Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil : le trouble le plus commun

Ronflements, micros-réveils, fatigue en journée… des symptômes qui ont un réel impact sur la santé. Aujourd’hui, plus de 4% de la population française serait concernée par ce que l’on appelle le syndrome d’apnées du sommeil. Une pathologie qui peut avoir des risques importants si elle n’est pas correctement traitée.

Les apnées du sommeil, c’est quoi ?

« Le trouble le plus commun est ce que l’on appelle le syndrome d’apnées obstructives du sommeil », débute Jean-Michel Arnal, Médecin anesthésiste réanimateur. Un trouble qui concerne des personnes qui, lorsqu’elles s’endorment, ferment leurs voies aériennes au niveau de la gorge, entrainant des difficultés à respirer et donc créant des micros-réveils pendant la nuit. Un facteur de risque cardio-vasculaire qui peut être très dangereuxC’est pourquoi le docteur Arnal insiste sur l’importance de consulter en cas de doute : « Il ne s’agit pas d’une maladie grave. Mais, si elle n’est pas correctement traitée, alors, là, les problèmes peuvent être importants ».  

Apnées du sommeil, à la découverte d’un syndrome

De nombreux symptômes peuvent alerter. C’est le cas des ronflements, des maux de tête au réveil ou encore des phases de fatigue lors de la journée. Des symptômes qui, souvent, sont détectés par l’entourage.

Corinne en est d’ailleurs témoin. A 63 ans, cette toute jeune retraitée raconte avoir été pris en charge pour ses apnées du sommeil, grâce à son compagnon. « Il s’est inquiété parce que je ne respirais plus. J’avoue ne pas en avoir fait plus attention que ça… malheureusement j’ai fini par faire un infarctus, et là, j’ai décidé de l’écouter », raconte-t-elle.  

Elle décide alors de consulter son médecin. A la suite de quoi ce dernier lui suggère de réaliser des examens complémentaires. Direction donc l’hôpital pour une nuit. Une fois ltest du sommeil réalisé, le constat fut immédiat : avec ses 19 apnées par heure, elle doit suivre un traitement. Son médecin l’oriente finalement vers un prestataire de santé qui prend le relais.  

La PPC : Un traitement qui fonctionne

Rapidement tout le processus de mise en place se réalise« Un technicien est venu à mon domicile. Nous avons longuement discuté et il m’a bien expliqué le principe de la machine et de son utilisation », souligne Corinne. Il n’aura suffi que de quelques nuits pour que cette dernière reconnaisse les effets du traitement: « Depuis que je suis appareillée je revis. C’est devenu un automatisme. Le soir quand je me couche je mets le masque sur mon visage. Je ne me vois pas faire sans. Ça fait partie de moi », insiste cette pétillante varoise.  

Ravie de l’efficacité de sa machine à Pression Positive Continue (PPC), qui envoie de l’air sous pression via un masque appliqué sur son visage, elle en prend grand soin. Chaque jour c’est le même rituel : vider le réservoir d’eau et le remplacer par de l’eau claire et nette.« J’en prends soin de mon matériel ! C’est lui qui me permet de passer de belles nuits, mais aussi de belles journées, c’est normal que je le chouchoute », plaisante-t-elle. En plus de son entretien quotidien, Corinne applique les recommandations de son technicien respiratoire à la lettre. Une fois par mois elle nettoie l’intégralité de sa machine au vinaigre blanc. Une routine qu’elle a rapidement su adopter et dont elle fière. 

Un suivi personnalisé pour un traitement efficace

Pleine de vie, Corinne aime se déplacer. Et pour elle, son traitement ne pose aucun problème. En effet, les PPC sont conçues pour être tout terrain ! « Les progrès techniques du matériel ont été très importants ces dernières années, maintenant on a des appareils qui nous permettent de voyager sans aucune difficulté »avoue Jean-Michel Arnal. Un moyen de garantir la continuité du traitement. Avant chaque départ, Corinne doit simplement en informer son prestataire de santé et son médecin. Ensuite, tout est organisé. Un document officiel en version française, mais aussi anglaise, lui sera remis pour prendre l’avion. La machine a été réalisée de façon à ne pas être une gêne lors du contrôle de sécurité. Il suffira de bien vider le réservoir à eau… puis direction les vacances ! 

