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Le syndrome de la phase de sommeil retardée

Lecture : 11 min.

Le syndrome de la phase de sommeil retardée est un trouble du rythme circadien qui affecte la capacité d’une personne à s’endormir et à se réveiller à des heures dites « socialement normales ». Loin d’un simple « coucher tardif », ce syndrome est une affection médicale qui perturbe le quotidien, les performances et la qualité de vie.

Qu’est-ce que le syndrome de la phase de sommeil retardée ?

Le syndrome de la phase de sommeil retardée (SPSR) est un trouble du rythme circadien du sommeil, c’est-à-dire un dérèglement de l’horloge biologique interne qui contrôle les cycles veille-sommeil sur 24 heures. Chez les personnes atteintes, cette horloge est naturellement décalée vers l’arrière, ce qui signifie que leur corps commence à sécréter les hormones du sommeil (notamment la mélatonine) beaucoup plus tard que chez la majorité des individus.

Concrètement, cela se traduit par une grande difficulté, voire une impossibilité, à s’endormir avant 2h, 3h voire 5h du matin, même en l’absence de stimulations externes comme les écrans ou le bruit. À l’inverse, si on leur laisse la liberté de suivre leur rythme naturel, ces personnes peuvent dormir sans problème pendant 7 à 9 heures et se réveiller spontanément en fin de matinée ou en début d’après-midi, en se sentant reposées.

Ce décalage n’est pas volontaire : il ne s’agit pas de mauvaises habitudes de sommeil, ni d’un manque de volonté à « se coucher tôt », mais bien d’un dysfonctionnement biologique documenté, reconnu dans les classifications médicales internationales (comme le DSM-5, ou Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fifth Edition, qui est le manuel de référence international utilisé par les professionnels de santé mentale (psychiatres, psychologues, médecins) pour diagnostiquer les troubles mentaux, et la CIM-10, Classification Internationale des Maladies – 10e révision, qui est un système de classification mondial utilisé pour identifier, coder et suivre les maladies, troubles de santé et causes de décès). Le SPSR est souvent confondu avec de l’insomnie, mais il s’en distingue par le fait que la qualité et la durée du sommeil peuvent être parfaitement normales à condition que la personne puisse dormir selon son propre rythme.

Ce trouble devient particulièrement handicapant lorsque la personne est contrainte de se lever tôt pour l’école, le travail ou des obligations sociales. Le sommeil est alors écourté, ce qui entraîne une fatigue chronique, des troubles de l’attention, une baisse de performance et un mal-être global, alimentant parfois un cercle vicieux de stress, de culpabilité et de désynchronisation sociale.

Quelles sont les causes du syndrome de la phase de sommeil retardée ?

Le syndrome de la phase de sommeil retardée (SPSR) ne résulte pas d’un manque de volonté, d’une mauvaise hygiène de vie ou d’une simple tendance à veiller tard. C’est un trouble médicalement reconnu qui s’explique par un déséquilibre multifactoriel affectant le rythme circadien, c’est-à-dire l’horloge biologique interne qui régule les cycles veille-sommeil, mais aussi la température corporelle, la sécrétion hormonale, la vigilance, la digestion ou encore l’humeur.

Comprendre ses causes permet de mieux appréhender le syndrome et de personnaliser les approches thérapeutiques.

Plusieurs études scientifiques ont mis en évidence une composante génétique forte dans l’apparition du SPSR. Ce trouble est souvent familial : il n’est pas rare que plusieurs membres d’une même famille (parents, frères et sœurs) présentent un rythme de sommeil naturellement retardé.

Cela s’explique par des anomalies ou des variations dans certains gènes liés à l’horloge circadienne.

Ces gènes interviennent dans la régulation de la production de mélatonine, l’alternance veille-sommeil, la sensibilité à la lumière et le fonctionnement des structures cérébrales impliquées dans le sommeil. Une mutation du gène CRY1, qui joue un rôle clé dans la régulation du cycle veille-sommeil, par exemple, a été directement associée à un allongement du cycle circadien, causant un retard d’endormissement de plusieurs heures.

Chez les personnes atteintes de SPSR, l’horloge interne tourne plus lentement, dépassant les 24 heures standard du cycle circadien humain. Cela les pousse naturellement à se coucher et à se réveiller plus tard, jour après jour.

