SOS Oxygène présente une étude lors du Congrès du sommeil de la SFRMS de Lille !

L’observance et l’adhésion au traitement par Pression Positive Continue (PPC) dans la prise en charge du Syndrome d’Apnée du Sommeil est un enjeu majeur. Grâce à une une enquête d’évaluation du confort du patient et de son entourage avec le traitement par PPC et l’impact sur l’observance, Nicolas Lasserre, Responsable développement Ventilation Sud, Delphine Delample, Recherche et développement et AbdelKebir Sabil, Responsable scientifique & Directeur de recherche scientifique ont pu apporter davantage d’explications aux professionnels.

Une enquête sur l’observance de la machine PPC enrichissante

« Il existe des facteurs prédictifs et des causes d’inobservance, tels que l’âge, le sexe ou encore certaines comorbidités », débute Nicolas Lasserre. « Nous nous sommes donc demandé, par notre connaissance des patients dans leur environnement du domicile, s’il existait un lien entre la perception du confort décrite par le patient sous PPC et son observance », poursuit ce dernier. De là est donc né l’enquête d’évaluation « Comfort’PAP ». Une enquête qui s’est réalisée au cours de visites d’observance en routine à domicile qu’elle soit à 8 jours ou après plusieurs années pour donner suite à la mise en place de la machine PPC, qui, rappelons-le a pour objectif de lutter contre les apnées du sommeil. « Les techniciens ont recueilli un questionnaire qui avait pour but d’évaluer le ressenti global, le confort du traitement et la manipulation du matériel, ainsi que le ressenti de l’entourage », reconnait Nicolas. Ce travail, qui a été accepté par le conseil scientifique de la SFRMS pour une présentation sous forme de ePoster numérique. Ce dernier relate les premiers résultats sur 326 patients. Un score élevé au questionnaire indique une mauvaise évaluation de la perception du traitement par PPC. Ainsi les patients présentant une observance inférieure à 2 heures par jour avaient les scores les plus élevés et ceux présentant une observance supérieure à 4 heures les plus faibles. L’évaluation du confort perçu par le patient dès le début du traitement pourrait être un indicateur de risque car il impacte directement l’observance.

Grâce à la mobilisation de toute l’équipe, cette dernière a pu répondre aux questions émises par les participants du congrès, mais aussi par un membre du conseil scientifique de la SFRMS : « Ce ePoster a même suscité la curiosité des médecins, mais aussi des paramédicaux spécialistes du sommeil ! », se réjouit le Responsable développement Ventilation Sud.  

Fort des retours positifs reçus, mais aussi des encouragements de quelques médecins, l’équipe SOS Oxygène poursuit le projet avec aujourd’hui plus de 700 patients volontaires ! Une prochaine présentation est même en préparation… affaire à suivre.

La particularité du sommeil des adolescents

Les adolescents d’aujourd’hui vivent dans un monde connecté en permanence, où la technologie, les responsabilités académiques et les activités sociales s’entremêlent souvent au détriment de leur précieux sommeil. Cette réalité soulève des préoccupations majeures en matière de santé et d’éducation, car le sommeil est un élément essentiel du développement physique et mental des jeunes.

Un besoin de sommeil négligé pour les jeunes

Selon les experts en santé, les adolescents ont besoin de 8 à 10 heures de sommeil par nuit pour favoriser une croissance saine, une concentration optimale et une stabilité émotionnelle. Comprenez donc qu’ils ont besoin de plus d’heures de sommeil qu’un adulte. Cependant, de nombreux adolescents ne s’approchent pas de ces chiffres idéaux en raison d’un ensemble de facteurs complexes.

L’un de ces facteurs est le défi biologique que représente l’adolescence. Pendant cette période, le rythme circadien naturel de l’organisme subit des changements importants. Les adolescents ont tendance à avoir un horaire de sommeil plus tardif, ce qui signifie qu’ils ont du mal à s’endormir tôt le soir et à se réveiller tôt le matin. Cette réalité peut entrer en conflit avec les horaires scolaires traditionnels qui commencent souvent tôt le matin.

L’influence des écrans sur le sommeil des adolescents

L’utilisation généralisée des écrans, y compris les téléphones intelligents, les ordinateurs et les téléviseurs, a également un impact négatif sur le sommeil des adolescents. La lumière bleue émise par ces appareils peut perturber la production de mélatonine, l’hormone du sommeil, rendant plus difficile l’endormissement. De plus, le contenu stimulant ou stressant des écrans peut les maintenir éveillés plus longtemps que prévu.

Les adolescents sont souvent soumis à d’énormes pressions académiques, sociales et familiales. Les devoirs, les activités parascolaires et les obligations sociales peuvent réduire le temps disponible pour le sommeil. Certains adolescents se tournent vers la caféine ou d’autres stimulants pour compenser le manque de sommeil, ce qui peut aggraver le problème.

Conséquences pour la santé et l’éducation

Le sommeil insuffisant ou perturbé chez les adolescents peut avoir de graves conséquences. Cela peut entraîner une fatigue chronique, des problèmes de concentration, des troubles de l’humeur, des problèmes de comportement et une diminution des performances académiques. En outre, des études ont montré que le manque de sommeil chez les adolescents est associé à un risque accru de problèmes de santé à long terme, tels que l’obésité et les troubles métaboliques.

Il est donc recommandé d’éduquer les adolescents et leurs parents sur l’importance du sommeil et sur les stratégies pour l’améliorer. Cela inclut l’adoption de routines de sommeil régulières, la limitation de l’exposition aux écrans avant le coucher et la gestion des niveaux de stress.

En reconnaissant ces défis et en prenant des mesures pour les relever, nous pouvons contribuer à assurer un avenir plus sain et plus équilibré pour la prochaine génération. Il est temps de placer le sommeil des adolescents au premier plan de nos priorités, car il est essentiel pour leur bien-être et leur réussite futures.

Quel est le rôle du PSAD dans le sommeil des adolescents ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) intervient principalement dans l’accompagnement et l’éducation autour des troubles du sommeil chez les adolescents, notamment ceux présentant des pathologies respiratoires ou des troubles du sommeil comme l’apnée ou l’insomnie.

Observation et repérage des troubles

Les adolescents ont un sommeil souvent décalé ou irrégulier, ce qui peut masquer des troubles sous-jacents. Le PSAD peut :

  • observer les signes de fatigue excessive ou de somnolence diurne,
  • identifier des symptômes évocateurs d’apnée du sommeil ou d’insomnie,
  • informer les parents et les adolescents sur la nécessité de consulter un médecin si besoin.

Accompagnement et conseils personnalisés

Le PSAD aide à :

  • expliquer l’importance d’un rythme régulier de sommeil,
  • proposer des stratégies pratiques pour améliorer la qualité du sommeil,
  • accompagner les adolescents sous traitement respiratoire (PPC, oxygène) pour assurer confort et observance.

Coordination avec l’équipe médicale

Le PSAD transmet les informations pertinentes au médecin, permettant :

  • un suivi efficace des troubles du sommeil,
  • des ajustements thérapeutiques si nécessaire,
  • une approche globale centrée sur la santé et le bien-être de l’adolescent.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Le sommeil des adolescents

Combien d’heures de sommeil faut-il à un adolescent ?

En moyenne, 8 à 10 heures par nuit sont nécessaires pour un adolescent en pleine croissance.

Pourquoi le sommeil des adolescents est-il décalé ?

Leur horloge biologique est naturellement décalée vers plus tard : ils s’endorment plus tard et ont tendance à se lever plus tard le matin.

Quels sont les signes d’un sommeil insuffisant ?

  • fatigue ou somnolence diurne,
  • difficultés de concentration et baisse des performances scolaires,
  • irritabilité et changements d’humeur,
  • accidents de la route ou incidents liés à la fatigue (chez les adolescents conducteurs).

Les écrans perturbent-ils le sommeil ?

Oui. La lumière bleue des écrans le soir retarde l’endormissement et diminue la qualité du sommeil.

Que faire si l’adolescent ronfle ou présente des pauses respiratoires ?

Il faut consulter un médecin : cela peut être le signe d’une apnée du sommeil, qui nécessite un suivi et éventuellement un traitement adapté.

Conclusion

Le sommeil des adolescents est naturellement particulier, souvent décalé et sensible aux perturbations liées aux écrans, aux horaires scolaires ou aux troubles respiratoires.

