En revanche, il joue un rôle clé avant, pendant et après certains examens, notamment lorsque ceux-ci sont réalisés au domicile du patient.

Organisation des examens du sommeil à domicile

Lorsque le médecin prescrit un examen du sommeil à domicile (polygraphie ventilatoire), le PSAD peut être chargé de :

  • fournir et installer le matériel d’enregistrement,
  • expliquer le déroulement de l’examen,
  • accompagner le patient pour garantir une utilisation correcte du dispositif.

Cette étape est essentielle pour assurer la fiabilité des données recueillies.

Accompagnement et pédagogie du patient

L’annonce d’un examen du sommeil peut générer de l’inquiétude. Le PSAD intervient pour :

  • rassurer le patient sur le caractère indolore et non invasif de l’examen,
  • expliquer le rôle des capteurs et leur utilité,
  • favoriser une nuit de sommeil la plus proche possible des habitudes du patient.

Un patient bien informé est plus serein… et les résultats sont souvent plus exploitables.

Transmission et continuité du parcours de soins

Après l’enregistrement, le PSAD :

  • récupère le matériel,
  • transmet les données au médecin ou au centre d’analyse,
  • facilite la continuité du parcours entre le dépistage, le diagnostic et, si nécessaire, la mise en place du traitement.

Il devient ainsi un maillon organisationnel essentiel dans la prise en charge de l’apnée du sommeil.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Les étapes du diagnostic de l’apnée du sommeil

Quand faut-il consulter pour suspecter une apnée du sommeil ?

En cas de ronflements importants, de pauses respiratoires observées, de fatigue persistante, de somnolence diurne ou de maux de tête matinaux, il est recommandé d’en parler à son médecin.

Quel professionnel pose le diagnostic ?

Le diagnostic est posé par un médecin, souvent un médecin généraliste, un pneumologue, un ORL ou un spécialiste du sommeil, sur la base des symptômes et des examens.

Quels sont les examens utilisés pour le diagnostic ?

Deux examens principaux existent :

  • la polygraphie ventilatoire, souvent réalisée à domicile,
  • la polysomnographie, réalisée en laboratoire du sommeil.

Le choix dépend de la situation clinique du patient.

L’examen du sommeil est-il douloureux ?

Non. Les examens du sommeil sont totalement indolores. Ils peuvent être légèrement contraignants en raison des capteurs, mais ne provoquent pas de douleur.

Combien de temps faut-il pour obtenir un diagnostic ?

Cela dépend du type d’examen et des délais médicaux. En général, les résultats sont disponibles quelques jours à quelques semaines après l’enregistrement.

Conclusion

Le diagnostic de l’apnée du sommeil repose sur un parcours structuré, allant de l’identification des symptômes à la réalisation d’examens spécifiques du sommeil. Cette étape est indispensable pour confirmer la maladie, en évaluer la sévérité et proposer un traitement adapté.

Dans ce parcours, le PSAD joue un rôle d’accompagnement et de coordination, en facilitant la réalisation des examens à domicile et en assurant la continuité entre le diagnostic et la prise en charge thérapeutique. Une collaboration étroite entre le patient, le médecin et le PSAD permet une prise en charge plus fluide, plus rapide et plus efficace de l’apnée du sommeil.

Mois sans tabac : c’est le moment !

Arrêtez de fumer est souvent un vrai casse-tête. C’est pourquoi Santé publique France et le Ministère de la Santé ont décidé depuis 2016 de trouver une solution : le Mois sans tabac. L’objectif ? Bannir la consommation de nicotine pendant 30 jours et multiplier par cinq ses chances d’arrêter définitivement la cigarette. Déjà plus de 900 000 personnes ont participé à l’opération du Mois sans tabac, alors pour l’édition 2022, pourquoi pas vous ?

Irritation des yeux, du nez, de la gorge, fréquence accrue des rhinopharyngites et d’otites… mais surtout un grand risque d’asthme et d’infections respiratoires, voilà ce que provoque, entre autres, la surconsommation de tabac. Bête noire des poumons, la cigarette est facteur de nombreuses maladies, notamment la BPCO, connue également sous le nom de bronchopneumopathie chronique obstructive. Une pathologie catégorisée comme une maladie pulmonaire chronique courante, touchant autant les hommes que les femmes, et ce partout dans le monde.

