Journée Mondiale de la Maladie de Parkinson

Chaque année, le 11 avril est consacré à la Journée Mondiale de la Maladie de Parkinson, une occasion de sensibiliser le public à cette affection neurologique progressive et de montrer un soutien sans faille à ceux qui vivent avec la maladie. Cette journée internationale vise à accroître la compréhension de la maladie, à promouvoir la recherche et à encourager une solidarité mondiale dans la lutte contre la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative chronique du système nerveux central qui affecte principalement le mouvement. Elle doit son nom au médecin britannique James Parkinson, qui a décrit les symptômes caractéristiques de la maladie en 1817. La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer.

Les symptômes de la maladie de Parkinson

Ils peuvent varier d’une personne à l’autre et évoluer au fil du temps. Les symptômes classiques comprennent des tremblements au repos, une raideur musculaire, de la bradykinésie (lenteur des mouvements), une instabilité posturale (difficulté à maintenir l’équilibre), des changements dans l’expression faciale, des difficultés à coordonner les mouvements fins.

En plus de ces symptômes moteurs, la maladie de Parkinson peut également entraîner des symptômes non moteurs tels que des problèmes de sommeil, des troubles de l’humeur, une diminution de la mémoire et de la concentration.

Bien que la maladie soit souvent associée au vieillissement, elle peut également toucher des personnes plus jeunes.

Les causes de la maladie de Parkinson

La cause exacte de la maladie de Parkinson n’est pas entièrement comprise, mais on pense qu’elle résulte d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Des mutations génétiques spécifiques ont été associées à un risque accru de développer la maladie, bien que la plupart des cas soient sporadiques, sans antécédents familiaux évidents. La maladie de Parkinson peut toucher des personnes de tous âges, bien que son incidence augmente avec l’âge. Cependant, elle est plus fréquente chez les personnes de plus de 60 ans. En général, la maladie est rare chez les personnes de moins de 40 ans, mais elle peut survenir à un âge plus précoce, et on parle alors de Parkinson juvénile. Certains facteurs peuvent accroître le risque de développer la maladie de Parkinson, notamment l’âge, les antécédents familiaux, les facteurs génétiques, les exposition environnementales à certaines toxines, comme des herbicides ou pesticides, ont été suggérées comme des facteurs de risque potentiels, bien que cela soit encore l’objet de recherches.

Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé en cas de symptômes ou de préoccupations liés à la maladie de Parkinson. Un diagnostic précoce et une prise en charge appropriée peuvent aider à améliorer la qualité de vie des personnes touchées par cette maladie.

Le diagnostic de la maladie de Parkinson

Le diagnostic de la maladie de Parkinson est principalement clinique et repose sur l’évaluation des symptômes par un neurologue. Il n’existe actuellement aucun test spécifique permettant de diagnostiquer la maladie de Parkinson de manière définitive, mais le processus comprend généralement les étapes suivantes :

  • Examen clinique : Le professionnel de la santé recueille des antécédents médicaux complets, y compris des informations sur les symptômes actuels et passés, les antécédents familiaux et les médicaments pris. Un examen neurologique approfondi est effectué pour évaluer la présence de tremblements, de raideur musculaire, de lenteur des mouvements (bradykinésie), et d’autres signes caractéristiques de la maladie de Parkinson.
  • Critères diagnostiques : Le professionnel de la santé peut se baser sur les critères diagnostiques établis par des organisations médicales, tels que les critères diagnostiques du groupe de travail du mouvement de la maladie de Parkinson de la Société de neurologie.
  • Tests de scintigraphie cérébrale : Certains tests d’imagerie, tels que la scintigraphie cérébrale (scintigraphie au DATscan), peuvent être utilisés pour évaluer la fonction des cellules nerveuses qui produisent de la dopamine dans le cerveau. Cependant, ces tests sont souvent utilisés pour exclure d’autres conditions.
  • Évolution des symptômes : La maladie de Parkinson est une maladie progressive, et l’évolution des symptômes au fil du temps peut également contribuer au diagnostic.

Exclusion d’autres causes : Il est important d’exclure d’autres causes potentielles de symptômes similaires, telles que des troubles métaboliques, des infections ou d’autres maladies neurologiques. 

Le traitement de la maladie de Parkinson

Chaque personne atteinte de la maladie de Parkinson est unique, et la prise en charge doit être adaptée individuellement. Il est crucial de travailler en étroite collaboration avec une équipe de professionnels de la santé, y compris des neurologues, des thérapeutes et des spécialistes, pour élaborer un plan de prise en charge personnalisé. Une approche holistique qui prend en compte les aspects physiques, émotionnels et sociaux est essentielle pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Bien que la maladie de Parkinson ne puisse pas être guérie, il existe des traitements visant à atténuer les symptômes et à améliorer la qualité de vie des patients.

Les médicaments sont souvent prescrits pour augmenter les niveaux de dopamine dans le cerveau ou imiter son action. Ils peuvent aider à atténuer les symptômes moteurs tels que la rigidité musculaire, les tremblements et la lenteur des mouvements.

La physiothérapie et l’ergothérapie peuvent être bénéfiques pour améliorer la mobilité, la coordination et la qualité de vie. Ces thérapies peuvent également aider à prévenir les chutes et à maintenir l’indépendance dans les activités quotidiennes.

La stimulation cérébrale profonde (SCP) est une intervention chirurgicale au cours de laquelle des électrodes sont implantées dans certaines parties du cerveau. Cette procédure peut aider à réduire les symptômes moteurs chez certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Certains patients peuvent bénéficier de séances d’orthophonie pour améliorer la déglutition, la communication et la gestion des troubles de la parole qui peuvent survenir dans le cadre de la maladie.

L’exercice régulier peut aider à maintenir la force musculaire, améliorer l’équilibre et réduire la rigidité. Les activités telles que la marche, la natation et le tai-chi sont souvent recommandées.

Une alimentation équilibrée peut contribuer à soutenir la santé globale et à atténuer certains symptômes. Certains patients peuvent rencontrer des problèmes de déglutition, et des modifications alimentaires peuvent être nécessaires.

Le soutien psychologique, que ce soit par le biais de la thérapie individuelle ou de groupes de soutien, peut aider à faire face au stress et à la gestion émotionnelle.

La recherche continue sur la maladie de Parkinson vise à développer de nouvelles thérapies, à mieux comprendre la maladie et à trouver des moyens de ralentir sa progression.

La recherche sur la maladie de Parkinson se poursuit pour comprendre ses mécanismes sous-jacents, développer de nouveaux traitements et, éventuellement, trouver des moyens de prévenir la maladie. La prise en charge de la maladie de Parkinson nécessite une approche multidisciplinaire impliquant des neurologues, des physiothérapeutes, des ergothérapeutes et d’autres professionnels de la santé.

Quel est le rôle du PSAD dans l’accompagnement des patients atteints de la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative chronique qui évolue dans le temps et impacte progressivement la motricité, l’autonomie et la qualité de vie. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) joue un rôle clé dans l’accompagnement global du patient, en lien étroit avec les équipes médicales.

Maintien à domicile et autonomie

Le PSAD contribue à :

  • favoriser le maintien à domicile dans des conditions sécurisées,
  • proposer du matériel médical adapté à l’évolution de la maladie (aides à la mobilité, lits médicalisés, dispositifs d’aide au lever),
  • adapter l’environnement pour limiter les risques de chute.

Accompagnement des troubles associés

La maladie de Parkinson peut s’accompagner de :

  • troubles respiratoires,
  • troubles du sommeil,
  • difficultés de déglutition ou de mobilité nocturne.

Le PSAD intervient pour :

  • mettre en place des dispositifs de respiration ou d’oxygénothérapie si nécessaire,
  • accompagner les troubles du sommeil (positionnement, confort, sécurité),
  • assurer un suivi régulier et personnalisé.

Soutien du patient et des aidants

Au-delà du matériel, le PSAD :

  • apporte une écoute et un soutien moral,
  • forme et accompagne les aidants dans les gestes du quotidien,
  • adapte la prise en charge à chaque étape de la maladie.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ - La maladie de Parkinson

Qu’est-ce que la Journée mondiale de Parkinson ?

Elle est célébrée chaque année le 11 avril, date anniversaire de la naissance de James Parkinson, afin de sensibiliser le public, lutter contre les idées reçues et soutenir les patients et leurs proches.

La maladie de Parkinson touche-t-elle uniquement les personnes âgées ?

Non. Même si elle est plus fréquente après 60 ans, elle peut aussi toucher des personnes plus jeunes, on parle alors de Parkinson précoce.

Quels sont les principaux symptômes ?

  • tremblements au repos,
  • lenteur des mouvements (akinésie),
  • rigidité musculaire,
  • troubles de l’équilibre,
  • mais aussi fatigue, troubles du sommeil, anxiété ou dépression.

Peut-on bien vivre avec la maladie de Parkinson ?

Oui. Une prise en charge précoce et multidisciplinaire permet d’améliorer significativement la qualité de vie et de préserver l’autonomie le plus longtemps possible.

Quel est le rôle de l’entourage ?

Essentiel. Les aidants jouent un rôle central dans le quotidien du patient et doivent eux aussi être accompagnés et soutenus.

Conclusion

La Journée mondiale de la maladie de Parkinson est l’occasion de rappeler que cette pathologie ne se résume pas aux tremblements, mais impacte profondément la vie quotidienne des patients et de leurs proches.

Grâce à un accompagnement personnalisé, le PSAD s’inscrit comme un acteur clé du parcours de soins, en favorisant le maintien à domicile, la sécurité et le confort des patients. Sensibiliser, informer et accompagner sont essentiels pour mieux vivre avec Parkinson, aujourd’hui et demain.

Le lien sous-estimé entre les personnes menstruées et les troubles du sommeil

Dans une nouvelle étude anglaise publiée par des scientifiques de l’université d’East Anglia, les personnes menstruées présenteraient un risque accru de troubles du sommeil et de l’humeur attribués en partie aux oscillations mensuelles des hormones sexuelles. Et oui, car les troubles du sommeil affectent des millions de personnes à travers le monde, mais un aspect souvent négligé de cette problématique concerne les personnes menstruées. Bien que les menstruations soient souvent associées à des symptômes physiques tels que les crampes et les sautes d’humeur, leur impact sur le sommeil est moins souvent discuté. Pourtant, de nombreuses études révèlent un lien étroit entre le cycle menstruel et les perturbations du sommeil.

Pendant la période menstruelle, de nombreuses personnes rapportent des difficultés à s’endormir, des réveils fréquents pendant la nuit et une sensation de fatigue persistante pendant la journée. Ces symptômes peuvent être attribués à une série de facteurs liés aux fluctuations hormonales qui se produisent tout au long du cycle menstruel.

Au début du cycle, les niveaux d’œstrogène augmentent, ce qui peut avoir un effet stimulant sur le cerveau, rendant le sommeil plus difficile à induire. Ensuite, juste avant et pendant la menstruation, les niveaux d’œstrogène chutent brusquement tandis que les niveaux de progestérone augmentent. Cette fluctuation hormonale peut contribuer à l’insomnie, à l’anxiété et à la sensibilité à la douleur.

De plus, les symptômes physiques associés aux menstruations, tels que les crampes, les maux de dos et les maux de tête, peuvent également perturber le sommeil et rendre difficile l’obtention d’un repos réparateur.

Pourtant, malgré l’ampleur de ce problème, les troubles du sommeil liés aux menstruations restent largement sous-diagnostiqués et sous-traités. Trop souvent, les personnes menstruées souffrent en silence, sans chercher d’aide médicale pour leurs problèmes de sommeil.

Il est donc impératif que les professionnels de la santé prennent davantage en compte les besoins spécifiques des personnes menstruées en matière de sommeil. Des interventions ciblées, telles que la gestion du stress, l’exercice régulier et l’utilisation de techniques de relaxation, peuvent aider à atténuer les symptômes et à améliorer la qualité du sommeil.

De plus, une sensibilisation accrue aux troubles du sommeil liés aux menstruations est nécessaire pour que les personnes concernées puissent obtenir le soutien et les ressources dont elles ont besoin pour mieux gérer cette facette souvent négligée de leur santé. En reconnaissant et en abordant ces problèmes, nous pouvons contribuer à promouvoir le bien-être global des personnes menstruées et à améliorer leur qualité de vie.

Quel est le rôle du PSAD face aux troubles du sommeil chez les personnes menstruées ?

Les troubles du sommeil chez les personnes menstruées sont souvent liés aux fluctuations hormonales, aux douleurs, aux troubles de l’humeur ou à certaines pathologies gynécologiques. Pourtant, ces troubles restent encore peu reconnus et insuffisamment pris en charge. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) peut jouer un rôle complémentaire essentiel dans l’accompagnement à domicile.