Le PSAD accompagne ces adolescents et leurs familles, en repérant les signes de troubles, en optimisant les traitements respiratoires si nécessaires, et en transmettant des conseils pratiques pour favoriser un sommeil réparateur. Une approche éducative et coordonnée permet aux adolescents de retrouver énergie, concentration et bien-être, essentiels pour leur croissance et leur quotidien.

Apnées du sommeil et vacances : Attention à la somnolence au volant !

Privation de sommeil liée au travail, au style de vie, à des médicaments ou à une pathologie comme le syndrome d’apnées du sommeil, à la veille d’un nouveau week-end de départs en vacances, la somnolence au volant reste un fléau qui se ressent davantage en période de forte affluence de circulation de la route.

Des facteurs majeurs qui contribuent à la somnolence au volant

Le manque de sommeil est une évidence lorsque l’on parle de somnolence au volant. Et pour cause, ne pas dormir suffisamment la nuit précédente de courts ou longs trajets peut fatiguer mentalement et physiquement le conducteur, surtout s’il ne prend pas le temps de faire des pauses régulières.

La somnolence serait impliquée dans 15 à 33% des accidents mortels (1). Ces effets sont comparés à celui de l’alcool, à savoir : une nuit blanche = un taux d’alcoolémie à 0,9 g/l… et en parlant d’alcool, ce dernier, mais aussi et les drogues, y compris les médicaments sédatifs, peuvent intensifier la somnolence et aggraver les effets de la fatigue. L’alcool altère la coordination, la réactivité, la perception et le jugement du conducteur. Par conséquent, il est plus difficile de réagir rapidement face aux situations d’urgence, de maintenir une trajectoire stable, de respecter les distances de sécurité et de prendre des décisions rationnelles.

10 à 20% des accidents routiers commencent par un bâillement

Les bâillements sont un phénomène courant et naturel qui peuvent survenir pour de nombreuses raisons, y compris la fatigue, l’ennui ou le manque d’oxygène. Les statistiques sur les accidents de la route liés à la somnolence varient selon les études et les pays, mais il est largement reconnu que les bâillements alertes et doivent être pris en compte. Trop d’accidents commencent par un bâillement. La Sécurité Routière annonce que 10 à 20 % des accidents de voiture sont provoqués par des conducteurs qui s’endorment au volant. La somnolence entraîne d’ailleurs un risque d’accident 8 fois supérieur à une conduite en état normal de vigilance et dès les premiers signes, le risque d’accident est multiplié par 3 ou 4.

De ce fait, la somnolence au volant est l’une des premières causes d’accidents mortels sur l’autoroute. Elle représente environ un tiers des cas : des modèles ont estimé que 15 à 33 % des accidents mortels pouvaient impliquer des conducteurs somnolents. Et ce, parce que la somnolence affaiblit insidieusement les facultés de conduite du conducteur, provoquant des accidents qui sont souvent graves, le conducteur n’ayant pas freiné.

Ce facteur humain d’accident est en lien avec la privation chronique de sommeil, le travail à horaires irréguliers et le style de vie comme le jet lag social. Il s’agit pour ce dernier d’un trouble bien documenté du rythme veille/sommeil qui se caractérise par un temps de sommeil raccourci au cours de la semaine, surtout du fait de couchers tardifs et de levers tôt, et un allongement de la durée associé à un décalage du sommeil le week-end (un réveil retardé le samedi et le dimanche).

Pour bien comprendre, lorsque l’on somnole au volant, on plonge dans des périodes de micro-sommeil de 1 à 4 secondes… Et 4 secondes, c’est 150 mètres parcourus en roulant à 130 kilomètres/heure ! Un bref instant qui peut être fatal. Pour l’année 2021, les sociétés d’autoroutes ont recensé 131 accidents mortels. En 2022, cela a augmenté de 14 % par rapport à 2019. C’est dire l’importance de reconnaître les signes d’alerte, de fatigue et d’adopter la bonne attitude au volant, notamment en faisant des pauses toutes les deux heures.

Toutes les deux heures, la pause s’impose !

La plupart des conducteurs le savent, la pause toutes les deux heures est essentielle pour garantir leur conduite. Malheureusement cela est encore trop mis de côté. Dans son rapport de 2023, l’ASFA autoroutes place en effet la fatigue et la somnolence au deuxième rang des facteurs d’accidents mortels (18 % des accidents), devant la vitesse (16 %), et juste derrière les conduites sous l’emprise d’alcool, de stupéfiants ou de médicaments (23 %). Selon les résultats du dernier baromètre de la conduite responsable établie par la Fondation VINCI Autoroutes, plus d’1 conducteur sur 8 a déjà eu, ou failli avoir, un accident lié à la somnolence. Cette somnolence au volant est bien évidement présente sur les autres réseaux routiers tels que les routes départementales ou nationales.

Troubles du sommeil et somnolence au volant

De nombreuses pathologies du sommeil comme le syndrome des apnées du sommeil (SAOS), mais aussi certains médicaments peuvent aussi en être responsables.  D’après le Conseil National de la Sécurité Routière, 75 % des patients apnéiques ignorent qu’ils ont un risque plus élevé de somnolence. Pourtant, les troubles du sommeil peuvent jouer un rôle significatif dans l’apparition de la somnolence au volant. Lorsqu’une personne souffre de problèmes de sommeil, elle peut éprouver de la fatigue excessive pendant la journée, ce qui augmente le risque d’endormissement ou de somnolence pendant la conduite. Le risque d’accident des conducteurs apnéiques est ainsi deux fois plus important que celui des personnes non concernées par cette maladie. Ce trouble du sommeil a été reconnu par l’European Respiratory Society (ERS) comme un facteur de risque d’accidents de la route, qui suggère que les médecins devraient systématiquement explorer la somnolence diurne excessive chez leurs patients apnéiques. Néanmoins, cette étude rappelle l’importance et l’efficacité du traitement par Pression Positive Continue (PPC), qui permet de corriger les apnées du sommeil et donc la somnolence en journée, et forcément sur la route.

Concernant les personnes insomniaques, 4,1 % avaient eu un accident lié à la somnolence dans les 12 derniers mois et 9 % s’étaient endormis au volant au moins une fois. Pour les hypersomnies, et notamment la narcolepsie, celles-ci constituent des pathologies à risque accidentel élevé, mais les études sont divergentes. (Pr Pierre Philip).

BOSS : la première échelle de risque de somnolence au volant en cas de trouble du sommeil

En mai 2023 le Bordeaux Sleepiness Scale (échelle de somnolence de Bordeaux- BOSS) a fait son apparition. Ce questionnaire est spécifiquement conçu pour évaluer le risque de conduite lié au sommeil chez les personnes souffrant de troubles du sommeil dont les apnéiques, insomniaques, narcoleptiques, hypersomniaques, sans oublier ceux diagnostiqués avec un syndrome des jambes sans repos.

 

BOSS examine les kilomètres parcourus et l’auto-perception de la somnolence. L’échelle BOSS fournit une évaluation simple et fiable du risque de conduite lié au sommeil. Les spécialistes à l’origine de ce questionnaire recommandent aux différents médecins de réaliser ce questionnaire auprès de leurs patients apnéiques.

Quels réflexes adopter pour éviter la somnolence au volant ?

Les règles de bon sens veulent que l’on ne conduise pas si nous sommes en dette de sommeil, et d’éviter les « heures à risque », c’est-à-dire celles qui se situent de 2h à 5h la nuit(2), puisque le risque d’accident mortel est 4 fois plus grand la nuit. Il est également recommandé de respecter des étapes successives, et importantes, lors des pauses, à savoir, se forcer à s’accorder un temps de repos, même quelques instants seulement avec la tête dans les bras posés sur le volant et les yeux fermés. Mais aussi s’exposer à la lumière, sortir du véhicule et faire quelques minutes d’activité physique. L’idéal est de garer sa voiture un peu loin de la station-service ou d’un magasin d’autoroute afin de marcher pour les rejoindre. Et enfin, terminer par un en-cas, mais à base de protéines et non de sucres, ceux-ci condamnant, quelques dizaines de minutes plus tard, à un rebond de fatigue : plutôt un sandwich au jambon et au fromage qu’une barre chocolatée ou des chips, et de manger à la lumière, ou s’il fait nuit, mieux vaut le consommer dans la boutique éclairée que dans l’obscurité du parking. Il est également conseillé de boire un café, qui va donner un coup de fouet pendant deux heures environ. Et surtout, dès que vous ressentez un épisode de somnolence au volant, il est urgent de s’arrêter et/ou de faire une pause.(3)

Vous l’aurez compris, la sécurité routière est l’affaire de tous, et chacun doit prendre ses responsabilités pour réduire les risques d’accidents graves.… cela évitera forcément de perdre les pédales !