Le cycle veille-sommeil est intimement lié à la sécrétion de mélatonine, une hormone produite par la glande pinéale lorsque la lumière ambiante diminue. Cette hormone agit comme un « signal de nuit » qui prépare l’organisme à dormir.

Chez les individus atteints de SPSR :

  • La sécrétion de mélatonine débute plus tard (parfois après minuit).
  • Le pic de production est également retardé.
  • La température corporelle, qui diminue normalement pour favoriser le sommeil, ne baisse qu’en fin de nuit.

Ce désalignement biologique empêche le corps d’entrer naturellement dans un état de somnolence au moment voulu. Même en l’absence d’écrans ou de bruits, la personne se sent « éveillée » biologiquement parlant, bien que l’environnement externe incite au repos.

Le SPSR est souvent associé à d’autres troubles du neurodéveloppement ou de la santé mentale, ce qui peut en aggraver les effets et complexifier le diagnostic.

  • TDAH (Trouble De l’Attention avec ou sans Hyperactivité) : les personnes atteintes de TDAH ont fréquemment un rythme de sommeil décalé. Leur cerveau reste en état d’hyperactivation tard le soir (pensées incessantes, impulsivité, agitation physique), ce qui retarde l’endormissement. Environ 70 % des personnes TDAH souffrent aussi de troubles du sommeil.
  • Troubles anxieux et dépression : l’anxiété génère des ruminations mentales et une tension corporelle empêchant le relâchement nécessaire à l’endormissement. La dépression, de son côté, perturbe les rythmes biologiques, y compris le sommeil.
  • Autisme et HPI : les personnes autistes ou à haut potentiel intellectuel présentent souvent des rythmes biologiques atypiques et une hypersensibilité sensorielle qui nuit à l’endormissement naturel.

Dans ces cas, le SPSR n’est pas une entité isolée, mais s’inscrit dans un profil global de neurodivergence.

Bien que le SPSR ait une base biologique, certains facteurs comportementaux et environnementaux peuvent le déclencher ou l’aggraver, notamment :

  • L’usage intensif des écrans le soir (smartphone, tablette, ordinateur), dont la lumière bleue inhibe la production de mélatonine.
  • Un manque d’exposition à la lumière naturelle le matin (écoles mal éclairées, vie en intérieur, hiver prolongé), qui empêche l’ancrage de l’horloge interne.
  • Des horaires irréguliers (coucher et lever changeants), qui désorientent le cerveau.
  • Le stress chronique, les rythmes sociaux (travail de nuit, études supérieures), ou encore le jet lag social (décalage entre les horaires de semaine et ceux du week-end).

Chez les adolescents, la puberté entraîne aussi un décalage physiologique naturel de la phase de sommeil (jusqu’à 2 heures en moyenne), ce qui peut faire émerger ou amplifier le syndrome, surtout si les contraintes scolaires ne s’ajustent pas.

Une fois installé, le SPSR tend à s’auto-entretenir :

  • En dormant tard, la personne se réveille tard.
  • Si elle est contrainte de se lever tôt, elle accumule de la dette de sommeil.
  • Cette dette engendre fatigue, irritabilité, stress, ce qui retarde encore plus l’endormissement la nuit suivante.

Ce cercle vicieux peut conduire à une chronicisation du trouble, voire à une désynchronisation complète du rythme circadien, avec des impacts importants sur la vie personnelle, professionnelle, scolaire et sociale.

Qui est concerné par le syndrome de la phase de sommeil retardée (SPSR) ?

Le SPSR ne touche pas de manière aléatoire. Il concerne principalement certaines catégories de personnes dont le mode de fonctionnement biologique, psychologique ou professionnel favorise un décalage important de l’horloge interne.

C’est la tranche d’âge la plus fréquemment touchée. Pendant l’adolescence, des modifications biologiques naturelles du rythme circadien se produisent, amenant les jeunes à se sentir naturellement plus éveillés tard le soir. Lorsque ce décalage devient excessif et durable, il peut évoluer vers un véritable trouble circadien comme le SPSR. Chez les étudiants ou jeunes adultes, le manque de contraintes matinales (cours tardifs, horaires flexibles, vie nocturne) peut renforcer et ancrer ce rythme décalé.

