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Le changement d’heure : un impact sur le sommeil ?

Lecture : 5 min.

Depuis des décennies, le changement d’heure suscite un débat passionné entre partisans et détracteurs. Mais au-delà des arguments économiques et environnementaux, une question cruciale demeure largement sous-évaluée : son impact sur notre sommeil. Alors que nous nous apprêtons à avancer nos horloges d’une heure dans de nombreux pays, il est essentiel d’examiner de plus près les implications de cette pratique sur notre bien-être physique et mental.

L'histoire du changement d'heure

Le concept du changement d’heure, bien qu’il puisse sembler moderne, a en fait des racines historiques profondes, remontant à plusieurs siècles. Les premières idées de changement d’heure apparaissent au XVIIIe siècle, notamment avec l’intention de maximiser l’utilisation de la lumière naturelle pendant les longues journées d’été. Benjamin Franklin, diplomate et inventeur américain, aurait été l’un des premiers à suggérer l’idée de changer l’heure pour économiser des bougies en 1784. Au cours du XIXe siècle, quelques expériences sporadiques de changement d’heure ont été tentées dans différentes parties du monde. Cependant, ces initiatives n’ont pas encore été standardisées et n’ont pas suscité un intérêt généralisé. Le changement d’heure est devenu plus systématique au XXe siècle, principalement pour des raisons économiques et de guerre. Pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont mis en place le changement d’heure pour économiser l’énergie en prolongeant la lumière du jour pendant les mois d’été.

L'entre-deux guerres : l'instauration officielle du changement d'heure

Après la guerre, de nombreux pays ont abandonné le changement d’heure, mais certains l’ont maintenu de manière permanente. Cependant, avec l’approche de la Seconde Guerre mondiale, de nouvelles mesures ont été prises pour économiser l’énergie. En 1940, l’Allemagne nazie a instauré une heure d’été (heure d’avance) pour économiser le carburant nécessaire à l’éclairage. D’autres pays, tels que les États-Unis, ont également adopté le changement d’heure à cette époque. Après la guerre, de nombreux pays ont continué à pratiquer le changement d’heure de manière saisonnière, bien que les raisons initiales liées à l’économie d’énergie aient évolué. Les arguments en faveur du changement d’heure se sont diversifiés pour inclure des considérations telles que la sécurité routière et le bien-être. Au fil des décennies, le changement d’heure a été sujet à des débats croissants. Certains pays ont décidé d’abolir cette pratique, invoquant des préoccupations liées à la santé, au bien-être et à l’impact sur les activités quotidiennes. D’autres ont choisi de maintenir le changement d’heure, arguant de ses avantages économiques et sociaux.

Le changement d'heure : quel impact sur notre sommeil ?

À l’heure où les discussions sur le bien-être mental et la santé globale prennent de l’ampleur, il est crucial d’examiner attentivement l’impact du changement d’heure sur notre sommeil. Le changement d’heure, qu’il s’agisse de passer à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver, peut perturber nos habitudes de sommeil et notre rythme quotidien. Le passage à l’heure d’été, célébré par beaucoup pour ses soirées plus longues et son énergie renouvelée, n’est pas sans conséquence pour notre rythme circadien. Selon les experts en médecine du sommeil, même une simple heure de décalage peut perturber nos horloges biologiques internes, entraînant des troubles du sommeil et une fatigue persistante. Les effets de ce changement sont loin d’être anecdotiques : ils peuvent affecter la concentration, la productivité et même la santé mentale à long terme. D’autre part, le passage à l’heure d’hiver, avec son retour à des matinées plus lumineuses, semble apporter un soulagement pour certains. Cependant, cette transition n’est pas sans son propre lot de défis. Le déclin précoce de la lumière du jour peut entraîner une sensation de déprime saisonnière pour certains individus, perturbant ainsi leur équilibre émotionnel et leur qualité de sommeil. Pourtant, malgré ces inquiétudes, le changement d’heure reste une pratique enracinée dans de nombreux pays. Certains soutiennent qu’il économise de l’énergie en prolongeant les heures d’ensoleillement utiles, tandis que d’autres soulignent son rôle dans la réduction des émissions de carbone.

Comment bien gérer le changement d’heure ?

Avec une approche proactive et quelques ajustements simples, il est possible de minimiser les effets négatifs de cette transition sur notre bien-être. Ajuster son horaire de sommeil quelques jours avant le changement d’heure et décaler progressivement l’heure du coucher et du réveil de 15 à 30 minutes chaque jour permettra à son corps de s’adapter progressivement au nouvel horaire. 