Quel est le rôle du PSAD face à la somnolence au volant ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) intervient indirectement dans la prévention des accidents liés à la somnolence, notamment chez les patients souffrant de troubles du sommeil, tels que l’apnée du sommeil, l’insomnie ou d’autres pathologies respiratoires.

Détection et accompagnement

Le PSAD peut :

  • repérer la fatigue excessive et la somnolence diurne chez les patients, grâce à ses observations régulières,
  • expliquer les risques liés à la conduite en état de somnolence,
  • sensibiliser le patient et sa famille à l’importance de respecter le sommeil et les traitements prescrits.

Optimisation du traitement et amélioration du sommeil

Chez les patients sous traitement respiratoire (PPC, oxygène, ventilation), le PSAD :

  • vérifie l’efficacité du traitement,
  • ajuste le matériel pour réduire les micro-réveils nocturnes,
  • prodigue des conseils sur l’hygiène du sommeil.

Une meilleure qualité de sommeil nocturne se traduit par une vigilance accrue pendant la journée, réduisant le risque de somnolence au volant.

Coordination avec le médecin

Le PSAD assure le lien avec le médecin prescripteur si la fatigue diurne persiste malgré un traitement optimal, permettant :

  • un ajustement du traitement,
  • une orientation vers un spécialiste du sommeil si nécessaire,
  • une prévention personnalisée des risques liés à la conduite.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Somnolence au volant

Pourquoi la somnolence au volant est-elle dangereuse ?

Même un court endormissement (2-3 secondes) peut provoquer un accident, car le conducteur perd le contrôle du véhicule et ne réagit pas aux dangers.

Quels sont les signes précurseurs ?

  • bâillements fréquents,
  • yeux qui piquent ou se ferment,
  • difficultés à garder le cap,
  • oublis de panneaux ou ralentissements,
  • sensation de lourdeur ou fatigue intense en conduisant.

Quels sont les principaux facteurs ?

  • manque de sommeil,
  • troubles respiratoires du sommeil (apnée),
  • médicaments somnolents,
  • conduite prolongée,
  • horaires décalés ou travail de nuit.

Comment prévenir la somnolence au volant ?

  • respecter le nombre d’heures de sommeil recommandé (7 à 9 h),
  • faire des pauses toutes les 2 heures lors de longs trajets,
  • éviter les repas lourds avant la conduite,
  • alterner la conduite avec un passager,
  • utiliser la PPC ou le traitement prescrit en cas de troubles respiratoires.

Que faire si la somnolence survient en conduisant ?

  • s’arrêter immédiatement dans un lieu sûr,
  • faire une courte sieste de 15-20 minutes,
  • se dégourdir les jambes et boire de l’eau,
  • éviter de reprendre le volant si la fatigue persiste.

Conclusion

La somnolence au volant est un danger réel, responsable de nombreux accidents chaque année. Une bonne qualité de sommeil, une gestion efficace des troubles du sommeil et le respect de règles simples sont essentiels pour prévenir ce risque.

Le PSAD accompagne les patients à risque, en optimisant le traitement respiratoire, en sensibilisant à l’importance du sommeil et en coordonnant avec le médecin pour réduire la fatigue diurne. Grâce à cette approche, le patient peut conduire en toute sécurité et protéger sa vie et celle des autres.

Sources :

1. Somnolence au volant et risque accidentel. Pistes de Prévention. Note d’orientation. Somnolence et Risque accidentel – version finale – Mars 2016 – Conseil National de la Sécurité Routière – Comité des Experts

2. Cenas – Médecine du Sommeil

3. Sécurité Routière

Le syndrome obésité-hypoventilation : une pathologie à risques

Les troubles respiratoires sont nombreux et certains se développent plus rapidement que d’autres. C’est le cas du syndrome obésité-hypoventilation (SOH). Une pathologie de plus en plus présente sur le territoire français. Les personnes obèses, connaissant la présence d’une hypercapnie, c’est-à-dire une augmentation de la pression partielle en CO2 dans le sang, sont concernées et nécessitent un traitement adapté.

Le SOH, c’est quoi ?

Le syndrome obésité-hypoventilation est un trouble qui concerne principalement des patients qui n’ont pas de pathologie respiratoire connue. La présence d’une surcharge pondérale va venir créer une hypoventilation (une respiration trop lente) et donc des troubles ventilatoires. Une maladie qui, parallèlement à l’épidémie d’obésité dans les pays occidentaux, se développe rapidement en France. « Cela représente un véritable problème de santé publique avec quasiment 9 millions de la population en situation d’obésité (IMC > 30) , et 1 français sur 2 en surcharge pondérale (IMC> 25) », témoigne le Docteur Karim Debbat, Somnologue. Alors, quand un patient souffre du syndrome obésité-hypoventilation, un traitement, mais aussi un suivi doit lui être proposé. 

Ventilation, activité physique et hygiène alimentaire : le trio efficace

En cas d’obésité associée à une somnolence diurne et/ou des suffocations nocturnes, une exploration clinique et fonctionnelle (c’est-à-dire un examen complet avec une analyse du gaz du sang et des explorations fonctionnelles respiratoires) doit être effectuée afin de déterminer la fonction ventilatoire des poumons. « Tout cela permettra de connaître l’état du patient. Néanmoins , il est important que la prise en charge thérapeutique soit basée sur une triade efficiente et complémentaire, à savoir : une ventilation nocturne, une perte de poids obtenue avec une bonne hygiène alimentaire, ou parfois une chirurgie bariatrique, sans oublier une activité physique adaptée », insiste le Docteur.

Comme l’a fait Pierre-Jean. Ce retraité de 78 ans est appareillé pour son SOH. « Au début, le prestataire de santé m’avait fourni un masque qui prenait que mon nez. Malheureusement, comme je respire par la bouche, cela ne fonctionnait pas bien », témoigne le patient. Une adaptation délicate qui s’est finalement avérée efficace. « Maintenant j’ai le masque complet. Je le supporte bien, en cinq minutes je m’endors ! », avoue-t-il. Un traitement qu’il décrit comme bénéfique du fait de ses nuits reposantes, mais surtout de son état de santé général. Ancien diabétique, et avec une tension élevée, il reconnait se sentir beaucoup mieux depuis son traitement par VNI. Un traitement efficace également d’après le docteur Karim Debbat, Médecin Somnologue à Arles. Néanmoins, il insiste sur la volonté du patient : « Il ne faut pas penser que la ventilation réglera tout. Cela aura bien évidemment un impact positif sur ses troubles respiratoires nocturnes, mais il faut bien comprendre qu’il doit aussi pratiquer une activité physique régulière et manger équilibré ». Car oui, c’est avant tout la perte de poids qui permettra au patient de mieux respirer, et donc de retrouver un sommeil réparateur. Un message que le retraité a bien compris : « La prochaine étape est de perdre un peu de poids… ce n’est pas évident, mais je vais tout faire pour aller encore mieux en 2023 ! », conclu Pierre-Jean. 

Quel est le rôle du PSAD dans le syndrome d’obésité-hypoventilation ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) joue un rôle central dans la prise en charge quotidienne des patients atteints de syndrome d’obésité-hypoventilation (SOH), notamment lorsque le traitement nécessite une assistance respiratoire à domicile.

Suivi et mise en place du traitement respiratoire

Le PSAD installe et adapte les dispositifs nécessaires, comme :

  • PPC (pression positive continue) ou ventilation non invasive,
  • appareils pour l’oxygénothérapie si prescrite.

Il veille à ce que le matériel soit bien réglé et confortable, afin d’assurer une ventilation efficace toute la nuit.

Accompagnement et pédagogie du patient

Le PSAD accompagne le patient pour :

  • expliquer le fonctionnement du matériel,
  • aider à la mise en place quotidienne du dispositif,
  • rassurer et motiver pour améliorer l’adhésion au traitement.

Cette approche éducative est essentielle, car une observance régulière est la clé pour limiter la fatigue diurne et les complications.

Surveillance et coordination médicale

Le PSAD assure un suivi technique et médical, en collaboration avec le médecin prescripteur :

  • contrôle de l’efficacité du traitement grâce aux données enregistrées,
  • détection des problèmes (fuites, inconfort, réglages à adapter),
  • transmission d’informations permettant au médecin de réajuster la prise en charge.