Afin de garantir le bon suivi de chaque patientil existe également des solutions de télésuiviAujourd’hui, si le patient l’accepte, il peut être suivi à distance, par le prestataire de santé, mais surtout par le médecin. Une manière de garantir l’évolution du traitement et de savoir s’il est bien observant ou non. Ecas de besoin la plupart des corrections peuvent être réalisées directement sur la machine… sans devoir se déplacer ! « C’est efficace car on peut aussi contrôler l’indice d’apnée hypopnée, un indicateur précieux pour évaluer la sévérité des apnées du sommeil et des hypopnées », souligne le docteur Arnal.  

 

Avec ce service, chaque patient bénéficie d’un suivi personnalisé…à la maison. Une fonctionnalité indispensable pour Cyril Chapand, Technico-CommercialDepuis plus de 17 ans, ce passionné exerce le métier de prestataire de santé à domicile. A la fois interlocuteur privilégier du médecin, mais aussi et surtout des patients, il est fier de son travail : « C’est important de réussir à faire accepter le traitement et son suivi aux patients », souligne ce dernier. Avec des journées bien remplies, il ne changerait pour rien au monde son emploi. Il avoue même créer des liens affectifs avec certains patients« Nous rentrons dans leur intimité, nous sommes chez eux… et même dans leur chambre puisque les machines sont à côté du lit ! Alors, forcément, les barrières s’envolent rapidement », raconte Cédric. 

Bien que les apnées du sommeil représentent un trouble nécessitant une prise en charge personnaliséeil reconnaît que tout est mis en place pour faire oublier le syndrome. Et, d’après lui, tout cela est réalisable grâce au traitement, mais aussi avec l’accompagnement : « Le plus beau c’est quand ils vous remercient et vous disent que vous avez changé leur vie… là, vous comprenez tout le sens qu’a votre métier », conclut le Grenoblois.  

Les trois formes d’apnées du sommeil

Aujourd’hui, l’apnée du sommeil est catégorisée en différents types de syndromes.

La forme la plus commune est le Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS). Cela se définit par des pauses respiratoires, des micros-réveils, des phases de respirations haletantes et des suffocations. Le patient se réveille généralement avec des signes d’étouffements, mais aussi d’angoisse. Le symptôme le plus fréquent est le ronflement. L’obésité est en général la première cause de ces apnées. Avec l’âge, les organes au niveau de la gorge se relâchent pouvant provoquer également un rétrécissement des voies respiratoires. La prise de médicaments, le tabagisme et l’alcool sont aussi des facteurs du SAOS.  

La deuxième forme d’apnée se nomme l’apnée centrale du sommeil. Elle est provoquée par une altération du contrôle de la respiration par le cerveau. Les personnes touchées respirent plus lentement. Contrairement au SAOS, cette apnée n’est pas automatiquement associée au ronflement. Elle n’est pas non plus provoquée par l’obésité. Tout comme l’apnée obstructive, l’apnée centrale du sommeil peut toucher le cerveau en le privant d’oxygène, et par conséquent entraîner une insuffisance cardiaque. Avec ce risque, il est donc recommandé de réaliser d’autres examens afin de contrôler le cerveau et le tronc cérébral.  

La troisième forme d’apnée du sommeil est l’apnée mixte. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un mélange entre le syndrome d’apnées obstructives du sommeil et l’apnée centrale du sommeil.   

Par ailleurs, il existe un dernier type d’apnée du sommeil, mais bien moins présent : le syndrome d’obésité-hypoventilation. Ici, les patients sont pour la plupart des individus atteints d’obésité morbide. Le fort excès de graisses entraîne une compression immédiate des poumons et des voies respiratoires, le développement d’apnées du sommeil est donc possible.  

Quel est le rôle du PSAD dans le syndrome d’apnées du sommeil ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) joue un rôle central dans la prise en charge du syndrome d’apnées du sommeil, en particulier lorsque le traitement repose sur une PPC (Pression Positive Continue) ou une orthèse d’avancée mandibulaire.

Son rôle commence après le diagnostic médical, posé par un médecin spécialiste du sommeil, et s’articule autour de plusieurs missions essentielles :

  • Installation et mise en service du dispositif
    Le PSAD installe le matériel à domicile, règle les paramètres prescrits et explique son fonctionnement de manière personnalisée.

  • Éducation thérapeutique du patient
    Il accompagne le patient dans la prise en main du traitement : port du masque, entretien du matériel, gestion des effets secondaires (sécheresse, fuites, inconfort).

  • Suivi et observance du traitement
    Grâce aux données enregistrées par les appareils, le PSAD s’assure que le traitement est efficace et bien toléré, et alerte le médecin en cas de difficulté.