Consulter son médecin : une étape primordiale

S’il n’est pas évident de mettre un terme à cette dépendance, le Docteur Jacques Léon, Pneumologue à la Clinique du Rhône Durance d’Avignon, propose un sevrage en douceur : « La première possibilité est l’application et l’utilisation de patchs sur une durée de trois mois. Par ailleurs, il est vrai que cela n’est parfois pas suffisant », raconte le médecin. Si cette première expérience, appelée les traitements nicotiniques de substitution (TNS), n’est pas efficace, alors le vapotage, avec l’utilisation d’une cigarette électronique peut être une alternative. « Il ne faut pas diaboliser la vap’. C’est un très bon moyen pour arrêter de fumer », insiste Jacques.

Le diagnostic médical : la base de tout

Malheureusement, pour certains, le sevrage en douceur n’est plus une option. Et cela se détecte avec la réalisation d’un diagnostic réalisé auprès d’un pneumologue qui effectue ce que l’on appelle une spirométrie « On demande au patient de gonfler la poitrine et de souffler fort. À la suite de cela on va pouvoir déterminer leur débit bronchique », explique le spécialiste. Plus l’obstruction sera importante, plus la BPCO sera sévère, et alors, un traitement devra accompagner le patient.

C’est le cas de Michel, 80 ans. À la suite d’un cancer du poumon, accompagné d’une opération pour retirer le lobe supérieur droit du poumon, le retraité constate des difficultés à respirer. Sans tarder, il consulte son médecin… et le résultat tombe : il doit être appareillé. Dans un premier temps, c’est l’oxygénothérapie qui lui est proposée. Finalement, le meilleur traitement pour le retraité sera la Ventilation Non Invasive (VNI). Cette dernière consiste à délivrer de l’air pressurisé par l’intermédiaire d’un masque appliqué sur le visage, soit sur la bouche et le nez, ou simplement sur le nez. Ce traitement permet ainsi de diminuer le travail des muscles respiratoires, tout en offrant une amélioration des échanges gazeux, c’est-à-dire une meilleure oxygénation et diminution du taux de gaz carbonique. Il a même été reconnu, qu’au long cours, la VNI peut permettre une diminution du nombre d’hospitalisations des patients insuffisants respiratoires. « Je l’utilise tous les jours ! Ça m’aide grandement à dormir, avoue Michel, avant j’avais une femme dans mon lit, maintenant j’ai mon appareil ! » plaisante ce dernier.

Les bienfaits du traitement par oxygénothérapie

Dès lors où une BPCO est diagnostiquée, le pneumologue peut aussi confier à son patient un traitement par oxygénothérapie. Avec l’aide d’une cuve remplie d’oxygène liquide et d’une paire de lunette insérée dans les narines, le patient reçoit un apport en dioxygène plus important. « Il faut bien comprendre que ce traitement est maintenant donné à des stades plutôt précoces. Cela permet d’améliorer la qualité de vie, mais aussi la survie », insiste le Docteur Jacques Léon. Un traitement que Claudine, 91 ans a facilement adopté. La pétillante retraitée reconnaît les bienfaits : « Vous mettez vos lunettes et cela passe gentiment. Vous ne le sentez pas. Vous pouvez même regarder la télévision. Je ne pourrais pas m’en séparer. Quand on en a besoin, je peux vous dire que ça fait du bien !»

Un grand merci à tous les intervenants ! Si vous aussi vous souhaitez faire par de votre expérience, n’hésitez pas à nous contacter par e-mail à l’adresse suivante : marketing@sosoxygene.com 

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil : le trouble le plus commun

Ronflements, micros-réveils, fatigue en journée… des symptômes qui ont un réel impact sur la santé. Aujourd’hui, plus de 4% de la population française serait concernée par ce que l’on appelle le syndrome d’apnées du sommeil. Une pathologie qui peut avoir des risques importants si elle n’est pas correctement traitée.

Les apnées du sommeil, c’est quoi ?

« Le trouble le plus commun est ce que l’on appelle le syndrome d’apnées obstructives du sommeil », débute Jean-Michel Arnal, Médecin anesthésiste réanimateur. Un trouble qui concerne des personnes qui, lorsqu’elles s’endorment, ferment leurs voies aériennes au niveau de la gorge, entrainant des difficultés à respirer et donc créant des micros-réveils pendant la nuit. Un facteur de risque cardio-vasculaire qui peut être très dangereuxC’est pourquoi le docteur Arnal insiste sur l’importance de consulter en cas de doute : « Il ne s’agit pas d’une maladie grave. Mais, si elle n’est pas correctement traitée, alors, là, les problèmes peuvent être importants ».  