Accompagnement des troubles respiratoires du sommeil

Les variations hormonales (œstrogènes, progestérone) influencent la respiration nocturne et peuvent :

  • aggraver un syndrome d’apnées du sommeil,
  • favoriser des micro-réveils et un sommeil fragmenté.

Le PSAD intervient pour :

  • mettre en place et suivre un traitement par PPC ou oxygénothérapie lorsqu’indiqué,
  • adapter le matériel aux besoins spécifiques (confort, tolérance, fatigue accrue),
  • accompagner l’observance dans des périodes sensibles du cycle.

Prise en compte des douleurs et de l’inconfort nocturne

Règles douloureuses, endométriose, syndrome prémenstruel ou troubles digestifs peuvent perturber l’endormissement et la continuité du sommeil.
Le PSAD peut proposer :

  • des solutions de positionnement et de confort,
  • du matériel favorisant un sommeil réparateur malgré la douleur,
  • des conseils pratiques pour sécuriser les nuits difficiles.

Écoute, pédagogie et coordination

Le PSAD joue aussi un rôle humain essentiel :

  • écouter sans minimiser les symptômes,
  • aider à mettre des mots sur des troubles souvent banalisés,
  • orienter vers le médecin en cas de signes évocateurs d’un trouble du sommeil nécessitant un bilan.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Sommeil et cycle menstruel

Les troubles du sommeil pendant les règles sont-ils normaux ?

Ils sont fréquents, mais ne doivent pas être considérés comme normaux ou inévitables. Des douleurs importantes, une insomnie persistante ou une fatigue extrême doivent être prises au sérieux.

Pourquoi dort-on moins bien avant ou pendant les règles ?

La chute de la progestérone et les variations des œstrogènes influencent :

  • la température corporelle,
  • l’humeur,
  • la sensibilité à la douleur,
    ce qui peut perturber l’endormissement et le sommeil profond.

Les troubles du sommeil peuvent-ils s’aggraver à certaines périodes de la vie ?

Oui, notamment :

  • à la puberté,
  • après un accouchement,
  • en péri-ménopause et ménopause,
    où les déséquilibres hormonaux sont plus marqués.

Existe-t-il un lien avec l’apnée du sommeil ?

Oui. Les hormones féminines ont un effet protecteur respiratoire, et leur diminution peut augmenter le risque ou révéler une apnée du sommeil, souvent sous-diagnostiquée.

Quand consulter ?

En cas de :

  • fatigue persistante,
  • réveils nocturnes fréquents,
  • somnolence diurne,
  • douleurs nocturnes invalidantes.

Conclusion

Le lien entre personnes menstruées et troubles du sommeil reste encore largement sous-estimé, souvent banalisé ou invisibilisé. Pourtant, un sommeil de mauvaise qualité peut impacter la santé physique, mentale et la qualité de vie au quotidien.

En complément du suivi médical, le PSAD a un rôle clé à jouer dans la reconnaissance de ces troubles, l’accompagnement à domicile et l’amélioration du confort nocturne. Parler du sommeil au féminin, c’est aussi faire avancer une prise en charge plus juste, plus inclusive et plus humaine.

Le changement d’heure : un impact sur le sommeil ?

Depuis des décennies, le changement d’heure suscite un débat passionné entre partisans et détracteurs. Mais au-delà des arguments économiques et environnementaux, une question cruciale demeure largement sous-évaluée : son impact sur notre sommeil. Alors que nous nous apprêtons à avancer nos horloges d’une heure dans de nombreux pays, il est essentiel d’examiner de plus près les implications de cette pratique sur notre bien-être physique et mental.

L'histoire du changement d'heure

Le concept du changement d’heure, bien qu’il puisse sembler moderne, a en fait des racines historiques profondes, remontant à plusieurs siècles. Les premières idées de changement d’heure apparaissent au XVIIIe siècle, notamment avec l’intention de maximiser l’utilisation de la lumière naturelle pendant les longues journées d’été. Benjamin Franklin, diplomate et inventeur américain, aurait été l’un des premiers à suggérer l’idée de changer l’heure pour économiser des bougies en 1784. Au cours du XIXe siècle, quelques expériences sporadiques de changement d’heure ont été tentées dans différentes parties du monde. Cependant, ces initiatives n’ont pas encore été standardisées et n’ont pas suscité un intérêt généralisé. Le changement d’heure est devenu plus systématique au XXe siècle, principalement pour des raisons économiques et de guerre. Pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont mis en place le changement d’heure pour économiser l’énergie en prolongeant la lumière du jour pendant les mois d’été.

L'entre-deux guerres : l'instauration officielle du changement d'heure

Après la guerre, de nombreux pays ont abandonné le changement d’heure, mais certains l’ont maintenu de manière permanente. Cependant, avec l’approche de la Seconde Guerre mondiale, de nouvelles mesures ont été prises pour économiser l’énergie. En 1940, l’Allemagne nazie a instauré une heure d’été (heure d’avance) pour économiser le carburant nécessaire à l’éclairage. D’autres pays, tels que les États-Unis, ont également adopté le changement d’heure à cette époque. Après la guerre, de nombreux pays ont continué à pratiquer le changement d’heure de manière saisonnière, bien que les raisons initiales liées à l’économie d’énergie aient évolué. Les arguments en faveur du changement d’heure se sont diversifiés pour inclure des considérations telles que la sécurité routière et le bien-être. Au fil des décennies, le changement d’heure a été sujet à des débats croissants. Certains pays ont décidé d’abolir cette pratique, invoquant des préoccupations liées à la santé, au bien-être et à l’impact sur les activités quotidiennes. D’autres ont choisi de maintenir le changement d’heure, arguant de ses avantages économiques et sociaux.

Le changement d'heure : quel impact sur notre sommeil ?

À l’heure où les discussions sur le bien-être mental et la santé globale prennent de l’ampleur, il est crucial d’examiner attentivement l’impact du changement d’heure sur notre sommeil. Le changement d’heure, qu’il s’agisse de passer à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver, peut perturber nos habitudes de sommeil et notre rythme quotidien. Le passage à l’heure d’été, célébré par beaucoup pour ses soirées plus longues et son énergie renouvelée, n’est pas sans conséquence pour notre rythme circadien. Selon les experts en médecine du sommeil, même une simple heure de décalage peut perturber nos horloges biologiques internes, entraînant des troubles du sommeil et une fatigue persistante. Les effets de ce changement sont loin d’être anecdotiques : ils peuvent affecter la concentration, la productivité et même la santé mentale à long terme. D’autre part, le passage à l’heure d’hiver, avec son retour à des matinées plus lumineuses, semble apporter un soulagement pour certains. Cependant, cette transition n’est pas sans son propre lot de défis. Le déclin précoce de la lumière du jour peut entraîner une sensation de déprime saisonnière pour certains individus, perturbant ainsi leur équilibre émotionnel et leur qualité de sommeil. Pourtant, malgré ces inquiétudes, le changement d’heure reste une pratique enracinée dans de nombreux pays. Certains soutiennent qu’il économise de l’énergie en prolongeant les heures d’ensoleillement utiles, tandis que d’autres soulignent son rôle dans la réduction des émissions de carbone.

Comment bien gérer le changement d’heure ?

Avec une approche proactive et quelques ajustements simples, il est possible de minimiser les effets négatifs de cette transition sur notre bien-être. Ajuster son horaire de sommeil quelques jours avant le changement d’heure et décaler progressivement l’heure du coucher et du réveil de 15 à 30 minutes chaque jour permettra à son corps de s’adapter progressivement au nouvel horaire. 

Pendant la journée, passer du temps à l’extérieur pour s’exposer à la lumière naturelle peut aider à réguler l’horloge biologique et à faciliter l’adaptation au nouvel horaire de sommeil. Se créer un environnement de sommeil propice à la relaxation, tout en évitant les écrans lumineux avant le coucher, et s’assurer que sa chambre est calme, sombre et confortable favorisera également un sommeil réparateur. Tout comme limiter de consommer des stimulants comme la caféine et l’alcool avant le coucher, car ils peuvent perturber le sommeil. Il est conseiller d’opter plutôt pour une alimentation saine et équilibrée, tout en s’assurant de rester  hydraté tout au long de la journée. Il est normal que le corps ait besoin de quelques jours pour s’adapter au changement d’heure, alors il faut être flexible et s’accorder le temps nécessaire pour s’ajuster.

L’adaptation peut prendre un certain temps, mais en restant cohérent et en prenant soin de soi,  retrouver rapidement un rythme de sommeil et de vie équilibré sera plus simple.

Quel est le rôle du PSAD face aux troubles du sommeil liés au changement d’heure ?

Le changement d’heure, qu’il soit d’été ou d’hiver, perturbe notre horloge biologique interne. Cette désynchronisation peut entraîner fatigue, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes ou somnolence diurne, en particulier chez les personnes fragiles ou atteintes de maladies chroniques. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) peut jouer un rôle clé dans l’accompagnement de ces périodes de transition.

Accompagnement des patients souffrant de troubles du sommeil

Chez certaines personnes, le changement d’heure peut :

  • aggraver une insomnie chronique,
  • déséquilibrer un traitement pour l’apnée du sommeil,
  • accentuer la fatigue chez les patients sous ventilation ou oxygénothérapie.

Le PSAD intervient pour :

  • vérifier la bonne observance des traitements nocturnes (PPC, ventilation),
  • rassurer et accompagner les patients durant cette phase d’adaptation,
  • adapter les conseils d’utilisation du matériel en fonction des nouveaux horaires de sommeil.

Prévention chez les publics à risque

Certaines populations sont plus sensibles au changement d’heure :

  • personnes âgées,
  • patients atteints de maladies chroniques,
  • enfants,
  • travailleurs en horaires décalés.

Le PSAD contribue à :

  • identifier les signes de déséquilibre du sommeil,
  • prévenir les risques de somnolence diurne et de chutes,
  • orienter vers le médecin si les troubles persistent.

Éducation et conseils personnalisés

Le PSAD a aussi un rôle d’éducation à l’hygiène du sommeil, en rappelant des conseils simples pour limiter l’impact du changement d’heure : exposition à la lumière, régularité des horaires, respect des traitements.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Changement d’heure et sommeil

Pourquoi le changement d’heure perturbe-t-il le sommeil ?

Parce qu’il modifie brutalement nos repères biologiques, notamment la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.

Combien de temps faut-il pour s’adapter ?

En général, 3 à 7 jours, mais cela peut être plus long chez les personnes sensibles ou déjà fatiguées.

Le passage à l’heure d’été est-il plus difficile ?

Oui. Perdre une heure de sommeil est souvent plus mal toléré que d’en gagner une, surtout chez les personnes ayant déjà des troubles du sommeil.

Peut-il aggraver une apnée du sommeil ?

Indirectement oui, en augmentant la fatigue et en perturbant les rythmes de sommeil, ce qui peut accentuer la somnolence diurne.

Quand faut-il consulter ?

Si les troubles du sommeil persistent au-delà de deux semaines, ou s’accompagnent d’une fatigue importante, de troubles de l’humeur ou de difficultés de concentration.

Conclusion

Le changement d’heure n’est pas anodin pour le sommeil. S’il est bien toléré par certains, il peut représenter un véritable défi pour d’autres, en particulier les personnes fragilisées ou souffrant déjà de troubles du sommeil.

Grâce à son rôle de proximité, le PSAD accompagne les patients pendant ces périodes de déséquilibre, en sécurisant les traitements à domicile et en apportant des conseils personnalisés. Mieux comprendre l’impact du changement d’heure, c’est aussi mieux anticiper pour préserver un sommeil de qualité et une meilleure santé globale.

L’allaitement maternel : ses bienfaits sur le sommeil de la mère et de l’enfant

L’allaitement maternel, souvent considéré comme un moment d’intimité entre une mère et son nouveau-né, offre bien plus que de la nutrition. Au-delà des avantages nutritionnels, l’allaitement, lorsqu’il peut être réalisé, joue un rôle essentiel dans le développement du lien affectif entre la mère et l’enfant tout en apportant des bienfaits significatifs sur le sommeil, tant pour la mère que pour le nourrisson.

Il est important de noter que les choix d’allaitement sont personnels, et chaque famille prend des décisions en fonction de divers facteurs. Les bénéfices de l’allaitement maternel à long terme dépendent de nombreux facteurs, y compris la durée, l’intensité et la qualité de l’allaitement. Qu’il s’agisse d’allaitement maternel, de l’utilisation de formules pour nourrissons, ou d’une combinaison des deux, l’essentiel est de prendre des décisions informées qui correspondent aux besoins physiques et émotionnels de la mère et de l’enfant.  