Cette coordination permet une prise en charge globale et sécurisée du SOH.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Syndrome d’obésité-hypoventilation

Qu’est-ce que le syndrome d’obésité-hypoventilation ?

C’est un trouble respiratoire lié à l’obésité, où le patient ne ventile pas suffisamment la nuit, entraînant une augmentation du dioxyde de carbone dans le sang et une fatigue importante le jour.

Quels sont les symptômes principaux ?

  • fatigue et somnolence diurne,
  • essoufflement au repos ou à l’effort,
  • maux de tête matinaux,
  • ronflement important,
  • difficultés respiratoires la nuit.

Qui est concerné ?

Principalement les personnes en situation d’obésité sévère, mais le syndrome peut toucher tous les patients présentant une ventilation insuffisante liée au surpoids.

Le traitement est-il efficace ?

Oui. Une ventilation nocturne (PPC ou VNI), associée à la perte de poids et à une bonne hygiène de sommeil, permet d’améliorer la qualité du sommeil, la vigilance diurne et la santé cardiovasculaire.

Quand consulter ?

Si l’on observe fatigue diurne, ronflements intenses, maux de tête matinaux ou essoufflement, il est important de consulter un médecin pour dépister le syndrome et mettre en place un traitement adapté.

Conclusion

Le syndrome d’obésité-hypoventilation est un trouble respiratoire sérieux, souvent méconnu, mais totalement pris en charge grâce à un diagnostic précoce et à un traitement adapté.

Le PSAD joue un rôle clé en garantissant la bonne installation des dispositifs respiratoires, en accompagnant le patient et en assurant la coordination avec le médecin prescripteur. Grâce à ce suivi, le patient peut retrouver un sommeil réparateur, réduire la fatigue diurne et améliorer sa qualité de vie.

Sources :

Docteur Karim Debbat, Médecin Somnologue.

Voyager avec une PPC, un dilemme ?

Ce n’est pas parce qu’un patient est appareillé qu’il ne peut voyager ! En effet, tout a été prévu pour garantir au bénéficiaire de profiter de ses séjours loin de son domicile. On vous explique. 

Informer son médecin et son prestataire de santé avant de partir en voyage avec sa PPC

Avant tout déplacement en dehors de son domicile, le patient doit prendre le temps de contacter, mais surtout de prévenir son médecin le plus tôt possible. Il en va de même pour le Prestataire De Santé A Domicile (PSAD) qui s’occupe du dossier, comme SOS Oxygène. Il est important de communiquer les dates de séjour à l’organisme pour que ce dernier puisse bien s’occuper de la continuité du traitement.

Que le patient décide de voyager par les airs ou par voie terrestre, aucune restriction ne lui est imposée. « Dans la majorité des cas cela se passe très bien. Les patients emmènent leur machine en bagage à main dans l’avion, certains l’utilise dans un camping-car et d’autres ont même pu l’utiliser à la belle étoile grâce à une batterie externe !  », raconte le Docteur Christophe Sureau, Médecin Généraliste Sommeil.

Prendre sa machine PPC et tout son dossier médical

En plus de prendre son appareil de Pression Positive Continue dans ses affaires, ainsi que le module de Télésuivi, si celui-ci n’est pas intégré à la PPC, le patient emporte avec lui son dossier personnel. Sans oublier son attestation de sortie de territoire, fourni par le PSAD. Dans le cas où un humidificateur est également utilisé, il est nécessaire de bien prendre soin de vider le réservoir d’eau pour le transport. Penser à prendre des batteries de rechange ou un adaptateur de batterie au cas où il n’y aurait pas accès à une prise de courant sur le lieu de vacances, permettra de garantir la continuité du traitement. Et, si le patient séjourne au sein d’un hôtel, il est recommandé que ce dernier informe son hôtel afin de lui expliquer qu’il ait besoin d’une prise de courant près de son lit pour sa machine PPC… Ou de faire comme Yves, patient suivi pour ses apnées du sommeil : « Il faut penser à prendre une rallonge car certains hébergements n’ont pas de prises adaptées… mais sinon ce n’est pas une contrainte de partir avec sa machine ! », plaisante-t-il.

Une fois les démarches administratives effectuées, rendez-vous le jour du départ ! Si l’utilisateur de la PPC voyage par avion, aucune inquiétude, les appareils PPC sont homologués et permettent de passer sans contraintes les contrôles de sécurité. Comme tout objet numérique, il sera demandé de retirer l’appareil de sa mallette de transport. Le masque et le circuit patient peuvent eux être conservés dans le sac. Il est néanmoins toujours recommandé d’emmener une copie de son ordonnance en cas de question de la part de la sécurité. 

Profiter de son voyage avec sa machine pour l’apnée du sommeil

Une fois arrivée à destination, le patient poursuit son traitement normalement. Qu’il y ait une connexion internet ou non… peu importe ! L’appareil continue d’enregistrer l’observance chaque nuit. Il ne lui reste plus qu’à profiter de ses vacances… tout en dormant paisiblement ! 

Quel est le rôle du PSAD pour voyager sereinement avec une PPC ?

Voyager avec une PPC (Pression Positive Continue) peut sembler contraignant, voire décourageant. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) joue alors un rôle clé pour aider les patients à anticiper, organiser et sécuriser leurs déplacements, en France comme à l’étranger.

Anticiper les contraintes liées au voyage

Avant le départ, le PSAD accompagne le patient pour :

  • vérifier le bon fonctionnement de l’appareil,
  • s’assurer que le matériel est adapté au type de voyage (avion, train, voiture),
  • proposer, si besoin, un modèle de PPC de voyage plus compact,
  • informer sur les accessoires utiles (batterie, adaptateur, rallonge).

Une bonne anticipation permet d’éviter les mauvaises surprises.

Informer sur les règles de transport

Le PSAD informe les patients sur :

  • le transport de la PPC en cabine d’avion (dispositif médical autorisé),
  • les documents utiles à avoir sur soi (certificat médical),
  • les précautions à prendre lors des contrôles de sécurité,
  • les règles spécifiques selon les compagnies aériennes.

Cette information rassure et facilite les démarches.

Sécuriser la continuité du traitement

Voyager ne doit pas être synonyme d’interruption du traitement. Le PSAD veille à :

  • garantir la continuité de la PPC pendant toute la durée du séjour,
  • proposer des solutions en cas de coupure électrique ou de déplacement en zone isolée,
  • conseiller sur l’entretien du matériel en voyage.

Maintenir le traitement, même en déplacement, est essentiel pour préserver la qualité du sommeil et la santé.

Assistance et conseils à distance

En cas de problème pendant le voyage, le PSAD reste un interlocuteur de référence :

  • conseils techniques à distance,
  • solutions rapides en cas de dysfonctionnement,
  • orientation vers un relais si nécessaire.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Voyager avec une PPC

Peut-on prendre l’avion avec une PPC ?

Oui. La PPC est considérée comme un dispositif médical et peut être transportée en cabine, sans frais supplémentaires, en plus du bagage autorisé.

Faut-il utiliser sa PPC pendant un court séjour ?

Oui. Même quelques nuits sans traitement peuvent entraîner le retour des symptômes (fatigue, somnolence, maux de tête).

Existe-t-il des PPC adaptées au voyage ?

Oui. Il existe des PPC de voyage, plus légères et compactes, parfois proposées en complément par le PSAD.

Que faire en cas de coupure de courant ?

Des batteries externes ou solutions alternatives peuvent être utilisées. Le PSAD peut conseiller le matériel adapté.

Peut-on utiliser sa PPC à l’étranger ?

Oui, avec des adaptateurs de prise et, si besoin, un convertisseur. La plupart des appareils sont compatibles avec différents voltages.

Conclusion

Voyager avec une PPC n’est pas un dilemme, mais une organisation à anticiper. Avec les bons équipements et les bons conseils, il est tout à fait possible de partir en vacances ou en déplacement professionnel sans renoncer à son traitement.

Le PSAD est un allié précieux pour accompagner les patients avant, pendant et après le voyage. Grâce à son expertise, il permet de voyager plus sereinement, tout en préservant la continuité du traitement et la qualité du sommeil. Parce que bien dormir, même ailleurs, reste essentiel.

Apnées du sommeil chez l’enfant : comment les détecter et les traiter ?