Apnées du sommeil, à la découverte d’un syndrome

De nombreux symptômes peuvent alerter. C’est le cas des ronflements, des maux de tête au réveil ou encore des phases de fatigue lors de la journée. Des symptômes qui, souvent, sont détectés par l’entourage.

Corinne en est d’ailleurs témoin. A 63 ans, cette toute jeune retraitée raconte avoir été pris en charge pour ses apnées du sommeil, grâce à son compagnon. « Il s’est inquiété parce que je ne respirais plus. J’avoue ne pas en avoir fait plus attention que ça… malheureusement j’ai fini par faire un infarctus, et là, j’ai décidé de l’écouter », raconte-t-elle.  

Elle décide alors de consulter son médecin. A la suite de quoi ce dernier lui suggère de réaliser des examens complémentaires. Direction donc l’hôpital pour une nuit. Une fois ltest du sommeil réalisé, le constat fut immédiat : avec ses 19 apnées par heure, elle doit suivre un traitement. Son médecin l’oriente finalement vers un prestataire de santé qui prend le relais.  

La PPC : Un traitement qui fonctionne

Rapidement tout le processus de mise en place se réalise« Un technicien est venu à mon domicile. Nous avons longuement discuté et il m’a bien expliqué le principe de la machine et de son utilisation », souligne Corinne. Il n’aura suffi que de quelques nuits pour que cette dernière reconnaisse les effets du traitement: « Depuis que je suis appareillée je revis. C’est devenu un automatisme. Le soir quand je me couche je mets le masque sur mon visage. Je ne me vois pas faire sans. Ça fait partie de moi », insiste cette pétillante varoise.  

Ravie de l’efficacité de sa machine à Pression Positive Continue (PPC), qui envoie de l’air sous pression via un masque appliqué sur son visage, elle en prend grand soin. Chaque jour c’est le même rituel : vider le réservoir d’eau et le remplacer par de l’eau claire et nette.« J’en prends soin de mon matériel ! C’est lui qui me permet de passer de belles nuits, mais aussi de belles journées, c’est normal que je le chouchoute », plaisante-t-elle. En plus de son entretien quotidien, Corinne applique les recommandations de son technicien respiratoire à la lettre. Une fois par mois elle nettoie l’intégralité de sa machine au vinaigre blanc. Une routine qu’elle a rapidement su adopter et dont elle fière. 

Un suivi personnalisé pour un traitement efficace

Pleine de vie, Corinne aime se déplacer. Et pour elle, son traitement ne pose aucun problème. En effet, les PPC sont conçues pour être tout terrain ! « Les progrès techniques du matériel ont été très importants ces dernières années, maintenant on a des appareils qui nous permettent de voyager sans aucune difficulté »avoue Jean-Michel Arnal. Un moyen de garantir la continuité du traitement. Avant chaque départ, Corinne doit simplement en informer son prestataire de santé et son médecin. Ensuite, tout est organisé. Un document officiel en version française, mais aussi anglaise, lui sera remis pour prendre l’avion. La machine a été réalisée de façon à ne pas être une gêne lors du contrôle de sécurité. Il suffira de bien vider le réservoir à eau… puis direction les vacances ! 

Afin de garantir le bon suivi de chaque patientil existe également des solutions de télésuiviAujourd’hui, si le patient l’accepte, il peut être suivi à distance, par le prestataire de santé, mais surtout par le médecin. Une manière de garantir l’évolution du traitement et de savoir s’il est bien observant ou non. Ecas de besoin la plupart des corrections peuvent être réalisées directement sur la machine… sans devoir se déplacer ! « C’est efficace car on peut aussi contrôler l’indice d’apnée hypopnée, un indicateur précieux pour évaluer la sévérité des apnées du sommeil et des hypopnées », souligne le docteur Arnal.  