Les personnes qui exercent des professions ou activités favorisant le travail en soirée (musique, écriture, graphisme, gaming) sont souvent exposées à des horaires irréguliers. Ce mode de vie, combiné à un chronotype naturellement « du soir », peut provoquer un glissement progressif de la phase de sommeil. Les horaires décalés deviennent alors la norme, parfois au point de rendre tout rythme « diurne » difficilement supportable.

Le SPSR est nettement plus fréquent chez les personnes présentant un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), un trouble du spectre de l’autisme (TSA), ou encore un haut potentiel intellectuel (HPI). Ces profils partagent souvent une hyperactivité cognitive, une sensibilité sensorielle élevée, et une difficulté à « déconnecter » le cerveau au moment du coucher. Le rythme circadien est également plus instable ou décalé, avec une tendance à fonctionner mieux tard le soir.

Malgré son impact réel sur la qualité de vie, le SPSR reste peu reconnu et souvent mal compris. Il est fréquemment confondu avec :

  • de la paresse ou un manque de volonté
  • un problème d’organisation ou d’indiscipline
  • une mauvaise hygiène de vie (abus d’écrans, de caféine)

Cette stigmatisation retarde le diagnostic et la prise en charge, laissant les personnes concernées dans un cercle vicieux de fatigue, culpabilité et incompréhension sociale, surtout dans un monde rythmé par des horaires matinaux. Pourtant, il s’agit d’un trouble neurologique réel, lié à un décalage biologique du rythme veille-sommeil.

Conséquences sociales et professionnelles du SPSR

Le syndrome de la phase de sommeil retardée peut perturber fortement la vie sociale et professionnelle des personnes concernées, surtout lorsque leur rythme biologique entre en conflit avec les exigences du monde extérieur.

Le plus grand défi pour les personnes souffrant de SPSR réside dans le fait que la société fonctionne selon un rythme diurne rigide : écoles, universités, administrations, entreprises ou transports publics sont presque toujours organisés autour d’horaires matinaux. Pour ceux qui ne s’endormissent qu’à 3h, 4h voire 5h du matin, devoir se réveiller à 7h est une forme de privation chronique de sommeil.

Résultat :

  • Retards répétés ou absences à l’école ou au travail
  • Difficulté à se concentrer ou à fournir des efforts cognitifs dès le matin
  • Risque de sanctions disciplinaires, d’échecs scolaires ou de perte d’emploi

Les personnes atteintes de SPSR sont souvent jugées à tort comme étant paresseuses, désorganisées ou peu fiables, simplement parce que leur rythme biologique ne correspond pas aux attentes sociales. Cette stigmatisation entraîne :

  • Une perte de confiance en soi
  • Une culpabilité persistante
  • Un sentiment d’injustice ou d’exclusion

Chez les étudiants et jeunes professionnels, cela peut engendrer une démotivation importante, voire un désengagement progressif vis-à-vis de leurs projets.

Le SPSR affecte également la vie sociale :

  • Il est difficile de participer à des activités matinales (petits-déjeuners entre amis, réunions de famille, sorties sportives)
  • La personne peut être trop fatiguée le soir pour sortir, même aux horaires « classiques » (19h-22h)
  • Ce décalage réduit les possibilités d’interaction avec les autres, conduisant à un sentiment d’isolement

Il devient difficile de maintenir des liens sociaux réguliers, en particulier lorsque les proches ne comprennent pas le trouble et interprètent ce rythme de vie comme un choix ou un refus de s’adapter.

Sur le marché du travail, peu d’emplois permettent une grande flexibilité horaire. Pour les personnes atteintes de SPSR, cela signifie souvent :

  • Devoir accepter des postes à temps partiel ou précaires
  • Renoncer à certaines carrières pourtant adaptées à leurs compétences
  • Se tourner vers des professions nocturnes (veille informatique, arts, freelance, métiers créatifs, hôtellerie)

Même dans les métiers adaptés, l’autonomie temporelle nécessite une forte discipline personnelle, qui peut être difficile à maintenir si la personne souffre aussi d’un TDAH, d’anxiété ou de fatigue chronique.

Il est fondamental que les institutions éducatives et les milieux professionnels reconnaissent le SPSR comme un trouble médical légitime, et non comme une question de volonté. Des aménagements horaires, télétravail, cours en différé, ou horaires à la carte peuvent permettre aux personnes concernées d’être pleinement fonctionnelles et épanouies, lorsqu’elles respectent leur rythme naturel.