  • Maintenance et assistance technique
    Le PSAD assure l’entretien du matériel, le remplacement des consommables (masque, tuyau, filtres) et une assistance en cas de panne ou de problème.

En résumé, le PSAD est un acteur clé du succès du traitement, en assurant un lien constant entre le patient et l’équipe médicale.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Syndrome d’apnées du sommeil

Le syndrome d’apnées du sommeil est-il grave ?

Oui, lorsqu’il n’est pas traité, il peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, de diabète, d’AVC et d’accidents liés à la somnolence (notamment sur la route).

Ronfler signifie-t-il forcément avoir de l’apnée du sommeil ?

Non. Le ronflement est un symptôme fréquent, mais tous les ronfleurs ne sont pas apnéiques. En revanche, l’apnée du sommeil s’accompagne souvent de pauses respiratoires, de réveils nocturnes et d’une fatigue persistante.

La PPC est-elle un traitement à vie ?

Pas nécessairement. Le traitement dépend de la cause et de l’évolution de la maladie. Une perte de poids, une chirurgie ou une orthèse peuvent parfois permettre d’adapter ou d’arrêter la PPC, sous contrôle médical.

Est-ce que la PPC est remboursée ?

Oui. En France, la PPC est prise en charge par l’Assurance Maladie, à condition que l’observance du traitement soit suffisante.

Peut-on voyager avec un appareil de PPC ?

Absolument. Les appareils sont transportables, autorisés en cabine dans les avions, et peuvent fonctionner avec des adaptateurs ou batteries spécifiques.

Conclusion

Le syndrome d’apnées du sommeil est une pathologie fréquente mais encore largement sous-diagnostiquée. Ses conséquences sur la santé physique, mentale et la qualité de vie peuvent être importantes lorsqu’elle n’est pas prise en charge.

Heureusement, des solutions efficaces existent. Le diagnostic précoce, l’accès à un traitement adapté et l’accompagnement par des professionnels spécialisés, notamment le PSAD, permettent d’améliorer significativement le sommeil, la vigilance et la santé globale des patients.

Si des symptômes évocateurs sont présents, consulter un professionnel de santé reste la première étape vers un sommeil réparateur et une meilleure qualité de vie.

Les différentes formes d’insomnies

L’insomnie se définit comme un sommeil difficile à obtenir, insuffisant, ou non-récupérateur qui s’accompagne de perturbations diurnes, telles que la fatigue, la somnolence, des troubles de la mémoire, de la concentration ou de l’humeur. Plus d’un tiers de la population aurait des difficultés à dormir et près de 10% des adultes auraient recours à la prise de médicaments pour passer une meilleure nuit, de façon ponctuelle, voire quotidiennement. Provoquant de nombreux effets néfastes sur la santé, les insomnies sont par ailleurs nombreuses et distinctes. Voici la famille des insomnies.

Les causes de l'insomnie

De nombreux facteurs peuvent développer des insomnies. C’est pourquoi il est recommandé de limiter certaines consommations comme l’alcool, la caféine, le tabac, et de plutôt favoriser une alimentation saine et équilibrée, associée à une activité physique régulière.

Les risques de l’insomnie

En plus de créer une nuit compliquée, les insomnies sont vectrices de risques plus importants, à plus ou moins long terme : des risques cardio-vasculaires, une prise de poids, une baisse des défenses immunitaires, des problèmes psychologiques, des risques de diabète ou encore une hypertension artérielle.

Aiguës, chroniques, secondaires, médicales, d’hygiène du sommeil, idiopathiques, l’agnosie du sommeil… toutes ces formes d’insomnies ont leur propre histoire…

Les insomnies aiguës

L’insomnie aiguë d’ajustement est causée par un événement difficile ou un facteur stressant tel qu’un deuil ou une perte d’emploi. Ces insomnies sont présentes quelques jours et disparaissent finalement en moins de trois mois.
En règle générale, ce problème disparaît rapidement à la fin du traumatisme ou des facteurs en cause. Chez les personnes les plus vulnérables, il arrive que l’insomnie persiste et devienne ainsi chronique.

Les insomnies chroniques

L’insomnie chronique est une insomnie qui survient plus de trois fois par semaine et depuis plus de trois mois.
Répétée nuit après nuit, elle fragilise la résistance de la personne vis-à-vis du stress et des agressions de la vie de tous les jours.