 

Avec ce service, chaque patient bénéficie d’un suivi personnalisé…à la maison. Une fonctionnalité indispensable pour Cyril Chapand, Technico-CommercialDepuis plus de 17 ans, ce passionné exerce le métier de prestataire de santé à domicile. A la fois interlocuteur privilégier du médecin, mais aussi et surtout des patients, il est fier de son travail : « C’est important de réussir à faire accepter le traitement et son suivi aux patients », souligne ce dernier. Avec des journées bien remplies, il ne changerait pour rien au monde son emploi. Il avoue même créer des liens affectifs avec certains patients« Nous rentrons dans leur intimité, nous sommes chez eux… et même dans leur chambre puisque les machines sont à côté du lit ! Alors, forcément, les barrières s’envolent rapidement », raconte Cédric. 

Bien que les apnées du sommeil représentent un trouble nécessitant une prise en charge personnaliséeil reconnaît que tout est mis en place pour faire oublier le syndrome. Et, d’après lui, tout cela est réalisable grâce au traitement, mais aussi avec l’accompagnement : « Le plus beau c’est quand ils vous remercient et vous disent que vous avez changé leur vie… là, vous comprenez tout le sens qu’a votre métier », conclut le Grenoblois.  

Les trois formes d’apnées du sommeil

Aujourd’hui, l’apnée du sommeil est catégorisée en différents types de syndromes.

La forme la plus commune est le Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS). Cela se définit par des pauses respiratoires, des micros-réveils, des phases de respirations haletantes et des suffocations. Le patient se réveille généralement avec des signes d’étouffements, mais aussi d’angoisse. Le symptôme le plus fréquent est le ronflement. L’obésité est en général la première cause de ces apnées. Avec l’âge, les organes au niveau de la gorge se relâchent pouvant provoquer également un rétrécissement des voies respiratoires. La prise de médicaments, le tabagisme et l’alcool sont aussi des facteurs du SAOS.  

La deuxième forme d’apnée se nomme l’apnée centrale du sommeil. Elle est provoquée par une altération du contrôle de la respiration par le cerveau. Les personnes touchées respirent plus lentement. Contrairement au SAOS, cette apnée n’est pas automatiquement associée au ronflement. Elle n’est pas non plus provoquée par l’obésité. Tout comme l’apnée obstructive, l’apnée centrale du sommeil peut toucher le cerveau en le privant d’oxygène, et par conséquent entraîner une insuffisance cardiaque. Avec ce risque, il est donc recommandé de réaliser d’autres examens afin de contrôler le cerveau et le tronc cérébral.  

La troisième forme d’apnée du sommeil est l’apnée mixte. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un mélange entre le syndrome d’apnées obstructives du sommeil et l’apnée centrale du sommeil.   

Par ailleurs, il existe un dernier type d’apnée du sommeil, mais bien moins présent : le syndrome d’obésité-hypoventilation. Ici, les patients sont pour la plupart des individus atteints d’obésité morbide. Le fort excès de graisses entraîne une compression immédiate des poumons et des voies respiratoires, le développement d’apnées du sommeil est donc possible.  

Quel est le rôle du PSAD dans le syndrome d’apnées du sommeil ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) joue un rôle central dans la prise en charge du syndrome d’apnées du sommeil, en particulier lorsque le traitement repose sur une PPC (Pression Positive Continue) ou une orthèse d’avancée mandibulaire.

Son rôle commence après le diagnostic médical, posé par un médecin spécialiste du sommeil, et s’articule autour de plusieurs missions essentielles :

  • Installation et mise en service du dispositif
    Le PSAD installe le matériel à domicile, règle les paramètres prescrits et explique son fonctionnement de manière personnalisée.

  • Éducation thérapeutique du patient
    Il accompagne le patient dans la prise en main du traitement : port du masque, entretien du matériel, gestion des effets secondaires (sécheresse, fuites, inconfort).

  • Suivi et observance du traitement
    Grâce aux données enregistrées par les appareils, le PSAD s’assure que le traitement est efficace et bien toléré, et alerte le médecin en cas de difficulté.

  • Maintenance et assistance technique
    Le PSAD assure l’entretien du matériel, le remplacement des consommables (masque, tuyau, filtres) et une assistance en cas de panne ou de problème.

En résumé, le PSAD est un acteur clé du succès du traitement, en assurant un lien constant entre le patient et l’équipe médicale.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Syndrome d’apnées du sommeil

Le syndrome d’apnées du sommeil est-il grave ?