Lorsque l’on entend « apnées du sommeil », nous avons tendance à penser qu’il s’agit d’une pathologie qui touche qu’une partie de la population, à savoir des hommes de plus de 50 ans, en surpoids et ronflants énormément. Pourtant, on estime qu’entre 2 et 5 % des enfants seraient concernés par cette maladie. Alors, si votre enfant a du mal à se lever le matin, n’arrive pas à se concentrer et ronfle la nuit… Il est conseillé de consulter un spécialiste. 

Quels sont les symptômes de l’apnée du sommeil chez l’enfant ?

« Les apnées de l’enfant non traitées, ou pas suffisamment traitées, peuvent amener à des apnées sévères de l’adulte », explique le Docteur Cyril LOUVRIER, Médecin ORL. C’est pourquoi il insiste sur l’importance de consulter dès les premiers symptômes. Les apnées du sommeil chez l’enfant se caractérisent par des pauses temporaires de la respiration pendant le sommeil. Elles peuvent être causées par divers facteurs, tels que les problèmes de voies respiratoires supérieures, l’obésité, la génétique ou encore le reflux gastro-œsophagien (la remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage).

Les symptômes, qui ressemblent fortement à ceux de l’adulte, incluent des réveils fréquents pendant la nuit, une somnolence diurne, des troubles de la concentration, de l’attention et de mémorisation à l’école. « Chez certains enfants il s’agit davantage d’hyperactivité. C’est pourquoi il ne faut pas penser que la fatigue est forcément toujours présente », reconnait le médecin.

Quelles sont les causes de l’apnée du sommeil chez l’enfant ?

« La première cause d’apnées du sommeil chez les plus jeunes c’est l’allergie respiratoire, explique le Dr LOUVRIER, et notamment aux acariens ». En effet, il s’agit de l’un des premiers allergènes que le nourrisson rencontre. Tout comme une allergie alimentaire avec une intolérance aux protéines du lait de vache. De son côté, l’augmentation du volume des végétations et des amygdales est aussi très présente chez les enfants souffrants d’apnées du sommeil. Que ce soit dû à une allergie, à la pollution intérieure et extérieure, mais aussi à la génétique ou la morphologie, cette pathologie, une fois traitée, permet de redonner aux amygdales leur taille d’origine.

Quel diagnostic réaliser pour un enfant souffrant d’apnées du sommeil ?

Le diagnostic des apnées du sommeil chez les plus jeunes nécessite une évaluation approfondie par un médecin spécialisé en troubles du sommeil. Et pour se faire, différentes étapes peuvent être réalisées : 

1. Anamnèse médicale : le médecin posera des questions sur les symptômes, les antécédents médicaux et familiaux ou encore les habitudes de sommeil.

2. Évaluation clinique : le médecin examinera les voies respiratoires supérieures de l’enfant, le poids et la taille, et effectuera d’autres tests appropriés.

3. Tests de sommeil : le médecin peut recommander des tests de sommeil, tels que la polysomnographie ou la vidéo-polysomnographie, qui permettent de surveiller la respiration, le mouvement et les cycles de sommeil de l’enfant pendant une nuit de sommeil.

A la suite de ces étapes le diagnostic sera posé et permettra, en cas d’apnées du sommeil, de définir le meilleur traitement adapté à ses besoins. 

Les risques encourus si l’enfant n’est pas correctement traité pour ses apnées du sommeil

Le traitement des apnées du sommeil chez l’enfant dépend de la cause sous-jacente. Différentes options de traitement existent, et la meilleure pour le soulager lui sera recommandée.

Comme chez l’adulte, pour garantir l’amélioration de son quotidien, l’enfant, aidé par sa famille, doit comprendre que pour aller mieux : il est parfois nécessaire de modifier certaines habitudes. Une perte de poids, mais aussi l’arrêt du tabac, si l’adolescent est fumeur, peuvent considérablement changer ses nuits.

D’autres aides telles que les thérapies comportementales et cognitives pour les troubles du sommeil, permettent d’accompagner l’enfant à adopter des habitudes de sommeil saines.

Si les apnées sont trop importantes, un dispositif d’assistance respiratoire peut être mis en place. Le médecin a donc la possibilité de recommander l’utilisation d’un traitement par PPC (qui envoi de l’air sous pression via un masque appliqué sur le visage), ou encore un dispositif d’avancement mandibulaire (maintient la mâchoire inférieure en position avancée), pour aider à garder les voies respiratoires ouvertes pendant le sommeil.

Il est important de travailler en étroite collaboration avec le médecin afin de déterminer le traitement le plus efficace pour l’enfant, en fonction de ses besoins, mais surtout de la cause de la présence d’apnées du sommeil.

Quel est le rôle du PSAD dans la prise en charge des apnées du sommeil chez l’enfant ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) n’intervient pas dans le diagnostic des apnées du sommeil chez l’enfant, qui relève exclusivement du médecin. En revanche, il joue un rôle essentiel dans l’accompagnement des familles, la mise en place des traitements prescrits et le suivi à domicile, lorsque cela est nécessaire.

Un accompagnement adapté à l’enfant et à sa famille

La prise en charge d’un trouble du sommeil chez l’enfant peut être source d’inquiétude pour les parents. Le PSAD intervient pour :

  • expliquer le traitement de manière claire et rassurante,
  • adapter le discours à l’âge de l’enfant,
  • accompagner les parents dans l’appropriation du matériel.

L’objectif est de créer un climat de confiance, indispensable à l’acceptation du traitement.

Mise en place et adaptation du matériel

Dans certaines situations (apnées sévères, pathologies associées), un traitement par PPC ou ventilation peut être prescrit chez l’enfant. Le PSAD assure alors :

  • l’installation du dispositif au domicile,
  • le choix d’un matériel adapté à la morphologie pédiatrique,
  • l’ajustement du confort (masque, réglages, humidification).

Chaque détail compte pour favoriser le sommeil et l’adhésion de l’enfant.

Suivi et observance du traitement

Le PSAD assure un suivi régulier :

  • vérification de la tolérance du traitement,
  • surveillance de l’observance,
  • identification précoce des difficultés (refus du masque, réveils nocturnes, inconfort).

Il transmet les informations utiles au médecin afin d’adapter la prise en charge si nécessaire.

Lien entre les familles et l’équipe médicale

Le PSAD joue un rôle de coordination entre :

  • les parents,
  • les médecins prescripteurs (ORL, pneumologues, pédiatres),
  • les structures hospitalières.

Cette coordination permet une prise en charge globale et cohérente, centrée sur l’enfant.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Les apnées du sommeil chez l’enfant

Les apnées du sommeil existent-elles vraiment chez l’enfant ?

Oui. Elles peuvent survenir dès le plus jeune âge et sont souvent liées à une hypertrophie des amygdales ou des végétations, mais aussi à certaines pathologies ou malformations.

Quels sont les signes d’alerte ?

  • ronflements fréquents,
  • pauses respiratoires pendant le sommeil,
  • sommeil agité,
  • transpiration nocturne,
  • troubles de l’attention ou hyperactivité en journée.

L’apnée du sommeil peut-elle affecter le développement de l’enfant ?

Oui. Non traitée, elle peut avoir des conséquences sur la croissance, le comportement, les capacités d’apprentissage et la qualité de vie.

Tous les enfants apnéiques sont-ils traités par PPC ?

Non. Le traitement dépend de la cause et de la sévérité. Une chirurgie ORL, un traitement orthodontique ou une surveillance peuvent être suffisants dans certains cas.

L’examen du sommeil est-il difficile à réaliser chez l’enfant ?

Les examens sont indolores, mais peuvent être impressionnants. Une bonne préparation et des explications adaptées facilitent leur réalisation.

Conclusion

Les apnées du sommeil chez l’enfant sont des troubles encore méconnus, mais aux conséquences potentiellement importantes sur la santé et le développement. Un repérage précoce et une prise en charge adaptée permettent le plus souvent une évolution très favorable.

Dans ce parcours, le PSAD joue un rôle d’accompagnement essentiel, en soutenant les familles, en optimisant les traitements à domicile et en assurant le lien avec l’équipe médicale. Une approche bienveillante, coordonnée et centrée sur l’enfant est la clé pour retrouver des nuits plus sereines… pour toute la famille.

Mieux dormir : les conseils d’un professionnel pour un sommeil réparateur

Bien que le traitement par Pression Positive Continue soit proposé aux patients souffrants d’apnées du sommeil, il ne faut pas oublier que certains facteurs complémentaires peuvent aider à obtenir des nuits plus reposantes.  