Ses causes sont généralement psychologiques ou psychiatriques, et cela est souvent dû à de l’anxiété et de la dépression. Dans ces cas-là, l’insomnie accentue la détresse psychologique, entraînant un véritable cercle vicieux dont il est difficile de s’en détacher. Le stress est également un grand pourvoyeur d’insomnies.

Les conditions liées à l’environnement ou au mode de vie sont également impliquées dans ces insomnies.

Les insomnies secondaires

Il s’agit des cas où l’insomnie est secondaire à un autre trouble, ou plutôt à une autre maladie. Les troubles les plus fréquents sont ceux de l’humeur, notamment la dépression. Il s’agit d’un symptôme rencontré dans de nombreuses pathologies médicales, psychiatriques et neurologiques. Elle peut être aussi secondaire à des facteurs non spécifiques, tels que les douleurs, la fièvre, les difficultés respiratoires ou la prise de certains médicaments.

Les insomnies médicales

Ces insomnies sont secondaires à des maladies organiques tels que le reflux gastro-oesophagien, l’asthme ou encore l’hyperthyroïdie. Ces insomnies sont aussi liées aux troubles spécifiques du sommeil tels que le syndrome des jambes sans repos.

Les insomnies d’hygiène du sommeil

L’insomnie provoquée à cause d’une mauvaise hygiène du sommeil est générée par des habitudes de vie incompatibles avec l’installation et le maintien du sommeil. Ces comportements nuisibles sont de deux types : 
Le premier correspond aux comportements qui empêchent le maintien du sommeil. Il s’agit par exemple d’un temps passé au lit trop important, de trop grandes variations des horaires de sommeil, ou de siestes réalisées en journée, comme en soirée.
Les autres comportements nuisibles sont ceux qui augmentent le niveau d’activation, par exemple la consommation de caféine, de nicotine, d’alcool en excès, ou encore l’activité physique ou intellectuelle intense proche du coucher.
L’ensemble de ces consommations modifient l’architecture du sommeil et peuvent renforcer son effet chronique.

L’agnosie du sommeil

Lorsqu’une personne est persuadée de souffrir d’insomnie, alors on parle d’agnosie du sommeil. Si cette dernière à réellement l’impression de très mal dormir, voire de ne pas dormir, il ne s’agit pas d’une simulation, mais d’une difficulté à évaluer la qualité du sommeil. Des examens, notamment la polysomnographie, peuvent pourtant déterminer que leur sommeil est correct.

Les insomnies idiopathiques

Il s’agit de cas rares où il existe réellement une incapacité à obtenir une quantité ou une qualité du sommeil suffisante. Ces insomnies sont stables et non influencées par le stress. Elles apparaissent dès l’enfance, et il semblerait qu’elles soient causées par une anomalie du contrôle neurologique du système veille-sommeil.

Quel est le rôle du PSAD dans les troubles du sommeil ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) est le plus souvent associé aux pathologies respiratoires du sommeil, comme l’apnée. Pourtant, son rôle s’étend aussi à l’accompagnement de certains troubles du sommeil, notamment chez les patients souffrant d’insomnies chroniques associées à une pathologie ou à un traitement médical.

Un acteur complémentaire du parcours de soins

L’insomnie n’est pas une maladie isolée : elle est fréquemment liée à des troubles respiratoires du sommeil, à des maladies chroniques, à des douleurs, à l’anxiété ou à des rythmes de vie désynchronisés. Dans ce contexte, le PSAD intervient en complément du médecin et du spécialiste du sommeil, sans se substituer à eux.

Accompagnement des insomnies associées à un traitement

Chez les patients appareillés (PPC, ventilation, oxygénothérapie), l’insomnie peut être aggravée ou déclenchée par le traitement lui-même :

  • difficultés d’endormissement liées au port du masque,
  • réveils nocturnes répétés,
  • inconfort, bruit, sensation d’oppression.

Le PSAD joue alors un rôle clé pour :

  • adapter le matériel (choix du masque, réglages, humidification),
  • améliorer le confort nocturne, souvent déterminant dans l’endormissement,
  • réduire les micro-éveils liés au dispositif.

Éducation et conseils autour du sommeil

Sans poser de diagnostic, le PSAD peut sensibiliser le patient à des bonnes pratiques favorables au sommeil, en lien avec le traitement :

  • régularité des horaires de coucher,
  • environnement de sommeil adapté,
  • gestion de l’anxiété liée à l’appareillage,
  • explication des mécanismes du sommeil pour dédramatiser les réveils nocturnes.