Solutions d’adaptation et de compensation pour vivre avec le SPSR

Le syndrome de la phase de sommeil retardée, bien qu’il puisse poser des défis importants dans la vie quotidienne, n’est pas une fatalité. Il existe plusieurs stratégies d’adaptation qui peuvent permettre aux personnes concernées de mieux gérer leur rythme de sommeil et d’améliorer leur qualité de vie. Ces solutions reposent sur des ajustements de l’environnement, des comportements, et parfois des traitements médicaux ou psychothérapeutiques.

La première et la plus importante des solutions réside dans l’écoute et le respect de son propre rythme biologique. Cela peut impliquer :

  • L’adoption d’un emploi du temps flexible : certaines personnes réussissent mieux à se concentrer ou à accomplir des tâches importantes lorsqu’elles travaillent ou étudient la nuit ou tard le soir. Lorsque cela est possible, il est recommandé de travailler en fonction de ses pics de productivité, en planifiant des tâches difficiles ou stimulantes pendant les heures où l’on se sent le plus alerte.
  • Aménager des périodes de repos plus longues le matin pour se permettre de récupérer suffisamment.

De plus en plus de professions permettent une flexibilité horaire, notamment dans des secteurs comme l’informatique, le marketing digital, ou la création. Le télétravail est également une solution idéale pour ceux qui ont du mal à s’adapter à un horaire de travail classique de 9h à 17h.

  • Demander à son employeur ou établissement scolaire des aménagements d’horaires ou des options de travail à distance pourrait être une alternative pour aligner le travail ou l’étude avec les périodes de productivité maximale.
  • Éviter les réunions et les conférences trop tôt dans la journée et privilégier des créneaux plus tardifs.

L’exposition à la lumière naturelle est l’un des moyens les plus puissants pour aider à réajuster l’horloge biologique interne. Certaines pratiques peuvent aider à recalibrer le rythme circadien, notamment :

  • S’exposer à la lumière du matin (idéalement dès le réveil) pour signaler au corps qu’il est temps de se réveiller. Cela peut être facilité par une courte marche en extérieur ou un petit déjeuner près d’une fenêtre ensoleillée.
  • Éviter les lumières artificielles le soir, en particulier la lumière bleue des écrans (téléphones, ordinateurs, télévisions), qui perturbe la production de mélatonine et retarde encore davantage l’endormissement.

Mettre en place une routine du soir et des rituels de coucher spécifiques peut aider à signaler au corps qu’il est temps de se préparer à dormir, même si l’on s’endort tard. Parmi les bonnes pratiques :

  • Créer une atmosphère propice à l’endormissement : chambre fraîche, lumière tamisée, et absence de bruit perturbateur.
  • Éviter les stimulants comme la caféine, la nicotine ou les repas lourds dans les heures précédant le coucher.
  • Prendre un temps de relaxation avant de s’endormir (lecture, méditation, bain chaud).

La thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie (TCC-I) est une approche efficace pour rééduquer le cerveau aux mécanismes du sommeil. Elle consiste à identifier et corriger les pensées et comportements inadaptés qui affectent la qualité du sommeil :

  • Modification des croyances erronées sur le sommeil
  • Gestion de l’anxiété liée au sommeil
  • Régulation des horaires de coucher et de réveil pour renforcer la cohérence circadienne

La mélatonine est une hormone produite naturellement par le corps en réponse à l’obscurité et qui joue un rôle majeur dans l’induction du sommeil. Les personnes atteintes de SPSR peuvent parfois bénéficier de compléments de mélatonine pour ajuster leur horloge biologique. Toutefois, l’utilisation de la mélatonine doit se faire sous contrôle médical, car un mauvais dosage ou une prise mal chronométrée peut perturber davantage le cycle de sommeil.

Les personnes souffrant de SPSR peuvent aussi demander des aménagements dans leur vie professionnelle ou scolaire pour mieux adapter leurs horaires. Par exemple :

  • Réorganiser les horaires de travail en fonction du chronotype personnel
  • Demander des sessions d’examen ou de devoirs en horaires décalés
  • Négocier des horaires flexibles avec l’employeur

Ces aménagements permettent de mieux gérer la fatigue et de préserver l’efficacité professionnelle ou académique tout en respectant le rythme biologique naturel.