L’allaitement : un avantage nutritionnel pour le bébé

Conçue pour être facilement digestible par le système immunitaire immature du nouveau-né, la composition du lait maternelle permet une digestion plus lente par rapport aux formules pour nourrissons, ce qui contribue à maintenir des niveaux stables de glucose dans le sang. Cette digestion graduelle évite les fluctuations rapides du taux de sucre dans le sang, ce qui pourrait perturber le sommeil du nourrisson. Mais cela va au-delà de la simple nutrition. Les interactions physiques et émotionnelles entre la mère et le bébé pendant l’allaitement favorisent un sentiment de sécurité et de confort. Ces moments intimes déclenchent la libération d’ocytocine, connue sous le nom d’hormone de l’amour, qui contribue à renforcer le lien émotionnel entre la mère et l’enfant. Ce sentiment de sécurité peut jouer un rôle crucial dans l’apaisement du nourrisson, facilitant ainsi son endormissement.

Un sommeil régulé pour le nouveau-né

L’allaitement maternel contribue de manière significative à réguler le sommeil du nouveau-né, offrant des avantages essentiels pour son développement et sa croissance. Cette régulation du sommeil est liée à plusieurs aspects du lait maternel et des interactions mère-enfant. Le lait maternel est une substance dynamique qui s’adapte aux besoins spécifiques du nourrisson à mesure qu’il grandit. Il contient des protéines, des graisses, des sucres et d’autres composants essentiels qui jouent un rôle crucial dans la régulation du sommeil. La présence d’acides aminés tels que le tryptophane favorise la production de sérotonine et de mélatonine, des neurotransmetteurs qui jouent un rôle clé dans le cycle du sommeil. Les nouveau-nés ont des cycles de sommeil distincts caractérisés par des périodes de sommeil profond et de sommeil léger. L’allaitement maternel s’adapte naturellement à ces cycles, permettant au nourrisson de se nourrir lorsqu’il est plus alerte et de se calmer lorsqu’il est temps de se rendormir. Cela contribue à établir un rythme circadien régulier, favorisant une transition en douceur entre les phases d’éveil et de sommeil. En suivant le rythme circadien du nourrisson, ce lait contribue également à établir un cycle de sommeil régulier. Les bébés allaités ont tendance à être plus conscients de leur environnement et de leur propre rythme biologique. Cette conscience accrue favorise le développement d’un cycle de sommeil plus mature et stable.

L’allaitement : un avantage aussi pour la mère

La sécrétion d’hormones telles que l’ocytocine pendant l’allaitement favorise la détente chez la mère et l’enfant. L’ocytocine, souvent appelée l’hormone de l’amour, contribue à renforcer le lien émotionnel entre la mère et le bébé. Cette sensation de sérénité peut faciliter l’endormissement du nourrisson après une tétée.

L’allaitement maternel n’influence pas seulement le sommeil du nourrisson, mais il peut également avoir des bienfaits sur le sommeil de la mère. Les mères allaitantes ont souvent un sommeil plus léger, ce qui leur permet de réagir rapidement aux besoins de leur bébé pendant la nuit. Cependant, avec le temps, certaines mères développent des habitudes de sommeil plus efficaces et s’adaptent naturellement aux cycles de sommeil de leur enfant.

Les bénéfices de l’allaitement à long terme pour la santé

Les bienfaits de l’allaitement maternel sur le sommeil ne se limitent pas aux premiers mois de la vie. Le lait maternel contient des anticorps, des enzymes et des cellules immunitaires qui aident à renforcer le système immunitaire du nourrisson. Ces composants peuvent offrir une protection contre diverses infections et maladies, contribuant ainsi à une meilleure santé tout au long de la vie. Des études ont suggéré que l’allaitement maternel à long terme pourrait réduire le risque de développer certaines maladies chroniques plus tard dans la vie, notamment le diabète de type 2, l’obésité et les maladies cardiovasculaires. Des recherches indiquent que les enfants allaités à long terme pourraient bénéficier d’avantages cognitifs. Des liens ont été établis entre l’allaitement maternel prolongé et des scores plus élevés aux tests d’intelligence et de développement cognitif. L’allaitement maternel prolongé peut aider à réduire le risque de développement d’allergies et d’intolérances alimentaires chez l’enfant. Les anticorps présents dans le lait maternel contribuent à renforcer la tolérance du système immunitaire aux allergènes. L’allaitement maternel à long terme peut également avoir un impact positif sur la santé mentale de l’enfant. Certains chercheurs ont suggéré que les interactions affectives pendant l’allaitement contribuent au développement émotionnel et social de l’enfant. Les femmes qui pratiquent l’allaitement maternel prolongé ont également des bénéfices pour leur santé. Cela inclut une réduction du risque de cancer du sein et des ovaires, une récupération utérine plus rapide après l’accouchement, et une protection potentielle contre l’ostéoporose. L’allaitement maternel prolongé favorise un lien affectif fort entre la mère et l’enfant. Cette connexion émotionnelle peut avoir des avantages pour le bien-être émotionnel et psychologique à long terme de l’enfant.

Il est important de rappeler que le choix de l’allaitement est une décision personnelle et intime qui appartient à chaque mère. Il est influencé par une variété de facteurs, tels que les préférences individuelles, les besoins familiaux, les contraintes de la vie quotidienne et les circonstances médicales. Chaque femme a des expériences uniques et des perspectives différentes, ce qui rend son choix d’allaitement unique. La capacité et la volonté d’allaiter peuvent varier d’une personne à l’autre, et il est donc nécessaire de respecter chaque choix de chaque famille. Les mères peuvent choisir d’allaiter exclusivement, partiellement, ou de ne pas allaiter du tout, en fonction de ce qui fonctionne le mieux pour elles et leur bébé.

Quel est le rôle du PSAD dans l’accompagnement du sommeil des mères et des nourrissons allaités ?

L’allaitement maternel joue un rôle clé dans la qualité du sommeil du bébé et influence également le sommeil de la mère. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) intervient pour soutenir la mère, accompagner le nourrisson et sécuriser le suivi à domicile.

Accompagnement du sommeil du nourrisson

Le PSAD peut :

  • conseiller sur les positions de sommeil sécurisées pour le bébé,
  • aider à mettre en place des routines de sommeil adaptées à l’allaitement,
  • accompagner les parents pour gérer les réveils nocturnes fréquents.

Soutien à la mère

Le PSAD :

  • rassure la mère sur les cycles de sommeil fragmenté et l’importance de se reposer quand c’est possible,
  • informe sur la relation entre allaitement et hormones (prolactine, oxytocine) favorisant le sommeil,
  • aide à repérer les signes de fatigue excessive ou de stress pouvant impacter la santé maternelle.

Coordination et conseils pratiques

Le PSAD travaille avec le pédiatre, la sage-femme et le médecin traitant pour :

  • transmettre les observations sur le sommeil et l’alimentation,
  • adapter les conseils en fonction de l’âge du bébé et de l’état de santé de la mère,
  • proposer des solutions pour améliorer la qualité de vie à domicile.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Allaitement et sommeil

L’allaitement favorise-t-il le sommeil du bébé ?

Oui. Le lait maternel contient des hormones qui favorisent le sommeil (comme la mélatonine le soir) et aide à instaurer des rythmes circadiens dès les premières semaines.

Et le sommeil de la mère ?

L’allaitement nocturne peut fragmenter le sommeil, mais il stimule la production d’ocytocine, qui favorise la détente et la récupération. Des routines adaptées peuvent aider la mère à mieux dormir malgré les réveils nocturnes.

L’allaitement prolongé affecte-t-il le sommeil ?

Pas nécessairement. Avec de bonnes habitudes et un soutien familial ou professionnel, le sommeil peut rester réparateur pour la mère et l’enfant.

Quels conseils pour mieux dormir pendant l’allaitement ?

  • mettre en place un coin sommeil sûr et pratique,
  • se reposer dès que le bébé dort,
  • alterner les tétées ou utiliser le lait exprimé pour permettre des nuits plus longues,
  • demander de l’aide pour les tâches quotidiennes.

Quand demander un accompagnement ?

  • si la fatigue est excessive ou persistante,
  • si le bébé a des difficultés à s’endormir ou à rester endormi,
  • si la mère souffre de troubles du sommeil ou de stress important.

Conclusion

L’allaitement maternel est un allié précieux pour le sommeil et le bien-être de la mère et de l’enfant. Il favorise l’instauration de rythmes naturels et apporte des bénéfices hormonaux qui soutiennent la récupération nocturne.

Le PSAD accompagne les familles à domicile, en apportant conseils, sécurité et soutien pratique pour optimiser le sommeil, sécuriser les tétées nocturnes et préserver la santé maternelle et infantile. Grâce à cet accompagnement, la mère et le bébé peuvent bénéficier d’un sommeil plus réparateur et d’une meilleure qualité de vie dès les premières semaines.

Le lien intime entre le sex et le sommeil

Le sommeil et la sexualité sont deux aspects fondamentaux de la vie humaine, chacun jouant un rôle crucial dans le bien-être physique et émotionnel. Une relation étroite entre le sexe et le sommeil a été observée, mettant en lumière les bienfaits de l’intimité pour une nuit de repos réparatrice.

Le rôle du sommeil et de l’intimité sexuelle dans le maintien d’une santé optimale est un sujet de plus en plus étudié. Des recherches récentes suggèrent un lien intriguant entre l’activité sexuelle et la qualité du sommeil.

Le sex : un antistress pour passer de belles nuits

Le sex est connu pour réduire le stress et l’anxiété en favorisant la libération d’endorphines et en diminuant les niveaux de cortisol, l’hormone du stress. Des niveaux plus bas de stress peuvent conduire à une transition plus fluide vers le sommeil. La pratique d’une activité sexuelle entraîne donc la libération d’ocytocine, souvent appelée « hormone de l’amour », et d’endorphines, qui agissent comme des analgésiques naturels. Une recherche publiée dans le Journal of Sexual Medicine indique que l’ocytocine favorise un sentiment de calme et peut jouer un rôle dans la régulation du sommeil. De quoi favoriser donc la détente et pouvant induire une sensation de bien-être propice à l’endormissement. Une étude de l’Université de Michigan a de son côté révélé que le sex peut influencer la durée du sommeil paradoxal (REM), une phase cruciale du sommeil associée à la régulation des émotions et à la consolidation de la mémoire. Les participants de l’étude ont montré une augmentation significative du sommeil REM après une activité sexuelle. Le sommeil REM est crucial pour la consolidation de la mémoire et la régulation des émotions.

Le sex : un véritable stimulateur de production de mélatonine

Certaines études suggèrent que l’activité sexuelle peut stimuler la production de mélatonine, une hormone essentielle à la régulation du cycle veille-sommeil. Une augmentation de la mélatonine peut contribuer à une meilleure qualité de sommeil. C’est ce qui s’est passé notamment du côté des chercheurs de l’Université de Sao Paulo, qui ont découvert que les niveaux de mélatonine augmentent après l’orgasme, ce qui peut favoriser un endormissement plus rapide.

L’intimité physique renforce les liens émotionnels entre les partenaires. Un sentiment de connexion et de sécurité émotionnelle peut favoriser un environnement propice au sommeil.

Plus de sex, plus de sommeil !

Il semblerait que les individus qui ont des relations sexuelles régulières tendent à dormir plus longtemps. Le sex peut être considéré comme une activité physique bénéfique qui peut contribuer à une sensation de fatigue physique, favorisant ainsi une transition naturelle vers le sommeil. Des recherches menées par l’Université de Chicago ont indiqué que les individus qui ont des relations sexuelles régulières tendent à dormir plus longtemps. L’activité sexuelle peut être considérée comme une forme d’activité physique bénéfique, entraînant une fatigue physique propice à une transition naturelle vers le sommeil. Alors que le sex peut certainement contribuer à une nuit de sommeil apaisante, il est crucial de noter que chaque personne est unique, et que d’autres facteurs tels que la communication, le confort, et le respect mutuel dans la relation jouent également un rôle essentiel. Considérer également d’autres aspects de la santé physique et émotionnelle pour maintenir un bien-être global est la clé qui réside dans l’équilibre et la compréhension des besoins individuels au sein d’une relation intime.

Quel est le rôle du PSAD dans l’accompagnement des troubles du sommeil liés à la sexualité ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) intervient surtout auprès des personnes ayant des troubles respiratoires ou chroniques, qui peuvent influencer la qualité du sommeil et indirectement la vie sexuelle.