Oui, lorsqu’il n’est pas traité, il peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, de diabète, d’AVC et d’accidents liés à la somnolence (notamment sur la route).

Ronfler signifie-t-il forcément avoir de l’apnée du sommeil ?

Non. Le ronflement est un symptôme fréquent, mais tous les ronfleurs ne sont pas apnéiques. En revanche, l’apnée du sommeil s’accompagne souvent de pauses respiratoires, de réveils nocturnes et d’une fatigue persistante.

La PPC est-elle un traitement à vie ?

Pas nécessairement. Le traitement dépend de la cause et de l’évolution de la maladie. Une perte de poids, une chirurgie ou une orthèse peuvent parfois permettre d’adapter ou d’arrêter la PPC, sous contrôle médical.

Est-ce que la PPC est remboursée ?

Oui. En France, la PPC est prise en charge par l’Assurance Maladie, à condition que l’observance du traitement soit suffisante.

Peut-on voyager avec un appareil de PPC ?

Absolument. Les appareils sont transportables, autorisés en cabine dans les avions, et peuvent fonctionner avec des adaptateurs ou batteries spécifiques.

Conclusion

Le syndrome d’apnées du sommeil est une pathologie fréquente mais encore largement sous-diagnostiquée. Ses conséquences sur la santé physique, mentale et la qualité de vie peuvent être importantes lorsqu’elle n’est pas prise en charge.

Heureusement, des solutions efficaces existent. Le diagnostic précoce, l’accès à un traitement adapté et l’accompagnement par des professionnels spécialisés, notamment le PSAD, permettent d’améliorer significativement le sommeil, la vigilance et la santé globale des patients.

Si des symptômes évocateurs sont présents, consulter un professionnel de santé reste la première étape vers un sommeil réparateur et une meilleure qualité de vie.

Les différentes formes d’insomnies

L’insomnie se définit comme un sommeil difficile à obtenir, insuffisant, ou non-récupérateur qui s’accompagne de perturbations diurnes, telles que la fatigue, la somnolence, des troubles de la mémoire, de la concentration ou de l’humeur. Plus d’un tiers de la population aurait des difficultés à dormir et près de 10% des adultes auraient recours à la prise de médicaments pour passer une meilleure nuit, de façon ponctuelle, voire quotidiennement. Provoquant de nombreux effets néfastes sur la santé, les insomnies sont par ailleurs nombreuses et distinctes. Voici la famille des insomnies.

Les causes de l'insomnie

De nombreux facteurs peuvent développer des insomnies. C’est pourquoi il est recommandé de limiter certaines consommations comme l’alcool, la caféine, le tabac, et de plutôt favoriser une alimentation saine et équilibrée, associée à une activité physique régulière.

Les risques de l’insomnie

En plus de créer une nuit compliquée, les insomnies sont vectrices de risques plus importants, à plus ou moins long terme : des risques cardio-vasculaires, une prise de poids, une baisse des défenses immunitaires, des problèmes psychologiques, des risques de diabète ou encore une hypertension artérielle.

Aiguës, chroniques, secondaires, médicales, d’hygiène du sommeil, idiopathiques, l’agnosie du sommeil… toutes ces formes d’insomnies ont leur propre histoire…

Les insomnies aiguës

L’insomnie aiguë d’ajustement est causée par un événement difficile ou un facteur stressant tel qu’un deuil ou une perte d’emploi. Ces insomnies sont présentes quelques jours et disparaissent finalement en moins de trois mois.
En règle générale, ce problème disparaît rapidement à la fin du traumatisme ou des facteurs en cause. Chez les personnes les plus vulnérables, il arrive que l’insomnie persiste et devienne ainsi chronique.

Les insomnies chroniques

L’insomnie chronique est une insomnie qui survient plus de trois fois par semaine et depuis plus de trois mois.
Répétée nuit après nuit, elle fragilise la résistance de la personne vis-à-vis du stress et des agressions de la vie de tous les jours.

Ses causes sont généralement psychologiques ou psychiatriques, et cela est souvent dû à de l’anxiété et de la dépression. Dans ces cas-là, l’insomnie accentue la détresse psychologique, entraînant un véritable cercle vicieux dont il est difficile de s’en détacher. Le stress est également un grand pourvoyeur d’insomnies.