Pendant la journée, passer du temps à l’extérieur pour s’exposer à la lumière naturelle peut aider à réguler l’horloge biologique et à faciliter l’adaptation au nouvel horaire de sommeil. Se créer un environnement de sommeil propice à la relaxation, tout en évitant les écrans lumineux avant le coucher, et s’assurer que sa chambre est calme, sombre et confortable favorisera également un sommeil réparateur. Tout comme limiter de consommer des stimulants comme la caféine et l’alcool avant le coucher, car ils peuvent perturber le sommeil. Il est conseiller d’opter plutôt pour une alimentation saine et équilibrée, tout en s’assurant de rester  hydraté tout au long de la journée. Il est normal que le corps ait besoin de quelques jours pour s’adapter au changement d’heure, alors il faut être flexible et s’accorder le temps nécessaire pour s’ajuster.

L’adaptation peut prendre un certain temps, mais en restant cohérent et en prenant soin de soi,  retrouver rapidement un rythme de sommeil et de vie équilibré sera plus simple.

Quel est le rôle du PSAD face aux troubles du sommeil liés au changement d’heure ?

Le changement d’heure, qu’il soit d’été ou d’hiver, perturbe notre horloge biologique interne. Cette désynchronisation peut entraîner fatigue, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes ou somnolence diurne, en particulier chez les personnes fragiles ou atteintes de maladies chroniques. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) peut jouer un rôle clé dans l’accompagnement de ces périodes de transition.

Accompagnement des patients souffrant de troubles du sommeil

Chez certaines personnes, le changement d’heure peut :

  • aggraver une insomnie chronique,
  • déséquilibrer un traitement pour l’apnée du sommeil,
  • accentuer la fatigue chez les patients sous ventilation ou oxygénothérapie.

Le PSAD intervient pour :

  • vérifier la bonne observance des traitements nocturnes (PPC, ventilation),
  • rassurer et accompagner les patients durant cette phase d’adaptation,
  • adapter les conseils d’utilisation du matériel en fonction des nouveaux horaires de sommeil.

Prévention chez les publics à risque

Certaines populations sont plus sensibles au changement d’heure :

  • personnes âgées,
  • patients atteints de maladies chroniques,
  • enfants,
  • travailleurs en horaires décalés.

Le PSAD contribue à :

  • identifier les signes de déséquilibre du sommeil,
  • prévenir les risques de somnolence diurne et de chutes,
  • orienter vers le médecin si les troubles persistent.

Éducation et conseils personnalisés

Le PSAD a aussi un rôle d’éducation à l’hygiène du sommeil, en rappelant des conseils simples pour limiter l’impact du changement d’heure : exposition à la lumière, régularité des horaires, respect des traitements.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Changement d’heure et sommeil

Pourquoi le changement d’heure perturbe-t-il le sommeil ?

Parce qu’il modifie brutalement nos repères biologiques, notamment la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.

Combien de temps faut-il pour s’adapter ?

En général, 3 à 7 jours, mais cela peut être plus long chez les personnes sensibles ou déjà fatiguées.

Le passage à l’heure d’été est-il plus difficile ?

Oui. Perdre une heure de sommeil est souvent plus mal toléré que d’en gagner une, surtout chez les personnes ayant déjà des troubles du sommeil.

Peut-il aggraver une apnée du sommeil ?

Indirectement oui, en augmentant la fatigue et en perturbant les rythmes de sommeil, ce qui peut accentuer la somnolence diurne.

Quand faut-il consulter ?

Si les troubles du sommeil persistent au-delà de deux semaines, ou s’accompagnent d’une fatigue importante, de troubles de l’humeur ou de difficultés de concentration.

Conclusion

Le changement d’heure n’est pas anodin pour le sommeil. S’il est bien toléré par certains, il peut représenter un véritable défi pour d’autres, en particulier les personnes fragilisées ou souffrant déjà de troubles du sommeil.

Grâce à son rôle de proximité, le PSAD accompagne les patients pendant ces périodes de déséquilibre, en sécurisant les traitements à domicile et en apportant des conseils personnalisés. Mieux comprendre l’impact du changement d’heure, c’est aussi mieux anticiper pour préserver un sommeil de qualité et une meilleure santé globale.

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