Suivi du sommeil et optimisation de la récupération

Le PSAD peut :

  • repérer des signes de fatigue excessive ou de sommeil fragmenté,
  • surveiller les patients sous traitement (PPC, oxygénothérapie) pour que le sommeil soit réparateur,
  • transmettre les observations au médecin pour ajuster le traitement et réduire les impacts sur la vie intime.

Conseils pratiques et accompagnement

Le PSAD aide à :

  • optimiser l’environnement et les routines de sommeil,
  • gérer les troubles respiratoires ou du sommeil qui perturbent les relations intimes,
  • accompagner l’observance des traitements médicaux, garantissant un sommeil suffisant pour la récupération et le bien-être global.

Coordination avec l’équipe médicale

En lien avec le médecin ou le sexologue si nécessaire, le PSAD :

  • partage les informations pertinentes sur le sommeil et la fatigue,
  • alerte sur l’impact potentiel de certains traitements sur la libido ou la récupération nocturne,
  • contribue à une prise en charge globale centrée sur le confort, la sécurité et le bien-être du patient.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ - Sex et sommeil

Le sexe favorise-t-il le sommeil ?

Oui. L’orgasme entraîne la libération d’hormones comme l’ocytocine et la prolactine, qui favorisent détente et endormissement.

Le sommeil influence-t-il la libido ?

Absolument. Le manque de sommeil ou le sommeil de mauvaise qualité peut réduire la libido et la performance sexuelle, ainsi que la satisfaction globale.

Les troubles du sommeil affectent-ils les relations intimes ?

Oui. Insomnie, apnée du sommeil ou fatigue chronique peuvent réduire l’envie sexuelle, affecter l’humeur et la spontanéité.

Peut-on améliorer la vie sexuelle en améliorant le sommeil ?

Oui. Un sommeil régulier, suffisant et réparateur améliore la vitalité, l’humeur et la libido, favorisant des relations plus satisfaisantes.

Quand consulter un spécialiste ?

  • si les troubles du sommeil persistent malgré les mesures d’hygiène du sommeil,
  • si la fatigue impacte durablement la vie sexuelle ou relationnelle,
  • ou si des symptômes médicaux (apnée, douleurs, troubles hormonaux) apparaissent.

Conclusion

Le lien entre sexe et sommeil est étroit et bidirectionnel : un sommeil de qualité favorise une vie intime épanouie, et une activité sexuelle régulière peut améliorer l’endormissement et la récupération nocturne.

Le PSAD joue un rôle indirect mais essentiel, en veillant à ce que le sommeil des patients soit réparateur, sécurisé et compatible avec leur vie quotidienne. Grâce à un suivi personnalisé et à l’optimisation des traitements, il contribue à préserver le bien-être physique, émotionnel et intime.

L’Activité Physique Adaptée : un atout pour la santé

Les troubles respiratoires, tels que l’asthme, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et d’autres affections pulmonaires, représentent un défi majeur pour la qualité de vie des patients. Bien que le repos soit souvent préconisé, des études récentes démontrent l’importance vitale de l’Activité Physique Adaptée (APA) dans la gestion de ces troubles. Cette approche offre des avantages considérables pour la fonction pulmonaire, la santé générale et le bien-être psychologique des patients.

La marche, le vélo, la natation… des disciplines agréables qui ont un réel impact positif sur la santé, et notamment pour des patients atteints de troubles respiratoires. Néanmoins, ici nous allons parler d’Activité Physique Adaptée et non de sport. Mais alors qu’elle est réellement la différence ?

Le sport va se traduire par un effort physique où le sportif souhaite aller au plus loin de ses performances, il y a donc un dépassement de soi, pouvant aller parfois jusqu’à la blessure.

L’APA de son côté se définie comme une pratique de mouvements corporels dans le cadre notamment d’exercices programmés par un professionnel. Il s’agit donc plutôt de permettre aux sujets concernés de les motiver et les inviter à sortir de la sédentarité en choisissant un exercice physique adapté… Un acte indéniable en vue de préserver leur santé : « Les patients atteints d’un trouble respiratoire ont de réels bénéfices grâce à cela», précise le Dr William Heurtaux, Pneumologue et Médecin du Sport. De quoi encourager les principaux concernés.

Les différents niveaux de l’Activité Physique Adaptée

Dans un premier temps, il y a l’activité sédentaire. C’est lorsque le patient dépense le moins d’énergie, lorsqu’il se redresse de son lit par exemple. Il existe également l’APA quotidienne, comme le ménage, le jardinage, les courses, le travail physique, vélo, marche, escaliers, l’APA de transports en commun, l’APA de loisir puis l’APA sportive, supplémentaire. Et c’est cette APA supplémentaire qui est prescrite pour avoir un réel effet bénéfique sur la santé : « Faire 150 minutes d’activités physique par semaine, d’intensité légère à modérée, c’est efficace pour la santé », insiste le Dr William Heurtaux. Sous la supervision d’un professionnel de la santé, adopter cette APA peut jouer un rôle clé dans l’amélioration de la fonction pulmonaire des patients atteints de troubles respiratoires. Des exercices spécifiques, tels que la respiration contrôlée et l’aérobie légère, renforcent les muscles respiratoires, augmentent la capacité pulmonaire et favorisent une meilleure oxygénation du corps. « Il est important de planifier leurs séances d’exercice en fonction de leurs capacités physiques. Commencer lentement et progresser graduellement peut aider à éviter les complications », ajoute le médecin.

L’exercice physique et la santé : une histoire qui ne date pas d’hier

« Déjà dans les écrits d’Hippocrate on parlait d’activité physique ! Ça montre à quel point il s’agit de quelque chose d’encré ! », raconte le Pneumologue. Et en effet, à cette époque, le manque d’activité physique était préjudiciable pour la santé. Au XVIIIe siècle, le médecin Ramazzini note que les messagers qui se déplacent en courant ont moins de problèmes de santé que les travailleurs sédentaires. Peu de temps après, en 1885, le Physiologiste et Médecin lillois, Edmond Desbonnet invente l’exercice physique et crée sa méthode. Elle englobe la culture physique et gymnastique des organes. La beauté et l’harmonie du corps humain sont les buts à atteindre. En 1909, il accentue son idée en incitant les femmes à la pratique alors que les autorités sont contre. Il déclarera même : « Les exercices de notre méthode sont spécialement destinés aux femmes et aux jeunes filles ». A la suite de quoi est démontré que l’évolution de l’homme et les progrès de la santé ont fait augmenter l’espérance de vie. Depuis la crise sanitaire et le confinement mondial de 2020, le constat du manque d’activité physique des populations devient un problème de santé publique. En effet, l’obésité est en hausse, l’espérance de vie en bonne santé est en baisse et les troubles psychiques telles que les dépressions explosent. Alors forcément, William Heurtaux sensibilise davantage : « En intégrant des exercices réguliers dans la prise en charge globale de ces affections, on peut améliorer la fonction pulmonaire, renforcer le système immunitaire, réduire le stress et promouvoir un mode de vie actif ».

L’activité physique adaptée : du positif de la tête aux pieds

Cette approche proactive offre une lueur d’espoir aux patients en les aidant à reprendre le contrôle de leur santé respiratoire et à mener une vie plus épanouissante. C’est le cas de Christian, 69 ans. Cet ancien professeur de sport a été diagnostiqué d’un cancer en mars 2023. Après quelques séances de chimiothérapies épuisantes, son oncologue lui prescrit de l’immunothérapie. Un moyen de continuer à combattre le cancer tout en ayant des effets secondaires beaucoup moins féroces. Plus en forme qu’au début du traitement, il décide de suivre le conseil de son médecin qui lui prescrit de l’APA. Pour cet ancien sportif, c’est une bénédiction : « J’ai toujours été actif, alors, forcément me retrouver grabataire ça a été insupportable pour moi, raconte-t-il, lorsque j’ai fait ma première séance ça n’a pas été évident. Mais toute l’équipe m’a bien accompagnée. Il fallait se remettre dedans, je l’ai fait à mon rythme et maintenant celui va faire six mois que je me bouge ! », plaisante le retraité. Motivé, il fait désormais ses séances seul, chez lui, devant sa compagne qui l’encourage quotidiennement. « Ça me fait plaisir de le voir ainsi, on sent que cette activité physique adaptée lui fait du bien aussi au moral », avoue-t-elle fièrement. Christian reconnait qu’il est beaucoup moins essoufflé depuis qu’il s’y est remis. Avant il lui était quasiment impossible de monter les escaliers, maintenant il prend plaisir à faire le tour du pâté de maisons dans son village du sud de la France. Une petite victoire qui lui donne envie d’aller encore plus loin.

Prescrire l’APA pour motiver les patients

Pour le Dr Heurtaux, l’Activité Physique Adaptée doit être prescrite et non simplement proposée. « Comme l’oxygénothérapie, l’APA c’est un traitement », affirme-t-il. Un moyen d’inciter le patient à réaliser ses séances dans les meilleures conditions. « J’ai créé une ordonnance dédiée à l’APA », avoue fièrement le médecin. Un document précieux dans lequel le patient va retrouver l’intensité prescrite exprimée soit en watts, soit en termes de fréquence cardiaque, mais aussi le détail de la séance d’entraînement qui se décompose en quatre temps :

  • 1er temps (T1) : échauffement 3 à 5 minutes
  • 2ème temps (T2) : montée en puissance jusqu’à l’intensité cible 3 à 5 minutes
  • 3ème temps (T3) maintien de l’activité physique à l’intensité cible 10, 30 à 45 minutes
  • 4ème temps (T4) récupération active 5 à 10 minutes

Les étirements sont fortement conseillés juste après l’échauffement ou en fin de séance après la récupération active.

Le Pneumologue conseille de réaliser cinq séances d’entraînement par semaine à une intensité modérée, ou alors trois séances d’entraînement par semaine à une intensité élevée. La durée initiale du stage doit être de 12 semaines afin de garantir les effets souhaités. « J’en profite pour proposer à mes patients de faire un peu de relaxation ou de yoga en complément. C’est très bénéfique pour récupérer et se détendre », ajoute William Heurtaux. Convaincu par l’efficacité de prescrire de l’APA aux patients, le médecin incite également ses confrères médecins à se pencher davantage sur la prescription d’APA car pour lui : « L’Activité physique ça change la vie, ça prolonge la vie et ça ne coûte rien ! »

Le métier d'Enseignant en Activité Physique Adaptée

Concevoir, mettre en œuvre et évaluer des programmes d’activités physiques spécifiques pour des populations ayant des besoins particuliers, voilà quelques exemples de ce que sont les missions de Romain Charbonnel, Enseignant en Activité Physique Adaptée. Un métier passion qui l’anime depuis plusieurs années : « L’objectif est de faire du bien aux  personnes souffrant de maladies chroniques, de handicaps physiques ou mentaux, ainsi que les personnes âgées. Bouger un petit peu tous les jours ne peut que leur faire du bien », reconnait ce dernier.

L’enseignant en APA joue un rôle crucial dans l’amélioration de la santé, du bien-être et de la qualité de vie de ces individus en adaptant les exercices à leurs capacités et en veillant à leur sécurité. Il collabore souvent avec des professionnels de la santé pour élaborer des programmes personnalisés et participe activement à la rééducation, à la prévention des rechutes et à la promotion d’un mode de vie actif. 

E-Mouv : un protocole made in SOS Oxygène

Le protocole E-mouv, développé et mis en place par l’entreprise SOS Oxygène, représente une avancée majeure dans la prise en charge des patients nécessitant une assistance respiratoire. Ce dernier se distingue par ses programmes personnalisés d’Activité Physique Adaptée (APA), conçus spécifiquement pour améliorer la capacité respiratoire, la condition physique générale et la qualité de vie des patients. Ces programmes sont élaborés en collaboration avec une équipe pluridisciplinaire composée de professionnels de santé qualifiés, tels que le Dr William Heurtaux, Médecin Pneumologue et du Sport. Chaque programme est ajusté en fonction des besoins individuels des patients, tenant compte de leurs capacités et de leurs objectifs de santé.

Delphine Delample, à l’initiative de ce projet, témoigne : « Le protocole E-mouv est né de la volonté de répondre de manière innovante et efficace aux besoins de nos patients. En intégrant les dernières technologies et notamment la visioconférence et en personnalisant les programmes d’activité physique, nous offrons une prise en charge globale qui améliore non seulement la santé physique, mais aussi la qualité de vie de nos patients. C’est une véritable satisfaction de voir les bénéfices concrets que nos patients retirent de ce programme. »

Grâce à cette approche holistique et personnalisée, le protocole E-mouv contribue non seulement à l’amélioration de l’état de santé des patients, mais également à une meilleure adhérence aux traitements. En restant constamment à l’écoute des besoins des médecins et en s’adaptant aux évolutions du marché, SOS Oxygène assure une prestation de qualité, toujours orientée pour satisfaire les patients et entourage.