Les conditions liées à l’environnement ou au mode de vie sont également impliquées dans ces insomnies.

Les insomnies secondaires

Il s’agit des cas où l’insomnie est secondaire à un autre trouble, ou plutôt à une autre maladie. Les troubles les plus fréquents sont ceux de l’humeur, notamment la dépression. Il s’agit d’un symptôme rencontré dans de nombreuses pathologies médicales, psychiatriques et neurologiques. Elle peut être aussi secondaire à des facteurs non spécifiques, tels que les douleurs, la fièvre, les difficultés respiratoires ou la prise de certains médicaments.

Les insomnies médicales

Ces insomnies sont secondaires à des maladies organiques tels que le reflux gastro-oesophagien, l’asthme ou encore l’hyperthyroïdie. Ces insomnies sont aussi liées aux troubles spécifiques du sommeil tels que le syndrome des jambes sans repos.

Les insomnies d’hygiène du sommeil

L’insomnie provoquée à cause d’une mauvaise hygiène du sommeil est générée par des habitudes de vie incompatibles avec l’installation et le maintien du sommeil. Ces comportements nuisibles sont de deux types : 
Le premier correspond aux comportements qui empêchent le maintien du sommeil. Il s’agit par exemple d’un temps passé au lit trop important, de trop grandes variations des horaires de sommeil, ou de siestes réalisées en journée, comme en soirée.
Les autres comportements nuisibles sont ceux qui augmentent le niveau d’activation, par exemple la consommation de caféine, de nicotine, d’alcool en excès, ou encore l’activité physique ou intellectuelle intense proche du coucher.
L’ensemble de ces consommations modifient l’architecture du sommeil et peuvent renforcer son effet chronique.

L’agnosie du sommeil

Lorsqu’une personne est persuadée de souffrir d’insomnie, alors on parle d’agnosie du sommeil. Si cette dernière à réellement l’impression de très mal dormir, voire de ne pas dormir, il ne s’agit pas d’une simulation, mais d’une difficulté à évaluer la qualité du sommeil. Des examens, notamment la polysomnographie, peuvent pourtant déterminer que leur sommeil est correct.

Les insomnies idiopathiques

Il s’agit de cas rares où il existe réellement une incapacité à obtenir une quantité ou une qualité du sommeil suffisante. Ces insomnies sont stables et non influencées par le stress. Elles apparaissent dès l’enfance, et il semblerait qu’elles soient causées par une anomalie du contrôle neurologique du système veille-sommeil.

Quel est le rôle du PSAD dans les troubles du sommeil ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) est le plus souvent associé aux pathologies respiratoires du sommeil, comme l’apnée. Pourtant, son rôle s’étend aussi à l’accompagnement de certains troubles du sommeil, notamment chez les patients souffrant d’insomnies chroniques associées à une pathologie ou à un traitement médical.

Un acteur complémentaire du parcours de soins

L’insomnie n’est pas une maladie isolée : elle est fréquemment liée à des troubles respiratoires du sommeil, à des maladies chroniques, à des douleurs, à l’anxiété ou à des rythmes de vie désynchronisés. Dans ce contexte, le PSAD intervient en complément du médecin et du spécialiste du sommeil, sans se substituer à eux.

Accompagnement des insomnies associées à un traitement

Chez les patients appareillés (PPC, ventilation, oxygénothérapie), l’insomnie peut être aggravée ou déclenchée par le traitement lui-même :

  • difficultés d’endormissement liées au port du masque,
  • réveils nocturnes répétés,
  • inconfort, bruit, sensation d’oppression.

Le PSAD joue alors un rôle clé pour :

  • adapter le matériel (choix du masque, réglages, humidification),
  • améliorer le confort nocturne, souvent déterminant dans l’endormissement,
  • réduire les micro-éveils liés au dispositif.

Éducation et conseils autour du sommeil

Sans poser de diagnostic, le PSAD peut sensibiliser le patient à des bonnes pratiques favorables au sommeil, en lien avec le traitement :

  • régularité des horaires de coucher,
  • environnement de sommeil adapté,
  • gestion de l’anxiété liée à l’appareillage,
  • explication des mécanismes du sommeil pour dédramatiser les réveils nocturnes.

Cette approche pédagogique contribue à réduire l’hypervigilance nocturne, très fréquente chez les personnes souffrant d’insomnie.