Dans certains cas, un suivi médical spécialisé peut être nécessaire. Un médecin du sommeil pourra proposer des solutions adaptées, allant de l’hypnothérapie à des médicaments spécifiques pour réguler le rythme circadien ou traiter des troubles associés comme l’anxiété.

Le rôle du PSAD

Le syndrome de la phase de sommeil retardée (SPSR) est un trouble circadien qui se traduit par un décalage important de l’heure d’endormissement et de réveil par rapport aux horaires sociaux habituels. Ce trouble peut entraîner des difficultés scolaires, professionnelles et sociales, ainsi qu’une fatigue diurne importante. Pour les personnes suivies à domicile pour des troubles du sommeil ou des pathologies chroniques, le PSAD (Prestataire de Santé À Domicile) peut contribuer à un accompagnement complémentaire.

Le PSAD peut notamment :

  • surveiller la régularité des habitudes de sommeil et la bonne observance des traitements ou dispositifs médicaux nocturnes (PPC, ventilation, oxygénothérapie),

  • repérer une somnolence diurne excessive ou des troubles liés à un sommeil décalé et en informer l’équipe médicale,

  • sensibiliser le patient et ses proches aux bonnes pratiques d’hygiène du sommeil et aux stratégies pour avancer progressivement l’heure du coucher,

  • accompagner la mise en place de routines régulières de sommeil et d’exposition à la lumière, en lien avec le suivi médical,

  • assurer la continuité des soins et le soutien au domicile, contribuant au bien-être général du patient.

Cet accompagnement technique et éducatif, bien que secondaire par rapport à la prise en charge médicale, peut améliorer l’observance des recommandations et limiter les conséquences sociales et cognitives de ce trouble.

FAQ - Le Syndrome de la phase de sommeil retardée

Qu’est-ce que le syndrome de la phase de sommeil retardée ?
Le SPSR est un trouble circadien où l’endormissement survient très tard dans la nuit, souvent après minuit ou même tôt le matin, alors que l’horloge sociale impose un réveil matinal. Le patient éprouve alors une somnolence intense en journée.

Quels sont les symptômes principaux ?
Difficulté à s’endormir à une heure “normale”, réveils tardifs, fatigue diurne, troubles de concentration, irritabilité et impact sur la vie sociale ou professionnelle.

Quelles sont les causes du SPSR ?
Des facteurs génétiques, des habitudes de vie tardives, l’exposition à la lumière le soir, ou certaines pathologies psychiatriques ou neurologiques peuvent favoriser le décalage du rythme circadien.

Comment se traite le syndrome de la phase de sommeil retardée ?
Le traitement repose sur une rééducation du rythme circadien : exposition à la lumière le matin, restriction de lumière le soir, ajustement progressif de l’heure du coucher, parfois complétée par des interventions pharmacologiques sous suivi médical.

Le sommeil polyphasique peut-il aider ?
Non. Le sommeil polyphasique ne corrige pas le décalage circadien et peut même compliquer la régulation du rythme veille-sommeil chez ces patients.

Quand consulter ?
Il est conseillé de consulter dès que le décalage du sommeil impacte la vie quotidienne, la scolarité, le travail ou la santé mentale, afin d’obtenir un diagnostic précis et une prise en charge adaptée.

Conclusion

Le syndrome de la phase de sommeil retardée peut avoir un impact significatif sur la vie quotidienne, la performance cognitive et la qualité de vie. La reconnaissance précoce du trouble et la mise en place de stratégies d’hygiène du sommeil et de régulation du rythme circadien sont essentielles. L’accompagnement multidisciplinaire, incluant l’éventuelle intervention d’un PSAD pour la surveillance et le soutien à domicile, contribue à améliorer l’observance des recommandations et le confort des patients.

Si vous avez du mal à vous endormir tôt et souffrez de fatigue diurne, parlez-en à un professionnel de santé pour évaluer vos habitudes et mettre en place des stratégies adaptées.

S’informer sur le syndrome de la phase de sommeil retardée permet d’adopter des habitudes de sommeil adaptées et d’améliorer la qualité de vie au quotidien.

Sources :

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