Quel est le rôle du PSAD dans l’accompagnement à l’Activité Physique Adaptée (APA) ?

L’Activité Physique Adaptée (APA) consiste à proposer des exercices adaptés aux capacités, pathologies et objectifs de chaque personne, afin d’améliorer la santé globale et la qualité de vie. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) peut jouer un rôle clé pour intégrer l’APA dans le quotidien des patients fragiles ou dépendants.

Mise en place et suivi personnalisé

Le PSAD :

  • identifie les besoins et les capacités du patient,
  • conseille sur des exercices simples à réaliser à domicile (mobilité, renforcement, équilibre),
  • adapte l’intensité et la fréquence des activités en fonction de l’état de santé et des traitements.

Prévention des complications et optimisation de la santé

L’APA permet de :

  • améliorer la force musculaire, l’endurance et la mobilité,
  • prévenir les chutes et les complications liées à la sédentarité,
  • limiter l’impact de certaines pathologies chroniques (respiratoires, cardiovasculaires, métaboliques).

Le PSAD accompagne pour :

  • sécuriser la pratique à domicile,
  • vérifier la tolérance et la progression,
  • alerter le médecin si nécessaire.

Motivation et accompagnement global

Le PSAD :

  • encourage la régularité et la motivation,
  • implique les aidants pour un suivi quotidien,
  • participe à une approche globale centrée sur le bien-être physique et mental.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Activité Physique Adaptée

Qu’est-ce que l’APA ?

L’APA est une activité physique personnalisée et encadrée, adaptée aux capacités et pathologies de chacun, visant à améliorer la santé et l’autonomie.

Qui peut bénéficier de l’APA ?

  • patients âgés ou en perte d’autonomie,
  • personnes atteintes de maladies chroniques (respiratoires, cardiaques, métaboliques),
  • personnes en rééducation post-hospitalisation ou chirurgie.

Quels sont les bénéfices de l’APA ?

  • amélioration de la force, de l’équilibre et de la mobilité,
  • prévention des chutes et complications,
  • meilleure récupération après un traitement ou une hospitalisation,
  • bénéfices psychologiques : confiance, motivation, bien-être.

L’APA remplace-t-elle le sport classique ?

Non. Elle complète la pratique sportive en adaptant les exercices aux contraintes de santé, mais peut aussi permettre une reprise progressive d’une activité plus intense.

Comment démarrer l’APA à domicile ?

  • avec l’accompagnement d’un PSAD ou d’un professionnel formé à l’APA,
  • en respectant ses limites physiques,
  • en intégrant des activités simples au quotidien (marche, étirements, exercices de posture).

Conclusion

L’Activité Physique Adaptée est un véritable atout pour la santé physique et mentale, en permettant aux personnes fragiles ou atteintes de pathologies chroniques de préserver ou améliorer leur autonomie et leur qualité de vie.

Le PSAD joue un rôle central, en sécurisant la pratique, en adaptant les exercices au domicile, en motivant le patient et en assurant un suivi personnalisé. Grâce à cet accompagnement, l’APA devient un outil concret pour rester actif, en sécurité et en bonne santé.

La Fibrose Pulmonaire Idiopathique : une maladie rare qui nécessite une attention particulière

La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie respiratoire rare et dévastatrice qui pose des défis importants tant pour les patients que pour les professionnels de la santé. Souvent méconnue du grand public en raison de sa rareté, la FPI mérite une attention particulière  de part ses conséquences graves sur la qualité de vie des individus touchés. En cette journée internationale des maladies rares nous avons donc décidé de la mettre à l’honneur.

Mieux comprendre la Fibrose Pulmonaire Idiopathique

La fibrose pulmonaire idiopathique est une maladie caractérisée par une cicatrisation progressive et irréversible des tissus pulmonaires, entraînant une diminution de la fonction pulmonaire. Il s’agit de la forme la plus fréquente de pneumopathie interstitielle diffuse (PID) idiopathique. L’origine de la maladie reste inconnue, d’où le terme « idiopathique ». Toutefois, la maladie est considérée comme secondaire à une « cicatrisation excessive des poumons » en réponse à des agents irritants pulmonaires chroniques, chez une personne ayant une prédisposition liée à l’âge et à des facteurs génétiques. Malgré tout c’est une maladie qui touche 8 à 23 cas sur 100 000 habitants et davantage les hommes que les femmes après 60 ans. La FPI évolue progressivement vers l’insuffisance respiratoire chronique. C’est une maladie grave, dont l’évolution varie beaucoup selon les personnes atteintes : chez une minorité de patients, la maladie peut rester stable sur une période de durée variable, chez d’autres personnes, la maladie va s’aggraver plus rapidement, ou en poussées (phase d’accélération ou exacerbation de fibrose).

Les symptômes de la Fibrose Pulmonaire Idiopathique

Les symptômes de la FPI peuvent être subtils au début, rendant le diagnostic parfois difficile. Les patients peuvent éprouver de l’essoufflement, aussi appelé dyspnée, qui se décrivent comme une sensation de manquer de souffle qui s’aggrave progressivement et survient alors pour des efforts de moins en moins intenses. Une toux sèche peut également survenir, ainsi qu’une perte d’appétit, une perte de poids ou une fatigue importante. À mesure que la maladie progresse, ces symptômes s’aggravent, entraînant une diminution de la qualité de vie. Plusieurs facteurs favorisants sont connus pour augmenter le risque de survenue de la maladie. L’inhalation sur une longue période de certaines substances telles que le tabac, la poussière de bois ou de métaux pourrait jouer un rôle favorisant ou aggravant, ainsi que les infections virales ou le reflux gastro-œsophagien du fait du passage répété de liquide acide de l’estomac vers les bronches. Ainsi, afin d’éviter l’apparition des symptômes et de la maladie, il est recommandé d’arrêter la consommation du tabac et les expositions professionnelles ou environnementales et de privilégier la vaccination contre la grippe et le pneumocoque.

Le diagnostic de la Fibrose Pulmonaire Idiopathique

Le diagnostic de la FPI repose souvent sur une combinaison de tests médicaux, y compris des examens d’imagerie pulmonaire, des tests de fonction pulmonaire et parfois une biopsie pulmonaire. En raison de la rareté de la maladie, les patients peuvent rencontrer des retards dans le diagnostic, soulignant l’importance d’une sensibilisation accrue. La fibrose pulmonaire peut entraîner des complications graves, dont l’hypertension pulmonaire. Le pronostic de la FPI est souvent sombre, avec une diminution de l’espérance de vie. Cependant, les traitements disponibles permettent de ralentir l’évolution de la maladie et d’augmenter l’espérance de vie.

Le défis du traitement pour lutter contre la Fibrose Pulmonaire Idiopathique

Actuellement, il n’existe pas de remède définitif pour la FPI et les options de traitement visent principalement à ralentir la progression de la maladie et à soulager les symptômes. Les thérapies incluent souvent l’utilisation de médicaments anti-fibrotiques, la mise en place d’oxygène à domicile et des approches de gestion des symptômes.

Chez les malades atteints d’une insuffisance respiratoire très invalidante, les médecins peuvent proposer une inscription sur liste d’attente pour bénéficier d’une transplantation, ou plus communément appelée greffe de poumons, qui est le seul recours possible.

Des programmes de réadaptation pulmonaire et de soutien psychosocial pour améliorer leur qualité de vie sont également proposés.

La fibrose pulmonaire idiopathique représente donc un défi majeur pour les personnes touchées, nécessitant une approche multidisciplinaire de la prise en charge. La sensibilisation à la maladie, le soutien continu de la recherche et l’amélioration des options de traitement sont essentiels pour faire progresser la lutte contre cette maladie rare et offrir de l’espoir aux patients.

Quel est le rôle du PSAD dans l’accompagnement des patients atteints de Fibrose Pulmonaire Idiopathique (FPI) ?

La Fibrose Pulmonaire Idiopathique (FPI) est une maladie rare et progressive qui entraîne une diminution de la capacité respiratoire, une fatigue importante et un risque élevé de complications respiratoires. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) joue un rôle essentiel dans la prise en charge sécurisée et personnalisée à domicile.

Suivi respiratoire et oxygénothérapie

Le PSAD intervient pour :

  • installer et suivre le matériel d’oxygénothérapie ou de ventilation,
  • vérifier l’efficacité et la tolérance des dispositifs,
  • transmettre les informations au pneumologue pour ajuster le traitement si nécessaire.

Accompagnement au quotidien

Le PSAD :

  • conseille sur l’aménagement du domicile pour faciliter les activités quotidiennes et réduire l’essoufflement,
  • aide à l’organisation des soins et traitements,
  • accompagne les patients dans la préservation de l’autonomie malgré la fatigue et les limitations respiratoires.

Éducation et soutien

Le PSAD :

  • informe le patient et sa famille sur la maladie et les signes d’alerte à surveiller,
  • propose des stratégies pour gérer la fatigue et la dyspnée,
  • rassure et accompagne moralement face à une maladie chronique et évolutive.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Fibrose Pulmonaire Idiopathique

Qu’est-ce que la FPI ?

La FPI est une maladie rare des poumons qui entraîne une cicatrisation progressive du tissu pulmonaire, limitant la capacité respiratoire et provoquant un essoufflement.

Quels sont les symptômes principaux ?

  • essoufflement à l’effort,
  • toux sèche persistante,
  • fatigue chronique,
  • parfois perte de poids ou douleurs thoraciques.

Peut-on guérir de la FPI ?

Il n’existe pas de traitement curatif, mais des traitements médicamenteux, rééducation et oxygénothérapie peuvent ralentir la progression et améliorer la qualité de vie.

L’oxygénothérapie est-elle indispensable ?

Pas toujours dès le début, mais elle devient souvent nécessaire pour maintenir un bon taux d’oxygène sanguin et faciliter le sommeil et les activités quotidiennes.

Quand faut-il consulter rapidement ?

  • aggravation de l’essoufflement,
  • saturation en oxygène faible,
  • aggravation de la toux ou apparition de fièvre,
  • fatigue intense ou perte de poids rapide.

Conclusion

La Fibrose Pulmonaire Idiopathique est une maladie rare et complexe, nécessitant une prise en charge adaptée et continue. Le PSAD joue un rôle crucial en sécurisant les traitements respiratoires à domicile, en accompagnant le patient et sa famille, et en contribuant à la préservation de l’autonomie et de la qualité de vie.

Un suivi attentif, un accompagnement personnalisé et une collaboration étroite avec les équipes médicales permettent aux patients d’affronter la maladie avec plus de confort, de sécurité et de sérénité.

Tout savoir sur la Ventilation Non Invasive

La Ventilation Non Invasive correspond à l’ensemble des moyens matériels mis à la disposition des malades en vue de pallier les conséquences d’un trouble respiratoire.

Il existe 2 grandes familles de Ventilation Non Invasive :

  • la première à 2 niveaux de pression dite VNDP est utilisée chez les patients souffrant d’une Insuffisance Respiratoire Chronique (IRC) ;
  • la seconde, la Ventilation Non Invasive par Pression Positive Continu dite PPC ou PPC est indiquée pour le traitement du Syndrome d’Apnée du Sommeil (SAS).

La première utilisation de la VNI date de la fin du XIXème siècle et des années 1980 pour la PPC. La Ventilation Non Invasive à progressivement pris son essor durant les années 2000. Les objectifs de la VNI sont multiples, mais permettent principalement de corriger l’hypoventilation alvéolaire caractérisée par une hypercapnie diurne, c’est-à-dire un taux de CO2 trop élevé dans le sang. Il s’agit donc d’un traitement efficace qui est composé d’un matériel de pointe.

Le matériel du traitement par VNI

La Ventilation Non Invasive (VNI) est une méthode utilisée pour aider les patients à respirer sans recourir à une assistance respiratoire invasive (à une intubation par exemple). Le principe consiste à administrer de l’air, qui peut être enrichi en oxygène si besoin, à travers un masque étanche couvrant le plus souvent le nez et la bouche, même s’il existe plusieurs types de masque : nasal, narinaire, naso-buccal, facial et buccal. L’étanchéité du masque est un élément important pour contrôler l’efficacité de la ventilation. Il est déconseillé de trop serrer le harnais. En effet, plutôt que d’améliorer l’étanchéité du masque, cela risque de créer des fuites et/ou d’entraîner des lésions cutanées (sur le nez, les pommettes, le front).