Cette approche pédagogique contribue à réduire l’hypervigilance nocturne, très fréquente chez les personnes souffrant d’insomnie.

Repérage et orientation

Enfin, le PSAD est souvent l’un des professionnels qui échange le plus régulièrement avec le patient. Il est donc bien placé pour repérer :

  • une insomnie persistante ou qui s’aggrave,
  • une fatigue diurne disproportionnée,
  • un mal-être lié au sommeil.

Dans ces situations, il peut alerter le médecin prescripteur et encourager une prise en charge adaptée, comme une consultation spécialisée ou une thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I).

En résumé, le PSAD contribue à améliorer le sommeil global du patient, en optimisant le confort des traitements, en accompagnant les difficultés d’endormissement et en favorisant une meilleure observance, essentielle à l’efficacité des soins.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Vos questions sur les différentes formes d’insomnies

Quelle est la différence entre insomnie aiguë et insomnie chronique ?

L’insomnie aiguë (ou transitoire) dure de quelques jours à quelques semaines. Elle est souvent liée au stress, à un événement de vie ou à un changement de rythme.
L’insomnie chronique se définit par des troubles du sommeil présents au moins trois nuits par semaine pendant plus de trois mois, avec un retentissement sur la qualité de vie.

Pourquoi a-t-on du mal à s’endormir le soir ?

Les difficultés d’endormissement peuvent être liées :

  • au stress ou à l’anxiété,
  • à une hyperactivité mentale,
  • à l’exposition aux écrans avant le coucher,
  • à un décalage du rythme circadien,
  • ou à une mauvaise hygiène du sommeil.
    Cette forme d’insomnie est appelée insomnie d’endormissement.

Les réveils nocturnes sont-ils un signe d’insomnie ?

Les réveils nocturnes fréquents peuvent correspondre à une insomnie de maintien du sommeil, surtout lorsqu’ils s’accompagnent d’une difficulté à se rendormir.

Ils peuvent être favorisés par l’anxiété, des douleurs, des troubles respiratoires du sommeil ou des facteurs hormonaux.

L’insomnie peut-elle être liée à un autre trouble du sommeil ?

Oui. Certaines insomnies sont secondaires à d’autres troubles du sommeil, comme :

  • le syndrome d’apnées obstructives du sommeil,
  • le syndrome des jambes sans repos,
  • les parasomnies,
  • ou les troubles du rythme veille-sommeil.
    Dans ces situations, traiter la cause sous-jacente est essentiel pour améliorer durablement le sommeil 

Quand faut-il consulter pour une insomnie persistante ?

Il est recommandé de consulter lorsque l’insomnie :

  • dure depuis plusieurs semaines,
  • devient fréquente ou chronique,
  • impacte la vigilance, l’humeur ou la concentration,
  • ou s’accompagne de symptômes nocturnes inhabituels (ronflements, pauses respiratoires, agitation).

Conclusion – Les différentes formes d’insomnies

L’insomnie ne se résume pas à une simple difficulté à s’endormir. Elle recouvre des réalités très diverses, allant de l’insomnie d’endormissement aux réveils nocturnes fréquents, en passant par les réveils précoces ou les insomnies chroniques. Comprendre ces différentes formes permet de mieux identifier les mécanismes en jeu et d’éviter une banalisation excessive de troubles qui peuvent, à terme, altérer profondément la qualité de vie.

Qu’elle soit transitoire ou installée, l’insomnie est souvent le reflet d’un déséquilibre entre le rythme biologique, les facteurs psychologiques, l’environnement et les habitudes de vie. Stress, anxiété, douleurs, troubles respiratoires du sommeil ou dérèglement du rythme circadien peuvent en être à l’origine. C’est pourquoi une approche globale, prenant en compte l’ensemble du contexte de vie et de santé, est essentielle.

Reconnaître la forme d’insomnie dont on souffre constitue une première étape déterminante vers une prise en charge adaptée. Un sommeil de mauvaise qualité n’est jamais anodin : lorsqu’il devient chronique, il peut impacter la vigilance, l’humeur, la santé mentale et le fonctionnement quotidien. Heureusement, des solutions existent, à condition de ne pas rester seul face aux troubles et de s’appuyer sur un accompagnement approprié.

 

Si les difficultés de sommeil persistent plusieurs semaines ou affectent votre fonctionnement quotidien, il est recommandé d’en parler à votre médecin afin d’en identifier la cause et d’envisager une prise en charge adaptée.