Adopter les bons gestes pour mieux dormir

Mieux dormir, c’est la base pour commencer une belle journée. Mais mieux dormir, c’est aussi adopter une routine pré-sommeil. Alors, pour favoriser un sommeil réparateur, certaines recommandations existent.

 

Préparer sa nuit commence dès le réveil. Au petit matin, combiner une lumière forte, des exercices d’étirement, une douche et un petit déjeuner complet aident à être dynamique toute la journée. Malgré tout, si des somnolences apparaissent pendant la journée, il est recommandé d’écouter son corps et donc de ne pas lutter. Fermer les yeux et laisser son corps au repos de 5 à 20 minutes en début d’après-midi permettra de maintenir la vigilance jusqu’au coucher.

Une routine efficace pour un sommeil réparateur

La qualité du sommeil est améliorée par un exercice physique régulier. Néanmoins, il est conseillé d’éviter de faire du sport le soir, surtout avant de se coucher. En revanche, favoriser les activités qui détendes contribuera à un sommeil de qualité. Lecture, relaxation… passer du temps à prendre soin de soi au moins deux heures avant de se coucher augmentera les chances de mieux dormir.

Enfin, l’hygiène alimentaire a elle aussi toute son importance. « L’alcool est un faux ami. Certains pensent qu’il aide à s’endormir, mais en réalité il a tendance à rendre le sommeil plus superficiel ! », insiste le Docteur Vincent Clavel. En évitant donc les excitants, tels que les boissons avec un fort concentré de caféine, mais aussi les repas trop copieux et les aliments à base de vitamine C, comme le cassis, les agrumes, ou encore les poivrons, améliora définitivement le sommeil.

Pour faire simple, il ne faut surtout pas oublier que de trouver son propre rythme de sommeil et de le respecter est, et restera, la clé à une belle nuit !

Quel est le rôle du PSAD pour aider à mieux dormir ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) accompagne au quotidien des patients confrontés à des troubles du sommeil, qu’ils soient liés à une pathologie, à un traitement médical ou à des difficultés d’hygiène de sommeil. Sans se substituer au médecin, il joue un rôle essentiel de pédagogie, d’accompagnement et de prévention.

Une expertise du sommeil au plus près du patient

Grâce à son expérience de terrain, le PSAD observe les habitudes de sommeil réelles des patients, leur environnement nocturne et leurs contraintes quotidiennes. Cette proximité permet de proposer des conseils personnalisés, adaptés à la vie réelle et non à un cadre théorique.

Optimiser le confort pour un sommeil de qualité

Un mauvais confort nocturne peut nuire fortement à la qualité du sommeil. Le PSAD aide à :

  • améliorer l’installation du matériel médical (PPC, oxygène, ventilation),
  • réduire les gênes nocturnes (bruit, inconfort, fuites),
  • adapter l’environnement de sommeil (position, literie, humidification).

Un sommeil plus confortable favorise un endormissement plus rapide et des nuits moins fragmentées.

Transmettre les bons réflexes pour mieux dormir

Le PSAD sensibilise les patients à des règles simples mais efficaces, souvent appelées hygiène de sommeil :

  • horaires de coucher et de lever réguliers,
  • exposition à la lumière naturelle en journée,
  • limitation des écrans le soir,
  • environnement calme, sombre et tempéré,
  • dissociation du lit et des activités éveillantes.

Ces conseils, répétés et expliqués, peuvent avoir un impact significatif sur la qualité du sommeil.

Repérer les signaux d’alerte

Enfin, le PSAD est attentif aux signes évocateurs de troubles du sommeil plus spécifiques :

  • somnolence diurne excessive,
  • fatigue persistante malgré un temps de sommeil suffisant,
  • réveils nocturnes fréquents,
  • anxiété liée au sommeil.

Dans ces situations, il encourage une consultation médicale afin de ne pas banaliser un trouble du sommeil sous-jacent.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Mieux dormir au quotidien

Combien d’heures de sommeil faut-il par nuit ?

Les besoins varient selon les individus, mais en moyenne, un adulte a besoin de 7 à 9 heures de sommeil par nuit.

Faut-il se coucher plus tôt quand on est fatigué ?

Pas forcément. Se coucher trop tôt peut augmenter le temps passé éveillé au lit. Il est préférable de respecter son rythme naturel d’endormissement.

Les siestes sont-elles bénéfiques ?

Oui, si elles sont courtes (20 à 30 minutes) et réalisées avant 16 heures. Des siestes trop longues ou tardives peuvent perturber le sommeil nocturne.

Les écrans empêchent-ils vraiment de dormir ?

Oui. La lumière bleue des écrans peut retarder l’endormissement et perturber la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.

Quand consulter pour des troubles du sommeil ?

Si les difficultés durent plus de trois semaines, s’aggravent ou impactent la vie quotidienne, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

Conclusion

Mieux dormir ne repose pas sur une solution miracle, mais sur une approche globale et progressive. Le respect des rythmes biologiques, un environnement adapté et de bonnes habitudes quotidiennes sont les piliers d’un sommeil réparateur.

Grâce à son expertise de terrain, le PSAD accompagne les patients vers un sommeil de meilleure qualité, en apportant des conseils concrets, personnalisés et réalistes. En cas de troubles persistants, une prise en charge médicale adaptée reste essentielle pour retrouver des nuits sereines et une meilleure qualité de vie.

Comment distinguer une insomnie d’une apnée du sommeil ?

Bien que l’insomnie et l’apnée du sommeil correspondent à une gêne importante au bon fonctionnement du sommeil, il ne faut pas oublier qu’il s’agit avant tout de deux troubles du sommeil distincts.  

L’apnée du sommeil et l’insomnie, c’est quoi ?

L’apnée du sommeil, également connue sous le nom de Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS), se caractérise par des arrêts respiratoires fréquentsempêchant un sommeil efficace et lié à des défauts d’oxygénationpouvant également se révéler par une hypertension artérielle, du diabète, voire un dérèglement thyroïdienElle toucherait près de 5 à 10% de la population française. 

L’insomnie, est quant à elle, un symptôme qui se traduit par une perturbation du sommeil causée, en grande partie, par des facteurs psychologiques et notamment avec des difficultés à s’endormir, à se réveiller tôt ou ne pas réussir à se rendormir. Aujourd’hui, on estime qu’un français sur cinq souffre d’insomnie« L’insomnie concerne des gens qui ont du mal à s’endormir ou qui se réveillent la nuit. On appelle cela les insomnies d’initiation du sommeil, c’est-à-dire un temps de sommeil court », raconte le Docteur Géraldine BON. D’après cette dernière, les personnes concernées ne sont pas insomniaques pour rien. En général ce trouble du sommeil serait couplet avec des problèmes d’anxiété, de dépression, de burn-out encore de stress au travail. 

Mais quelles sont les différentes causes de l’apnée du sommeil et de l’insomnie ?

La première distinction entre l’apnée du sommeil et l’insomnie relève du fait que les personnes atteintes d’apnées du sommeil ne sont pas complétement conscientes de leurs états. De façon générale, ce sont les proches qui peuvent les alerter, et ce notamment avec la répétition de ronflements importants, mais aussi de nuits agitées 

Le point commun entre les deux troubles est l’hygiène de vie. Absence d’activité sportive, surpoids et/ou consommation trop importante d’alcool… rien de bien bon pour limiter les risques de maladies respiratoires ! 

Les principales causes d’apnée du sommeil se caractérisent avant tout par un dépôt graisseux le long du pharynx, dû à une surcharge pondérale importante, mais aussi à l’âge qui entraîne une perte de souplesse des voies aériennes. La position qu’adopte la personne concernée lors de son sommeil peut également constituer une cause de SAOS : lorsque celle-ci dort sur le dos, sa langue se pousse dans l’arrière-gorge, entrainant ainsi une apnée. 

L’utilisation des écrans : le gros problème de l’insomnie

De son côté, les principales causes de l’insomnie sont dû en particulier à l’utilisation des écrans, tels que le téléphone ou la télévision avant de s’endormir, les nuisances sonores, la surconsommation de caféine, d’alcool, de nicotine, le stress et même la prise de certains médicaments.  

Il est donc primordial de réussir à avoir, mais surtout maintenir une bonne hygiène de vie pour limiter les risques de contracter l’un de ces deux troubles. 

Par ailleurs, comme le souligne le Docteur Benjamin DUVAL, beaucoup de patients insomniaques souffrent de l’apnée du sommeil. « Et donc en traitant l’apnée du sommeil, nous arrivons à traiter l’insomnie de manière très facile », insiste le professionnel.