Repérage et orientation

Enfin, le PSAD est souvent l’un des professionnels qui échange le plus régulièrement avec le patient. Il est donc bien placé pour repérer :

  • une insomnie persistante ou qui s’aggrave,
  • une fatigue diurne disproportionnée,
  • un mal-être lié au sommeil.

Dans ces situations, il peut alerter le médecin prescripteur et encourager une prise en charge adaptée, comme une consultation spécialisée ou une thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I).

En résumé, le PSAD contribue à améliorer le sommeil global du patient, en optimisant le confort des traitements, en accompagnant les difficultés d’endormissement et en favorisant une meilleure observance, essentielle à l’efficacité des soins.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Vos questions sur les différentes formes d’insomnies

Quelle est la différence entre insomnie aiguë et insomnie chronique ?

L’insomnie aiguë (ou transitoire) dure de quelques jours à quelques semaines. Elle est souvent liée au stress, à un événement de vie ou à un changement de rythme.
L’insomnie chronique se définit par des troubles du sommeil présents au moins trois nuits par semaine pendant plus de trois mois, avec un retentissement sur la qualité de vie.

Pourquoi a-t-on du mal à s’endormir le soir ?

Les difficultés d’endormissement peuvent être liées :

  • au stress ou à l’anxiété,
  • à une hyperactivité mentale,
  • à l’exposition aux écrans avant le coucher,
  • à un décalage du rythme circadien,
  • ou à une mauvaise hygiène du sommeil.
    Cette forme d’insomnie est appelée insomnie d’endormissement.

Les réveils nocturnes sont-ils un signe d’insomnie ?

Les réveils nocturnes fréquents peuvent correspondre à une insomnie de maintien du sommeil, surtout lorsqu’ils s’accompagnent d’une difficulté à se rendormir.

Ils peuvent être favorisés par l’anxiété, des douleurs, des troubles respiratoires du sommeil ou des facteurs hormonaux.

L’insomnie peut-elle être liée à un autre trouble du sommeil ?

Oui. Certaines insomnies sont secondaires à d’autres troubles du sommeil, comme :

  • le syndrome d’apnées obstructives du sommeil,
  • le syndrome des jambes sans repos,
  • les parasomnies,
  • ou les troubles du rythme veille-sommeil.
    Dans ces situations, traiter la cause sous-jacente est essentiel pour améliorer durablement le sommeil 

Quand faut-il consulter pour une insomnie persistante ?

Il est recommandé de consulter lorsque l’insomnie :

  • dure depuis plusieurs semaines,
  • devient fréquente ou chronique,
  • impacte la vigilance, l’humeur ou la concentration,
  • ou s’accompagne de symptômes nocturnes inhabituels (ronflements, pauses respiratoires, agitation).

Conclusion – Les différentes formes d’insomnies

L’insomnie ne se résume pas à une simple difficulté à s’endormir. Elle recouvre des réalités très diverses, allant de l’insomnie d’endormissement aux réveils nocturnes fréquents, en passant par les réveils précoces ou les insomnies chroniques. Comprendre ces différentes formes permet de mieux identifier les mécanismes en jeu et d’éviter une banalisation excessive de troubles qui peuvent, à terme, altérer profondément la qualité de vie.

Qu’elle soit transitoire ou installée, l’insomnie est souvent le reflet d’un déséquilibre entre le rythme biologique, les facteurs psychologiques, l’environnement et les habitudes de vie. Stress, anxiété, douleurs, troubles respiratoires du sommeil ou dérèglement du rythme circadien peuvent en être à l’origine. C’est pourquoi une approche globale, prenant en compte l’ensemble du contexte de vie et de santé, est essentielle.

Reconnaître la forme d’insomnie dont on souffre constitue une première étape déterminante vers une prise en charge adaptée. Un sommeil de mauvaise qualité n’est jamais anodin : lorsqu’il devient chronique, il peut impacter la vigilance, l’humeur, la santé mentale et le fonctionnement quotidien. Heureusement, des solutions existent, à condition de ne pas rester seul face aux troubles et de s’appuyer sur un accompagnement approprié.

 

Si les difficultés de sommeil persistent plusieurs semaines ou affectent votre fonctionnement quotidien, il est recommandé d’en parler à votre médecin afin d’en identifier la cause et d’envisager une prise en charge adaptée.