Les principales pathologies qui sont traitées avec la VNI

La bronchopneumopathie chronique obstructive, le syndrome obésité-hypoventilation sont aujourd’hui les premières causes d’insuffisance respiratoire mais il existe d’autres pathologies, comme les maladies neuro-musculaire, les déformations thoraciques. Ces pathologies entrainent une hypoventilation, c’est-à-dire lorsqu’un patient est dans l’incapacité de renouveler de manière satisfaisante l’air contenu dans les alvéoles pulmonaires.

Alors, afin de traiter efficacement ces pathologies respiratoires, la VNI est proposée. Cette dernière permet entre-autre de soulager des symptômes très présents, comme l’essoufflement, la fatigue. La VNI va ainsi améliorer le pronostic et la qualité de vie des patients, tout en limitant les hospitalisations liées aux décompensations respiratoires. Le recours à la ventilation se fait ainsi habituellement au décours d’une hospitalisation.

Une aide importante pour les personnes souffrant d’insuffisances respiratoires chroniques

Le support ventilatoire apporté par la Ventilation Non Invasive, lorsqu’elle est bien adaptée et bien conduite, permet de réduire le taux de CO2 dans le sang, mais réduit aussi le travail des muscles respiratoires qui sont très sollicités dans d’insuffisance Respiratoire Chronique.

La Ventilation Non Invasive permet d’améliorer la qualité de vie, de réduire les symptômes liés à cette Insuffisance Respiratoire. Lors d’une utilisation nocturne, elle peut restaurer un sommeil réparateur.

La Ventilation non invasive dans les bronchopneumopathies chroniques obstructives décompensées (BPCO)

La Bronchopneumopathie Chronique Obstructive, dite BPCO, est une maladie entrainant une Insuffisance Respiratoire dite « obstructive ». C’est la première cause de mortalité par maladie respiratoire. Le tabagisme et la pollution de l’air en sont les principales causes.

En effet, les anomalies physiopathologiques observées chez les malades BPCO combinent une augmentation des résistances bronchiques, avec une limitation du débit expiratoire et une augmentation du volume pulmonaire. De nombreux travaux scientifiques ont mis en avant que la VNI permet de réduire le travail respiratoire, d’augmenter le volume courant et la ventilation alvéolaire. A côté de son effet direct sur la physiopathologie respiratoire, l’effet de la VNI en cas de BPCO repose également sur le caractère non invasif de la technique, qui limite significativement les nombres d’infections respiratoires. Ce dernier point est fondamental car il nous rappelle que le bénéfice escompté avec la VNI passe par une réduction des complications qui lui sont associées.

Actuellement, la VNI est indiquée par toutes les recommandations d’experts comme le traitement de référence et de première intention chez un patient BPCO décompensé.

La Ventilation Non Invasive par PPC pour lutter contre les apnées du sommeil

On en entend parler de plus en plus : le syndrome d’apnées du sommeil (SAS). C’est un trouble respiratoire caractérisé par des interruptions ou des presque interruptions de la respiration pendant le sommeil en raison d’une obstruction (blocage) partielle ou complète des voies aériennes supérieures.

La ventilation par PPC sera instaurée dès qu’une polygraphie ou une polysomnographie, examens qui permettent d’enregistrer la respiration au cours du sommeil à domicile ou en hôpital, aura mis en évidence un Index d’Apnée et d’Hypopnée (IAH) supérieur à 30 évènements par heure ou 15 évènements par heure en présence de certaines comorbidités. L’origine de ce syndrome, obstructive ou centrale, permettra de savoir s’il est plus indiqué de proposer une ventilation par PPC (Pression Positive Continue) ou une Ventilation Auto Asservie (VAA) au patient.

Dans tous les cas, si le traitement par PPC ne rend compte d’aucune amélioration après trois mois d’utilisation, alors un autre mode de ventilation sera proposé au patient. Néanmoins la Ventilation par Pression Positive Continue, est le traitement de première intention pour maintenir les voies aériennes ouvertes pendant le sommeil. La Ventilation par PPC peut avoir de réels effets bénéfiques sur la qualité du sommeil et la somnolence diurne, ainsi qu’une amélioration de la qualité de la vie.

Les apnées du sommeil peuvent être causées par une hypertrophie (augmentation) des amygdales et/ou des végétations, du surpoids ou de l’obésité, l’âge, mais aussi certaines maladies ou certaines malformations de la tête et du cou telles que des malformations maxillo-faciales (syndrome de Pierre Robin, de Treacher Collins), craniofaciales ou des voies aériennes supérieures.

Ce syndrome se manifeste par des pauses respiratoires (ou apnées) souvent associées à des ronflements qui provoquent des micro-éveils, voire des éveils induits par le cerveau de la personne pour qu’elle respire mieux, de la fatigue, une somnolence, des maux de tête au réveil (céphalées), des troubles du comportement, des difficultés de concentration et de mémoire. La Ventilation par PPC est initiée à domicile sur prescription médicale, de quoi rendre le traitement plus facilement acceptable et réalisable par le patient.

Autres indications de la ventilation non invasive

La Ventilation Non Invasive à 2 niveaux de pressions peut être indiquée dans la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot) afin de pallier aux faiblesses des muscles respiratoires mais en aussi dans une thérapeutique de soins palliatifs. La VNI est également recommandée pour les personnes rencontrant un effort trop important pour respirer, comme dans les formes évoluées de la mucoviscidose ou encore lors d’une mauvaise commande de la respiration par le cerveau.

Dans tous les cas, le traitement par VNI a pour objectif de maintenir une qualité de vie jugée acceptable par le patient. La possibilité d’une admission en réanimation reste probable, et cela doit bien évidement être pris en compte par le principal concerné, mais aussi par sa famille et son entourage.

La VNI : La technique de ventilation à domicile la plus favorisée en France

Et pour cause, elle est indiquée dans de nombreuses pathologies respiratoires et présente différents avantages par rapport à la ventilation invasive, notamment un risque moindre de complications liées à l’intubation ou la trachéotomie.

Il est important de souligner que l’utilisation de la Ventilation Non Invasive nécessite une surveillance étroite et une évaluation médicale régulière pour s’assurer de son efficacité et pour ajuster les réglages en fonction des besoins du patient. Seul un professionnel de la santé qualifié peut déterminer si la ventilation non invasive est appropriée pour un patient spécifique, évaluer les bénéfices potentiels et surveiller étroitement son utilisation. Le personnel de SOS Oxygène est formé à ces techniques de ventilation grâce à des formations internes comme externes assurées par des professionnels. Le traitement par VNI nécessite donc des passages réguliers, effectués par les infirmiers ou techniciens SOS Oxygène au début de traitement, et puis tout au long de celui-ci, avec notamment des contrôles à fréquences régulières.

La Ventilation Non Invasive à 2 niveaux de pressions est prescrite en fonction d’une pathologie et de sa sévérité. Son utilisation peut être diurne (en journée), nocturne (la nuit) et jusqu’à 24h/24h. On distingue ainsi 3 niveaux de classification des appareils :

  • ventilateur de niveau 1 sans batterie pour les ventilations nocturnes uniquement (≤ 8 heures)
  • ventilateur de niveau 2, non support de vie mais doté d’une batterie interne pour la ventilation nocturne et diurne (entre 8 et 16 heures par jour)
  • ventilateur de niveau 3, support de vie (doté d’une batterie interne) pour une ventilation de plus de 16 heures par jour. Dès lors que l’utilisation est supérieure à 16h/jour un deuxième ventilateur est mis à disposition afin de garantir le traitement du patient.

Les réglages d’une Ventilation Non Invasive

Chaque ventilateur dispose de plusieurs paramètres modifiables afin de s’adapter au patient, à sa pathologie et aux objectifs médicaux. Seul le médecin prescripteur détermine les paramètres.

La prise en charge de la VNI

Avant de débuter un traitement par Ventilation Non Invasive à deux niveaux de Pressions, deux examens doivent être réalisés pour diagnostiquer une insuffisance respiratoire. Il s’agit de la mesure des gaz du sang artériel (ou gazométrie) et de l’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR).

L’analyse des gaz du sang (GDS) est l’examen qui permet de porter de façon formelle le diagnostic d’insuffisance respiratoire. Elle est réalisée à partir d’un échantillon de sang, prélevé généralement au niveau du poignet ou du lobe de l’oreille. La gazométrie de son côté consiste à mesurer la teneur en oxygène et en gaz carbonique du sang contenu dans les artères afin de mettre en évidence une anomalie de la répartition de ces gaz indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. En cas d’insuffisance respiratoire, la mesure des gaz du sang révèle soit une hypoxémie, autrement dit un manque d’oxygénation du sang, soit une hypercapnie, c’est à dire une surcharge en dioxyde de carbone du sang si la maladie est à un stade plus avancé ou les deux.

L’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) permet de classifier le type d’insuffisance respiratoire (plutôt obstructive, restrictive ou mixte) en mesurant les débits et volumes respiratoires à travers différents paramètres, à savoir : la capacité pulmonaire totale (CPT), le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) ou encore la capacité vitale (CV). Cet examen est réalisé par un pneumologue. Assis, le nez bouché par une pince, le patient va venir souffler normalement puis le plus vite et le plus fort possible à travers un embout buccal, relié à un spiromètre lui-même connecté à un appareil de mesure électronique. Les données recueillies lors de l’examen sont alors comparées à celle d’un individu ayant une capacité respiratoire normale.

La gazométrie et de l’exploration fonctionnelle respiratoire peuvent être complétés par des examens d’imagerie pulmonaire (radio standard et scanner) et par un bilan cardiologique complet (échographie cardiaque et électrocardiogramme). Le bilan respiratoire repose sur un bilan clinique et des examens complémentaires. Il donne une évaluation à la fois quantitative et qualitative de la fonction respiratoire, et détermine les modalités de la prise en charge à domicile de votre insuffisance respiratoire. Le bilan clinique de l’insuffisance respiratoire commence lui par un échange avec le médecin afin de détailler et connaître les différents symptômes. Une auscultation des poumons avec une observation de la morphologie, en particulier du thorax et de la colonne vertébrale, sera également effectuée.

La VNI à domicile

Une fois l’insuffisance respiratoire confirmée, un prestataire de santé s’occupera de livrer à domicile tout le matériel nécessaire. Les réglages du ventilateur déterminés par le médecin seront testés puis adaptés en fonction de la tolérance et de l’efficacité de la machine sur la respiration. Le technicien en charge du patient prendra le temps avec ce dernier pour lui expliquer le fonctionnement de son traitement. Il fera de même avec son entourage. L’adaptation au ventilateur se fait en moins d’une semaine. L’appareil de ventilation doit être branché à la prise murale. Pour favoriser l’étanchéité du masque, il est conseillé d’appliquer le masque sur une peau sèche et propre. Il faut d’abord nettoyer la peau du visage pour enlever tout excès de sueur ou de sébum. Il est conseillé d’éviter d’appliquer sur le visage des crèmes hydratantes ou des produits de beauté avant de mettre le masque. Une fois que le masque est positionné sur le visage, on fixe le harnais sans le serrer. On raccorde le masque au circuit et on appui sur le bouton «marche/arrêt» pour que la ventilation commence. Un masque bien adapté ne fait pas de bruit quand la ventilation se met en fonction. Si le ventilateur se met à faire du bruit, il faut penser à des fuites au niveau du masque et réajuster le harnais avant de penser que l’appareil dysfonctionne. Lorsque le réglage du harnais est correct, il est préférable d’enlever le masque en ôtant les clips du masque sans toucher aux «scratchs». Serrer un masque de plus en plus en raison de fuites risque d’entrainer des lésions cutanées importantes.

Le suivi du traitement par VNI

Une fois le matériel mis à disposition au domicile du patient, le prestataire effectue des visites systématiques techniques dont le rythme est déterminé par le type de ventilateur. Des techniciens et des infirmiers peuvent intervenir pour effectuer une vérification de l’installation de votre matériel, répondre à vos éventuelles questions, contrôler la tolérance du traitement, régler des paramètres par rapport à la prescription, vérifier les alarmes et de la batterie du ventilateur, changer les consommables usagés.

La mise en place du télésuivi par le Prestaire de Santé renforce l’accompagnement du traitement par ventilation non invasive à domicile en mesurant l’observance au traitement et son efficacité. Le télésuivi est un réel plus et s’inscrit de façon complémentaire à la prestation standard. Il est important de rappeler que SOS Oxygène est un Prestataire de santé à domicile et non un établissement de secours d’urgence, tels que les pompiers. C’est pourquoi, en cas d’urgence liée à l’état de santé, il recommandé de contacter le 15. En cas d’urgence liée à la machine VNI, il est recommandé de contacter SOS Oxygène qui saura répondre à la demande rapidement.