Il est important de rappeler qu’à l’apparition des premiers signes, la consultation d’un médecin traitant et/ou d’un spécialiste est la première étape à réaliser, afin de garantir un bon diagnostic et suivi médical.  

Quel est le rôle du PSAD pour distinguer insomnie et apnée du sommeil ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) ne pose pas de diagnostic médical. Cependant, il joue un rôle clé dans le repérage, l’orientation et l’accompagnement des patients présentant des troubles du sommeil, notamment lorsque les symptômes de l’insomnie et de l’apnée du sommeil s’entremêlent.

Aider à mieux comprendre les symptômes

L’insomnie et l’apnée du sommeil peuvent provoquer des symptômes communs, tels que :

  • fatigue persistante,
  • somnolence diurne,
  • difficultés de concentration,
  • irritabilité.

Le PSAD aide le patient à mieux identifier la nature de ses troubles, en expliquant les différences entre :

  • un trouble de l’endormissement ou du maintien du sommeil (insomnie),
  • un trouble respiratoire survenant pendant le sommeil (apnée).

Cette pédagogie contribue à une meilleure compréhension du vécu nocturne.

Repérage des signes évocateurs d’apnée du sommeil

Lors de ses échanges avec les patients, le PSAD est souvent en première ligne pour repérer des signes évocateurs d’apnée du sommeil :

  • ronflements importants,
  • pauses respiratoires rapportées par l’entourage,
  • réveils avec sensation d’étouffement,
  • maux de tête matinaux.

En présence de ces signes, il encourage une consultation médicale pour un dépistage adapté.

Accompagnement des patients insomniaques appareillés

Chez les patients souffrant d’apnée du sommeil, l’insomnie peut être :

  • préexistante,
  • déclenchée ou aggravée par le traitement (PPC, ventilation).

Le PSAD intervient alors pour :

  • améliorer le confort du dispositif,
  • limiter les réveils nocturnes,
  • réduire l’anxiété liée à l’appareillage,
  • favoriser une meilleure acceptation du traitement.

Cet accompagnement est essentiel pour éviter la confusion entre insomnie persistante et traitement inefficace.

Orientation vers une prise en charge adaptée

Lorsque les symptômes persistent malgré un traitement respiratoire bien conduit, le PSAD peut orienter le patient vers :

  • un médecin spécialiste du sommeil,
  • une prise en charge spécifique de l’insomnie, comme la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I).

Il participe ainsi à une prise en charge globale et personnalisée du sommeil.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Insomnie ou apnée du sommeil : comment faire la différence ?

Quelle est la différence principale entre insomnie et apnée du sommeil ?

L’insomnie concerne la difficulté à dormir, tandis que l’apnée du sommeil est liée à des arrêts répétés de la respiration pendant le sommeil, souvent sans que la personne en ait conscience.

Peut-on souffrir des deux à la fois ?

Oui. On parle alors de comorbidité insomnie–apnée, une situation fréquente qui nécessite une prise en charge spécifique et coordonnée.

Ronfler signifie-t-il forcément faire de l’apnée ?

Non. Le ronflement est un symptôme possible, mais il n’est pas systématiquement associé à l’apnée du sommeil.

Pourquoi suis-je fatigué(e) même si je dors longtemps ?

Dans l’apnée du sommeil, le sommeil est fragmenté par des micro-réveils. Dans l’insomnie, la qualité et la quantité de sommeil sont insuffisantes. Dans les deux cas, le sommeil n’est pas réparateur.

Qui consulter en cas de doute ?

Un médecin généraliste ou un spécialiste du sommeil est le premier interlocuteur pour orienter vers les examens appropriés.

Conclusion

L’insomnie et l’apnée du sommeil sont deux troubles distincts, mais leurs symptômes peuvent se ressembler et parfois coexister. Bien les distinguer est essentiel pour bénéficier d’une prise en charge adaptée et efficace.

Dans ce parcours, le PSAD joue un rôle d’accompagnement, de pédagogie et d’orientation, en aidant le patient à mieux comprendre ses symptômes, à optimiser les traitements respiratoires et à s’inscrire dans un parcours de soins cohérent. Une approche globale du sommeil reste la clé pour retrouver des nuits plus réparatrices et une meilleure qualité de vie.

Les étapes du diagnostic de l’apnée du sommeil et de l’insomnie

L’apnée du sommeil se caractérise par un nombre d’arrêts ou de diminutions de la respiration au cours du sommeil. Il est la cause de micro réveils incessants et renvoie la sensation d’avoir passé une mauvaise nuit. Une perturbation du sommeil a des conséquences sur la santé des personnes concernées. Les causes du Syndrome d’Apnée du Sommeil (SAS) ne sont pas toutes identifiées, cependant l’âge et le surpoids peuvent en être l’origine. Le diagnostic d’un SAS passe obligatoirement par une consultation médicale puis par un bilan du sommeil. Ce dernier conduira ou non à la mise en place d’un traitement adapté.

Consulter son médecin : une étape primordiale

En cas de symptômes importants liés à des problèmes respiratoires, il est vivement recommandé de consulter un médecin spécialiste. Ce dernier pourra réaliser un diagnostic détaillé et personnalisé pour déterminer le trouble médical et trouver le meilleur traitement à chaque individu. « Lorsqu’il s’agit d’apnées du sommeil, le diagnostic s’effectue en deux temps. D’abord la consultation médicale, puis la réalisation du test du sommeil », insiste le Docteur Christelle Talleu, Pneumologue à Béthune. La première permet d’évaluer l’ensemble des symptômes, mais aussi de compiler les observations des proches du patient.  Si une apnée du sommeil est suspectée, alors, le médecin peut procéder à la deuxième étape, le test du sommeil. « Il existe deux modes opératoires. La polygraphie ventilatoire, qui s’effectue à domicile durant une nuit complète de sommeil avec un appareil portatif qui va enregistrer les mouvements respiratoires, la fréquence cardiaque, le débit d’air, la position corporelle, le ronflement et l’oxygène dans le sang, raconte la pneumologue, ou alors la polysomnographie qui se réalise grâce à des capteurs positionnés sur le corps du patient afin d’étudier les signaux complexes tels que l’activité électrique du cerveau, du mouvement des yeux et des muscles ».

Que faire en cas d’insomnies ?

Dans le cadre d’une insomnie, le diagnostic repose lui sur un interrogatoire médical durant lequel le patient fait part de ses plaintes. Il s’agit donc avant tout d’un échange. 

L’état physique et psychologique seront déterminés en fonction de la fréquence des insomnies, de son impact sur la journée, des facteurs liés à l’environnement et aux habitudes, mais également sur sa prise de médicaments et sa consommation d’excitants ou de psychotropes.  

L’importance d’avoir un agenda du sommeil

Afin de renforcer le diagnostic et de parvenir à évaluer la sévérité des insomnies, le médecin est également amené à proposer au patient de gérer ce que l’on appelle un agenda du sommeil, pour une durée de deux à quatre semaines. Chaque matin, après son réveil, le volontaire détaillera sur son carnet les symptômes et gênes qu’il a pu ressentir lors de son sommeil.  

Par ailleurs, dans le cas d’une insomnie, et contrairement à l’apnée du sommeil, les tests du sommeil ne sont pas généralisés. Cependant, en fonction du diagnostic et du patient, ces tests peuvent aider à identifier d’autres causes des troubles du sommeil et définir un traitement adapté.   

Quel est le rôle du PSAD dans le parcours diagnostique de l’apnée du sommeil ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) n’intervient pas dans le diagnostic médical de l’apnée du sommeil, qui relève exclusivement du médecin. En revanche, il joue un rôle clé avant, pendant et après certains examens, notamment lorsque ceux-ci sont réalisés au domicile du patient.

Organisation des examens du sommeil à domicile

Lorsque le médecin prescrit un examen du sommeil à domicile (polygraphie ventilatoire), le PSAD peut être chargé de :

  • fournir et installer le matériel d’enregistrement,
  • expliquer le déroulement de l’examen,
  • accompagner le patient pour garantir une utilisation correcte du dispositif.

Cette étape est essentielle pour assurer la fiabilité des données recueillies.

Accompagnement et pédagogie du patient

L’annonce d’un examen du sommeil peut générer de l’inquiétude. Le PSAD intervient pour :

  • rassurer le patient sur le caractère indolore et non invasif de l’examen,
  • expliquer le rôle des capteurs et leur utilité,
  • favoriser une nuit de sommeil la plus proche possible des habitudes du patient.