L’entretien du matériel VNI

Afin de garantir l’efficacité du traitement, il est impératif d’en prendre soin. Et cela passe par son entretien et nettoyage. Les étapes sont relativement simples et rapides. Pour le ventilateur, il est recommandé de nettoyer une fois par semaine les parties externes de l’appareil avec un chiffon sec ou si nécessaire une éponge légèrement humide. Pour l’humidificateur, le réservoir doit être vidé complètement et l’eau changée tous les jours. Une fois par semaine, le réservoir doit être nettoyé à l’eau additionnée d’un détergent doux, type savon de Marseille, puis rincé abondamment et séché soigneusement. Le circuit doit lui être débranché et séché en cas de présence de condensation. Une fois par semaine, le circuit qui vient d’être utilisé doit être nettoyé à l’eau additionnée d’un détergent doux et rincé abondamment à l’eau du robinet puis égoutté. Pour éviter les problèmes cutanés et les fuites, le masque doit être nettoyé régulièrement (idéalement tous les jours, après chaque utilisation, et au minimum deux fois par semaine). Il est conseillé de nettoyer le masque à la main en le frottant légèrement dans de l’eau tiède. Attention à ne pas utiliser de solutions à base d’aromates ou d’huiles parfumées comme des huiles essentielles, de l’eau de Javel, de l’alcool ou des produits fortement parfumés pour le lavage des composants du masque. Les vapeurs résiduelles de ces produits peuvent être inhalées si les composants ne sont pas correctement rincés. Ces produits peuvent également endommager le masque et provoquer des fissures.

Prise en charge avec la mutuelle et la sécurité sociale

La prise en charge du traitement par le Prestataire de Santé A Domicile (PSAD) comprend la livraison de l’appareil, le conseil pour le choix du masque, le suivi du traitement au domicile, la communication des résultats au médecin, le traitement administratif du dossier, ou encore l’accompagnement pour trouver un prestataire quand le patient part à l’étranger.

A la mise en place du traitement, le technicien récolte les pièces administratives et c’est le PSAD qui s’occupe de tout.

Le traitement est pris en charge au taux commun de 60% par la Sécurité Sociale. Le ticket modérateur de 40% peut être pris en charge par la mutuelle en fonction des garanties pour l’appareillage. Si la mutuelle ne fait pas le tiers-payant, alors le patient devra faire l’avance de frais avant de se faire rembourser par celle-ci.

En cas de tout changement que cela soit en rapport avec la Sécurité Sociale ou la mutuelle, il est impératif que le patient avertisse son prestataire de cette modification afin de maintenir à jour son dossier.

Le patient est pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale sous certaines conditions notamment si les soins sont en rapport avec une affection de longue durée (ALD) liée à cette pathologie, s’il dispose de l’AME (Aide Médicale d’Etat) dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins ou encore la CSS (Complémentaire Santé Solidaire, anciennement CMU), l’assurance maladie complémentaire pour les personnes aux ressources modestes.

Si le patient n’a pas souscrit à une mutuelle alors le reste à charge de son traitement lui sera facturé. Néanmoins, s’il a un statut ALD (Affection de Longue Durée) en lien avec sa pathologie respiratoire, s’il est en invalidité, qu’il dispose de l’AME (Aide Médicale d’Etat) dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins ou encore de la CSS (Complémentaire Santé Solidaire, anciennement CMU), l’assurance maladie complémentaire pour les personnes aux ressources modestes, alors son traitement pourrait être pris en charge à 100%, sous conditions de ressources.

Afin de garantir la poursuite et la prise en charge de son traitement, le patient doit impérativement renouveler sa prescription médicale auprès de son médecin, et ce, tous les ans.

S’il ne fait pas cela, alors il sera facturé directement par son prestataire.

Lorsque le patient a connaissance d’une hospitalisation, il est impératif de penser à prévenir immédiatement son prestataire en indiquant les dates de séjour à l’hôpital.

La prise en charge du PSAD reste la même au domicile, comme à l’hôpital.

Quel est le rôle du PSAD dans la prise en charge de la Ventilation Non Invasive ?

La Ventilation Non Invasive (VNI) est un traitement essentiel pour les patients souffrant d’insuffisance respiratoire chronique ou aiguë. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) joue un rôle central pour assurer la sécurité, le confort et l’efficacité du traitement à domicile.

Installation et suivi du matériel

Le PSAD :

  • installe le dispositif de VNI adapté au patient (masque, ventilateur),
  • ajuste les paramètres selon la prescription médicale,
  • assure la bonne tolérance et l’efficacité du traitement, en suivant les données respiratoires si nécessaire.

Éducation et accompagnement

Le PSAD accompagne le patient et sa famille pour :

  • comprendre le fonctionnement du matériel et l’importance de l’observance,
  • apprendre les gestes d’entretien et de nettoyage du masque et du ventilateur,
  • rassurer sur l’utilisation nocturne, les sons et la sensation de pression.

Coordination et sécurité

Le PSAD :

  • surveille la progression de l’insuffisance respiratoire,
  • transmet les informations au médecin prescripteur,
  • adapte l’accompagnement en fonction de l’évolution du patient,
  • garantit la sécurité à domicile, notamment en prévenant les risques liés à l’électricité ou aux fuites de masque.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Ventilation Non Invasive

Qu’est-ce que la VNI ?

C’est une technique qui assiste la respiration sans intubation, grâce à un masque facial ou nasal relié à un ventilateur. Elle permet d’améliorer l’oxygénation et de réduire l’effort respiratoire.

Qui peut en bénéficier ?

  • patients avec BPCO sévère,
  • insuffisants respiratoires chroniques ou aiguës,
  • certaines pathologies neuromusculaires,
  • troubles respiratoires du sommeil sévères.

La VNI est-elle douloureuse ou gênante ?

Non. Avec un masque bien ajusté et un accompagnement adapté, la majorité des patients s’y habitue rapidement.

Quels sont les bénéfices ?

  • amélioration de la respiration et de l’oxygénation,
  • réduction de la fatigue et de la somnolence diurne,
  • prévention des complications respiratoires graves.

Quand faut-il consulter ?

  • si le masque provoque des douleurs, rougeurs ou irritations,
  • si les fuites sont trop importantes,
  • si les symptômes respiratoires s’aggravent malgré le traitement.

Conclusion

La Ventilation Non Invasive est un traitement efficace et sécurisé pour de nombreux patients souffrant d’insuffisance respiratoire. Elle améliore la respiration, la qualité de vie et la récupération nocturne.

Le PSAD joue un rôle essentiel, en assurant l’installation, le suivi, la formation et le soutien du patient à domicile. Grâce à cet accompagnement, les patients peuvent utiliser la VNI sereinement, en toute sécurité et avec un confort optimal, maximisant ainsi les bénéfices du traitement.

SOS Oxygène et RespirActeurs : un partenariat solide sur les Greens du Golf

SOS Oxygène, entreprise engagée dans le secteur de la santé, consolide son engagement en faveur de la communauté grâce au solide partenariat avec l’association RespirActeurs. Le golf devient le terrain où l’entreprise et l’association se rejoignent pour unir leurs forces autour d’une noble cause.

SOS Oxygène réalise un geste philanthropique

Dans une initiative exemplaire, SOS Oxygène a de nouveau soutenu l’association RespirActeurs. Un geste qui symbolise un engagement profond envers l’amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par des problèmes respiratoires.

Le choix du golf comme cadre de cette collaboration n’est pas anodin. Au-delà du terrain de jeu, chaque coup, swing et échange deviennent une métaphore du partenariat dynamique entre SOS Oxygène et RespirActeurs. Un terrain où la solidarité prend forme, où chaque trou devient une opportunité de créer un impact positif sur la santé respiratoire de la communauté.

En conjuguant passion sportive et responsabilité sociale, SOS Oxygène et RespirActeurs montrent que la générosité peut être aussi efficace qu’un swing bien maîtrisé.

Au fil des greens, les deux entitées tracent un parcours commun vers un avenir où la santé respiratoire est une priorité partagée. Un exemple inspirant de la manière dont les entreprises peuvent jouer un rôle actif dans l’amélioration de la vie de ceux qui en ont le plus besoin, tout en créant des liens forts au cœur de la communauté.

Tout savoir sur l’oxygénothérapie

L’oxygénothérapie demeure un pilier fondamental de la médecine moderne, apportant un soutien vital aux patients confrontés à des troubles respiratoires divers. Cette méthode thérapeutique consiste à administrer un supplément d’oxygène à des personnes présentant un faible niveau d’oxygène dans le sang (hypoxémie) et/ou une difficulté respiratoire (dyspnée).

A quoi sert l’oxygène que nous respirons ?

L’air que nous respirons est composé de 21% d’oxygène, 78% d’azote et 1% autres gaz. L’oxygène inhalé lors de la respiration est utilisé par nos cellules afin de fabriquer de l’énergie à partir des aliments que nous ingérons. Sans l’oxygène le corps ne peut pas produire l’énergie dont il a besoin pour fonctionner. Au repos le plus gros consommateur d’énergie est notre cerveau, à l’effort ce sont nos muscles. Lors d’un effort les besoins en oxygène de l’organisme peuvent augmenter fortement.

Mieux comprendre l’oxygénothérapie

Au cœur de cette thérapie se trouve la volonté d’assurer une oxygénation adéquate, particulièrement cruciale pour les malades atteints d’insuffisance respiratoires chroniques telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’emphysème et la fibrose pulmonaire. L’oxygène supplémentaire respiré par les patients vise à soulager la dyspnée et à améliorer leur capacité respiratoire notamment à l’effort, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie. Dans les situations d’urgence, comme les épisodes aigus de pneumonie sévère, l’insuffisance cardiaque ou les traumatismes thoraciques, l’oxygénothérapie est un élément clé pour maintenir des niveaux d’oxygénation vitaux en attendant le traitement de la condition sous-jacente.

Le fonctionnement de l’oxygénothérapie

L’administration d’oxygène se fait par le biais de divers dispositifs médicaux tels que des masques, des lunettes nasales ou des canules, avec des débits et des concentrations d’oxygène ajustés en fonction des besoins spécifiques de chaque patient. Les professionnels de la santé déterminent attentivement ces réglages pour optimiser l’efficacité du traitement tout en minimisant les risques liés à une oxygénation excessive.

L’oxygénothérapie, bien qu’essentielle, nécessite une surveillance médicale attentive pour s’assurer de son utilisation appropriée. Les ajustements réguliers des paramètres d’administration sont nécessaires pour garantir une oxygénation optimale tout en évitant les complications liées à une oxygénation excessive.

Ce traitement demeure indispensable pour soutenir la respiration, améliorer la fonction pulmonaire et offrir un soulagement aux patients souffrant de diverses affections respiratoires, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie et à des résultats thérapeutiques améliorés. Les avancées technologiques ont même permis le développement de dispositifs d’oxygénothérapie portables, offrant aux patients une liberté et une flexibilité accrues. Les réservoirs d’oxygène légers et les concentrateurs portables permettent aux individus de vaquer à leurs occupations quotidiennes sans être entravés par des équipements encombrants. Cette autonomie renforce la confiance en soi des patients, favorisant une approche proactive de leur santé.

Les avantages de l'oxygénothérapie

Pour de nombreux patients atteints de maladies pulmonaires chroniques, l’essoufflement constant peut rendre même les tâches quotidiennes les plus simples difficiles. L’oxygénothérapie intervient en améliorant la fonction pulmonaire, permettant ainsi aux individus de retrouver une qualité de vie normale. Grâce à une respiration plus facile, les patients peuvent participer plus activement à leurs activités quotidiennes, réduisant ainsi le fardeau physique et émotionnel de leur condition.

L’oxygénothérapie agit comme un bouclier protecteur, atténuant les symptômes débilitants associés à des affections telles que la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les patients signalent une réduction significative de l’essoufflement, des maux de tête et de la fatigue, leur permettant de reprendre le contrôle de leur vie. Cela se traduit souvent par une plus grande indépendance et une diminution du besoin de soins médicaux d’urgence.

L’oxygénothérapie ne se limite pas à soulager les symptômes. En effet, elle joue un rôle crucial dans la prévention de complications graves. Les patients atteints d’affections pulmonaires ont un risque accru de problèmes cardiaques et d’insuffisance organique due à un apport insuffisant en oxygène. L’oxygénothérapie, en maintenant des niveaux d’oxygène adéquats, contribue à réduire ces risques, offrant ainsi une protection essentielle pour la santé globale des patients.

Une aide importante pour les personnes souffrant d’insuffisances respiratoires chroniques

L’essence même de l’insuffisance respiratoire chronique réside dans la difficulté des poumons à fournir une quantité suffisante d’oxygène au corps. À un stade avancé de l’insuffisance respiratoire l’oxygénothérapie intervient en comblant ce manque d’oxygène, assurant un apport optimal de ce gaz vital dans le sang. Cette correction fondamentale améliore la capacité respiratoire, soulageant la sensation d’asphyxie et facilitant l’accomplissement des activités quotidiennes. Les personnes confrontées à des insuffisances respiratoires chroniques sont souvent limitées dans leur capacité à effectuer des tâches simples et à mener une vie active. L’oxygénothérapie se révèle être un catalyseur essentiel pour une meilleure qualité de vie. La dyspnée, une difficulté respiratoire intense, est un symptôme central des insuffisances respiratoires chroniques. L’oxygénothérapie agit comme un allié puissant dans la gestion de la dyspnée, procurant un soulagement tangible et durable. Les patients ressentent souvent une amélioration significative de leur confort respiratoire, ce qui a un impact positif sur leur bien-être global. L’avantage de l’oxygénothérapie réside dans sa flexibilité. Grâce à des dispositifs portables tels que les concentrateurs d’oxygène, les personnes peuvent bénéficier de cet apport vital non seulement chez elles mais aussi lors de leurs déplacements. Cette adaptabilité offre une liberté précieuse, permettant aux patients de participer activement à la vie quotidienne sans être entravés par leur condition respiratoire.

L’oxygénothérapie joue donc un rôle crucial dans le traitement de diverses pathologies affectant le système respiratoire et cardiovasculaire. En fournissant un apport d’oxygène supplémentaire, cette approche thérapeutique contribue à améliorer la qualité de vie des patients en atténuant les symptômes liés à l’insuffisance respiratoire.

L’oxygénothérapie dans la BPCO

Comme le souligne le Dr Docteur Claude Schmitz, Médecin Généraliste Sommeil, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), est une maladie inflammatoire caractérisée par une obstruction progressive des voies respiratoires, représente une préoccupation croissante en matière de santé publique à travers le monde. Dans la gestion de cette maladie respiratoire chronique, l’oxygénothérapie se positionne comme un traitement de référence, offrant un soutien vital aux patients confrontés à des difficultés respiratoires souvent graves et handicapantes.

La BPCO est une affection pulmonaire résultant principalement de l’exposition prolongée à des irritants respiratoires, tels que la fumée de tabac. 80% des cas de la BPCO sont liés à une intoxication au tabac. D’autres facteurs sont responsables ou peuvent aggraver cette pathologie respiratoire, c’est le cas de l’exposition à certains polluants de l’air, comme la pollution atmosphérique, l’environnement de travail, avec des métiers dans le secteur de la construction, de l’industrie textile ou encore de la sidérurgie, les antécédents d’infections respiratoires pendant l’enfance ou encore des facteurs héréditaires. Cette BPCO engendre une diminution progressive de la fonction respiratoire, associée à des symptômes tels que la toux chronique, la production de mucosités et une dyspnée persistante. A un stade avancé, des épisodes d’exacerbation plus ou moins fréquents peuvent avoir lieu. L’exacerbation se définit par une aggravation des symptômes et participe à la détermination du stade de la maladie. Le second facteur qui permet de définir le stade de la BPCO est le volume d’expiration maximal par seconde (VEMS1), qui se mesure par un test de spirométrie, réalisé en général par un pneumologue.

Il s’agit d’un réel problème de santé publique, selon l’OMS, elle pourrait être devenir la troisième cause de mortalité en 20301.

 En 2015, on dénombre sur le territoire national environ 150 000 personnes atteintes de formes sévères de la maladie et âgées de plus de 45 ans bénéficiaient d’une oxygénothérapie de longue durée associée ou non à un traitement par ventilation. La principale cause de BPCO est le tabagisme (80% des cas1).

L’oxygénothérapie pour traiter la BPCO

« La BPCO est une maladie qui ne se guérit pas mais sa prise en charge précoce permet d’en ralentir l’évolution, il est aussi possible d’inverser certains symptômes comme la dyspnée », reconnait le Dr Laure-Alea Essari, Pneumologue. Dans les stades évolués de la BPCO, le traitement par oxygénothérapie est alors très souvent proposé afin de fournir un apport supplémentaire en oxygène pour compenser ce manque, réduisant ainsi la sensation d’essoufflement et améliorant la capacité respiratoire et physique des patients. « Je rappelle que l’oxygène est un médicament et qu’il est donc prescrit », ajoute la Médecin.

L’oxygénothérapie va permettre une meilleure oxygénation du sang pour permettre un métabolisme normal de l’organisme. Son principe consiste en l’administration d’oxygène (O2) par l’intermédiaire d’un dispositif médical pour normaliser la concentration en oxygène dans le sang. Bien que le traitement soit un aidant primordial, il est important de rappeler que l’hygiène de vie doit-elle aussi être prise en compte. Le sevrage tabagique est fortement recommandé avant l’initiation d’un traitement de la BPCO par oxygénothérapie longue durée. Si tel n’est pas le cas, des recommandations très strictes seront données au bénéficiaire du traitement afin de garantir sa santé, mais aussi sa sécurité. Ainsi, l’oxygénothérapie apporte un soulagement significatif aux patients BPCO en facilitant leurs activités quotidiennes, en réduisant la fatigue et en améliorant leur capacité à respirer plus aisément. 

L’oxygénothérapie pour soulager la crise d’AVF

L’Algie Vasculaire de la Face (AVF) est une pathologie peu connue. Sa prévalence est estimée à 0.1% de la population et toucherait surtout des sujets masculins âgés en moyenne de 30 ans. « Elle se caractérise par des douleurs sévères situées à l’arrière du crâne et tout autour de l’œil d’une durée de 15 minutes à 3 heures, associée à des signes dits végétatifs, tels que des larmoiements, un écoulement nasal, ou encore une rougeur de l’œil », explique Dr Michel Dib, Neurologue. Beaucoup de patients, comme Isabelle Schaal, évoquent une sensation de migraine intense, incontrôlable. Il existe des formes familiales, faisant suspecter un caractère génétique. La fréquence des crises varie de 1 à 8 par jour, souvent à horaire fixe et nocturne. Deux formes sont définies. On retrouve dans un premier temps la forme épisodique. Il s’agit de la forme la plus fréquente, l’AVF épisodique concernerait près de 80 % des cas. Ici ce sont des alternances de périodes douloureuses avec des crises de 2 à 12 semaines et des périodes de rémission sans aucune crise. Les crises peuvent être liées à la saisonnalité, en automne ou au printemps ou à des facteurs exogènes comme la présence de pollution. La deuxième forme d’AVF est plus rare, il s’agit de la forme chronique. Les crises surviennent pendant plus d’un an sans période de rémission ou avec une rémission d’une durée inférieure à 1 mois/an. « L’oxygénothérapie à haute concentration est un traitement de deuxième intention de la crise d’Algie Vasculaire de la Face », poursuit le Dr Dib. Il existe également le Sumatriptan avec une administration par voie sous-cutanée. Il s’agit d’une molécule qui s’administre avec un stylo auto-injecteur en cas de crises quotidiennes fréquentes. Ce Sumatriptan est délivré sous prescription médicale. « Des effets secondaires sont fréquents comme une vive vasoconstriction qui peut mener à une contre-indication chez certains patients », sensibilise-t-il. Les deux approches thérapeutiques peuvent parfois être combinées en cas de crises sévères ou pluriquotidiennes

Le fonctionnement de l'oxygénothérapie dans l’AVF

En pratique, l’oxygénothérapie consiste à inhaler de l’oxygène médical par masque pendant 15 à 30 minutes. L’oxygène doit être administré à un débit compris entre 7 et 15 L/min. L’administration doit commencer dès les premiers signes de crise d’Algie Vasculaire de la Face pour gagner en efficacité. Des bouteilles d’oxygène pour un usage fixe à votre domicile ou pour un usage en déambulation sont donc disponibles :

  • prêtes à l’emploi avec la fourniture des consommables pour l’administration (masque à oxygène haute concentration, tubulure de raccordement),
  • simples d’utilisation avec des débits préréglés
  • maniables et ergonomiques, avec des accessoires pour le transport de la bouteille portable

A ce jour, il n’existe pas de traitement curatif de l’Algie Vasculaire de la Face. La prise en charge thérapeutique de l’AVF comporte deux types de traitements symptomatiques en période de crise douloureuse qui peuvent être cumulés si besoin : le traitement de crise et le traitement de fond.

Le traitement de fond de l’Algie Vasculaire de la Face

Le traitement de fond est un traitement quotidien qui vise à diminuer la fréquence des crises. Différents traitements médicamenteux peuvent alors être prescrits en fonction du degré de sévérité de la maladie comme le vérapamil (inhibiteur calcique) ou le carbonate de lithium. En cas d’échec de ces thérapies, des antiépileptiques tels que le valproate de sodium ou le topiramate peuvent être utilisés dans les formes chroniques de l’Algie Vasculaire de la Face.

Les traitements chirurgicaux de l’Algie Vasculaire de la Face

En cas d’AVF réfractaire, qui résiste à une thérapie médicamenteuse, des traitements chirurgicaux pourront être réalisés en fonction de la physiopathologie de cette algie. L’approche chirurgicale consiste en un traitement lésionnel ou en une stimulation cérébrale profonde des nerfs grands occipitaux ou du ganglion sphéno-palatin (volumineux bouton contenant des fibres nerveuses reliées aux nerfs crâniens. Il se situe juste derrière la fosse nasale et projette des fibres nerveuses qui innervent les cavités nasale et buccale, ainsi que les glandes lacrymales et la partie supérieure du larynx).

La médecine douce et l’Algie Vasculaire de la Face

En complément des thérapies médicales, des patients peuvent avoir recours à des méthodes alternatives à base de plantes, sophrologie, homéopathie, acupuncture, ostéopathie. Ces alternatives peuvent s’avérer importante pour la prise en charge globale des patients atteint d’AVF.

Quel est le rôle du PSAD dans l’oxygénothérapie ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) est un acteur central de l’oxygénothérapie à domicile. Il intervient bien au-delà de la simple livraison du matériel, en assurant un accompagnement personnalisé, sécurisé et continu du patient.

Mise en place du traitement

Le PSAD :

  • installe le matériel d’oxygénothérapie (concentrateur, bouteilles, oxygène liquide),
  • explique le fonctionnement des dispositifs,
  • adapte l’équipement au mode de vie du patient (domicile, déplacements, activité).

Suivi et sécurité

Il assure :

  • le suivi régulier du traitement et du confort respiratoire,
  • la vérification du bon usage et de l’observance,
  • la sécurité à domicile, essentielle avec l’oxygène (prévention des risques d’incendie, bonne ventilation).

Éducation et coordination

Le PSAD informe le patient et les aidants sur :

  • les règles de sécurité,
  • l’entretien du matériel,
  • les gestes du quotidien compatibles avec l’oxygénothérapie.

Il travaille en lien étroit avec le médecin pour adapter le traitement si nécessaire et garantir une prise en charge optimale.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ - L'Oxygénothérapie

Qu’est-ce que l’oxygénothérapie ?

C’est un traitement qui consiste à administrer de l’oxygène médical à une personne dont les poumons n’apportent plus suffisamment d’oxygène à l’organisme.

Qui peut en bénéficier ?

  • patients atteints de BPCO,
  • insuffisants respiratoires chroniques,
  • certaines maladies pulmonaires ou cardiaques,
  • patients en situation aiguë ou temporaire.

Est-ce un traitement à vie ?

Pas toujours. L’oxygénothérapie peut être temporaire ou permanente, selon la pathologie et l’évolution de l’état respiratoire.

Peut-on sortir et voyager avec de l’oxygène ?

Oui. Il existe des solutions portables permettant de maintenir une vie sociale et des déplacements, sous réserve d’une bonne organisation.

L’oxygène crée-t-il une dépendance ?

Non. L’oxygène ne rend pas dépendant : il compense un manque et améliore l’oxygénation des organes.

Quelles sont les règles de sécurité essentielles ?

  • ne jamais fumer à proximité,
  • éviter flammes et sources de chaleur,
  • bien aérer le logement,
  • respecter les consignes données par le PSAD.

Conclusion

L’oxygénothérapie est un traitement essentiel pour de nombreux patients insuffisants respiratoires. Bien utilisée, elle améliore la respiration, la qualité de vie et parfois la survie.

Le PSAD est un partenaire indispensable dans cette prise en charge : il installe le matériel, accompagne le patient, garantit la sécurité et assure un suivi personnalisé. Grâce à cet accompagnement, les patients peuvent vivre leur traitement plus sereinement, en conservant autonomie et confort respiratoire au quotidien