Un patient bien informé est plus serein… et les résultats sont souvent plus exploitables.

Transmission et continuité du parcours de soins

Après l’enregistrement, le PSAD :

  • récupère le matériel,
  • transmet les données au médecin ou au centre d’analyse,
  • facilite la continuité du parcours entre le dépistage, le diagnostic et, si nécessaire, la mise en place du traitement.

Il devient ainsi un maillon organisationnel essentiel dans la prise en charge de l’apnée du sommeil.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Les étapes du diagnostic de l’apnée du sommeil

Quand faut-il consulter pour suspecter une apnée du sommeil ?

En cas de ronflements importants, de pauses respiratoires observées, de fatigue persistante, de somnolence diurne ou de maux de tête matinaux, il est recommandé d’en parler à son médecin.

Quel professionnel pose le diagnostic ?

Le diagnostic est posé par un médecin, souvent un médecin généraliste, un pneumologue, un ORL ou un spécialiste du sommeil, sur la base des symptômes et des examens.

Quels sont les examens utilisés pour le diagnostic ?

Deux examens principaux existent :

  • la polygraphie ventilatoire, souvent réalisée à domicile,
  • la polysomnographie, réalisée en laboratoire du sommeil.

Le choix dépend de la situation clinique du patient.

L’examen du sommeil est-il douloureux ?

Non. Les examens du sommeil sont totalement indolores. Ils peuvent être légèrement contraignants en raison des capteurs, mais ne provoquent pas de douleur.

Combien de temps faut-il pour obtenir un diagnostic ?

Cela dépend du type d’examen et des délais médicaux. En général, les résultats sont disponibles quelques jours à quelques semaines après l’enregistrement.

Conclusion

Le diagnostic de l’apnée du sommeil repose sur un parcours structuré, allant de l’identification des symptômes à la réalisation d’examens spécifiques du sommeil. Cette étape est indispensable pour confirmer la maladie, en évaluer la sévérité et proposer un traitement adapté.

Dans ce parcours, le PSAD joue un rôle d’accompagnement et de coordination, en facilitant la réalisation des examens à domicile et en assurant la continuité entre le diagnostic et la prise en charge thérapeutique. Une collaboration étroite entre le patient, le médecin et le PSAD permet une prise en charge plus fluide, plus rapide et plus efficace de l’apnée du sommeil.

Le rôle d’un prestataire de santé au sein d’un EHPAD

L’oxygène nous concerne tous. Pourtant, avec l’âge, et certaines complications de santé, cela peut devenir d’autant plus important. C’est pourquoi de nombreuses personnes âgées bénéficient d’une aide respiratoire par le biais d’un appareillage professionnel. Aujourd’hui, certains EHPAD ont décidé d’externaliser cette prestation médicale. Une activité réalisée par un prestataire de santé, habilité et passionné pour garantir le bien-être des résidents.

« Notre cœur de métier c’est la prise en charge, l’accompagnement. Et non, la distribution d’oxygène dans des conditions médicales strictes », débute Christian Géraudie, Directeur de la maison de retraite Les Magnans, située à Saint-Martin-de-Valgalgues, au nord d’Alès. C’est donc tout naturellement que Christian, avec son équipe, a souhaité externaliser la fourniture d’oxygène. Et c’est en se rapprochant d’un prestataire de santé à domicile, qu’aujourd’hui, les résidents nécessitant cette aide, sont appareillés. Une fierté pour Quentin Matuszewski, Conseiller Médico-Technique Ehpad à l’agence SOS Oxygène Alès-Cévennes : « Notre professionnalisme a permis de gagner la confiance de la part de cet établissement. Nous prenons également le temps de proposer un accompagnement au personnel soignant sur place. » Une valeur ajoutée pour l’ensemble des collaborateurs de cette maison de retraite. C’est le cas d’Isabelle Bouic, Infirmière référente. Pour elle, ces formations au matériel sont primordiales : « En général, nous faisons des petits groupes d’une dizaine de personnes et pendant deux heures, le prestataire nous montre tout le matériel », avoue-t-elle. Oxygène liquide, concentrateur, Ventilation Non Invasive… tout est passé en revue afin de garantir la meilleure compréhension possible.

Gérer l’oxygène : un travail délicat

Chaque semaine Alexis Jaubert, « Technicien Ehpad », se rend sur place pour garantir le bien-être des résidents. En remplissant les différentes cuves, il assure la continuité du traitement de chaque bénéficiaire. « C’est important de maintenir le lien avec le personnel soignant. Nous sommes bien évidemment en contact avec les patients et c’est très agréable parce qu’ils sont toujours contents de nous voir. Nous faisons presque parti de leur cercle familial ! », reconnait-il timidement. Une gratitude appréciée par le jeune homme qui a décidé de consacrer ses journées aux sourires du personnel soignant, et surtout des ses résidents.

Quel est le rôle du PSAD en EHPAD ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) est un acteur clé de la prise en charge des résidents en EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes). Son intervention vise à garantir la continuité, la sécurité et la qualité des soins, tout en facilitant le travail des équipes soignantes.

Mise à disposition et gestion du matériel médical

Le PSAD fournit, installe et entretient les dispositifs médicaux nécessaires à la prise en charge des résidents :

  • oxygénothérapie,
  • ventilation non invasive,
  • appareils de PPC,
  • lits médicalisés et aides techniques,
  • dispositifs de prévention des escarres.

Il s’assure que le matériel est adapté à l’état de santé du résident, conforme aux prescriptions médicales et aux normes de sécurité en vigueur.

Installation, maintenance et sécurité

En EHPAD, la fiabilité du matériel est essentielle. Le PSAD :

  • installe les dispositifs dans les chambres,
  • réalise les contrôles techniques réguliers,
  • assure la maintenance préventive et curative,
  • intervient rapidement en cas de panne ou de dysfonctionnement.

Cette présence garantit une prise en charge sécurisée, sans interruption de soins.

Accompagnement des équipes soignantes

Le PSAD travaille en étroite collaboration avec les équipes de l’EHPAD (infirmiers, aides-soignants, médecins coordonnateurs) :

  • formation à l’utilisation des dispositifs,
  • accompagnement lors de nouvelles installations,
  • conseils pour l’adaptation du matériel aux besoins évolutifs des résidents.

Ce soutien technique et pédagogique permet aux soignants de se concentrer pleinement sur le soin et l’accompagnement humain.

Suivi des traitements et coordination médicale

Le PSAD participe au suivi des traitements prescrits :

  • contrôle de l’efficacité et de la tolérance des dispositifs,
  • transmission des informations utiles au médecin prescripteur,
  • adaptation du matériel en fonction de l’évolution clinique.

Il joue ainsi un rôle de trait d’union entre l’EHPAD, les médecins et les structures hospitalières.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Le rôle du PSAD en EHPAD

Le PSAD remplace-t-il le personnel soignant de l’EHPAD ?

Non. Le PSAD n’effectue pas de soins. Il intervient sur le plan technique et logistique, en soutien des équipes soignantes, sans se substituer à elles.

Le PSAD intervient-il uniquement pour les troubles respiratoires ?

Non. Bien que très présent dans la prise en charge respiratoire, le PSAD intervient aussi pour le matériel médical, les aides techniques, la prévention des complications et le confort du résident.

À quelle fréquence le PSAD intervient-il en EHPAD ?

Les interventions dépendent des besoins : installation initiale, visites de suivi programmées, maintenance régulière et interventions en urgence si nécessaire.

Le matériel fourni par le PSAD est-il pris en charge financièrement ?

Oui, dans la majorité des cas, les dispositifs médicaux sont pris en charge par l’Assurance Maladie, selon les prescriptions et la réglementation en vigueur.

Le PSAD peut-il former le personnel de l’EHPAD ?

Oui. La formation et l’accompagnement des équipes font partie intégrante de ses missions, afin d’assurer une utilisation optimale et sécurisée du matériel.

Conclusion

En EHPAD, le PSAD joue un rôle essentiel dans la qualité et la continuité des soins. En assurant la fourniture, l’installation, la maintenance et le suivi du matériel médical, il contribue à la sécurité des résidents, au bon déroulement des traitements et au soutien des équipes soignantes.

Acteur de terrain, le PSAD s’inscrit dans une démarche de coordination et de partenariat, indispensable face à la complexité des prises en charge en gériatrie. Son intervention permet ainsi d’améliorer le confort, la sécurité et la qualité de vie des personnes âgées en EHPAD.