Skip to content

Journée Mondiale BPCO : Sensibiliser pour mieux lutter contre la maladie

Lecture : 4 min.

La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire qui affecte des millions de personnes dans le monde. Elle se caractérise par une obstruction progressive des voies respiratoires, rendant la respiration de plus en plus difficile. Bien qu’elle soit largement évitable, notamment en évitant de fumer, la BPCO demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité dans le monde. La Journée mondiale de la BPCO, célébrée chaque année le 21 novembre, a pour objectif de sensibiliser le public et de mettre en lumière les enjeux de cette maladie.

La BPCO : une pathologie pulmonaire silencieuse, dévastatrice et encore sous-diagnostiquée

La BPCO est principalement causée par l’exposition à long terme à des agents irritants, en particulier la fumée du tabac. Cependant, des facteurs génétiques et environnementaux peuvent aussi jouer un rôle. Elle touche principalement les fumeurs ou les anciens fumeurs, mais elle peut aussi affecter les non-fumeurs exposés à la pollution de l’air ou à des poussières industrielles.

La BPCO est souvent diagnostiquée trop tard, lorsque les symptômes deviennent plus graves. La lente progression de la maladie, combinée à des signes cliniques qui peuvent être confondus avec d’autres affections respiratoires, comme l’asthme, contribue à cette sous-diagnostication. En France, environ 3,5 millions de personnes sont touchées par la BPCO, mais moins de la moitié d’entre elles ont été diagnostiquées (Société de Pneumologie de Langue Française, 2023)

Les symptômes de la BPCO : à quoi faut-il être vigilant ?

La BPCO évolue lentement et ses symptômes se développent sur plusieurs années. Les principaux signes de la maladie incluent :

 

– Une toux chronique : souvent accompagnée de production de mucus (expectoration).

– De l’essoufflement : surtout à l’effort, mais qui devient de plus en plus fréquent et intense au fil du temps.

– Des sifflements : la respiration peut devenir bruyante, notamment lors des expirations.

– Une fatigue : la réduction de la capacité pulmonaire provoque une sensation de fatigue généralisée.

 

L’apparition progressive de ces symptômes peut passer inaperçue au début, mais leur persistance doit alerter. Un diagnostic précoce et un traitement adapté peuvent ralentir l’évolution de la maladie et améliorer la qualité de vie des patients.

 

Le traitement de la BPCO : soulager et ralentir l’évolution

Bien qu’il n’existe actuellement pas de traitement curatif pour la BPCO, plusieurs options thérapeutiques permettent de soulager les symptômes, de ralentir la progression de la maladie et d’améliorer la qualité de vie des patients. Et la première étape incontournable reste l’arrêt du tabac : la mesure la plus importante et la plus efficace pour stopper l’aggravation de la BPCO. Pour le Docteur Jacques Boutros, Médecin Pneumologue au CHU de Nice : « arrêter de fumer peut ralentir la perte de fonction pulmonaire et améliorer les symptômes respiratoires, même chez les patients ayant un stade avancé de la maladie », une importance donc pour limiter l’évolution rapide de la pathologie.

Les médicaments inhalés, tels que les bronchodilatateurs (qui dilatent les voies respiratoires) et les corticostéroïdes (qui réduisent l’inflammation), peuvent également être utilisés pour contrôler les symptômes. Les bronchodilatateurs, tels que les bêta-2 agonistes et les anticholinergiques, sont souvent prescrits pour réduire l’essoufflement et améliorer la capacité pulmonaire.

Les programmes de réhabilitation pulmonaire combinent exercices physiques et éducation pour améliorer la capacité respiratoire et aider les patients à mieux gérer leurs symptômes au quotidien. Ces programmes ont montré une amélioration de la fonction pulmonaire et une réduction de la dyspnée chez les patients atteints de BPCO.

« Dans les stades avancés de la maladie, lorsque la fonction pulmonaire est sévèrement altérée, les patients peuvent nécessiter un apport d’oxygène supplémentaire pour soutenir la respiration », ajoute le Dr Boutros. L’oxygénothérapie améliore la qualité de vie et permet une meilleure oxygénation des tissus. Pour certains patients, la mise en place d’une machine par Ventilation Non Invasive peut également soulager les symptômes.

Enfin, dans les cas les plus graves, certaines interventions chirurgicales peuvent être envisagées, telles que la réduction du volume pulmonaire ou la transplantation pulmonaire. Des options qui sont proposées en général lorsque les traitements médicaux ne suffisent plus.

Qui est concerné par la BPCO et comment diagnostiquer la maladie ?

Bien que la BPCO touche principalement les fumeurs, elle peut également affecter des non-fumeurs, en particulier ceux qui sont exposés à des polluants environnementaux, comme la pollution de l’air ou la fumée passive. La maladie survient généralement chez les personnes de plus de 40 ans, mais il existe aussi des formes précoces de la BPCO, notamment chez les personnes ayant une prédisposition génétique. C’est pourquoi si le patient présente des symptômes tels qu’une toux persistante, un essoufflement progressif ou une production excessive de mucus, il est essentiel de consulter un médecin… et en priorité un Pneumologue, qui est le spécialiste qui diagnostique et prend en charge la BPCO. Le dépistage de la BPCO est recommandé chez les personnes à risque, notamment les fumeurs de plus de 40 ans. Un test de la fonction pulmonaire appelé spirométrie sera réalisé, il s’agit de l’examen clé pour confirmer le diagnostic. Elle permet de mesurer la fonction pulmonaire et de détecter toute obstruction des voies respiratoires avant même que les symptômes n’apparaissent.

La Journée Mondiale BPCO : une occasion de sensibilisation

La Journée mondiale BPCO est un moment clé pour sensibiliser à cette maladie trop souvent ignorée. Le but est donc de mobiliser les pouvoirs publics, les associations de patients, les professionnels de santé et le grand public autour des enjeux de prévention, de diagnostic et de traitement. Cette journée met également en lumière l’importance de la lutte contre le tabagisme, principale cause évitable de la BPCO. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime d’ailleurs que la mortalité liée à la BPCO devrait augmenter de 30% d’ici 2030, en grande partie à cause de la consommation continue de tabac dans de nombreux pays… alors forcément en cette Journée Mondiale BPCO le message que nous souhaitions vous faire passer et d’arrêter votre consommation de tabac ! Et au fait… est ce que vous connaissiez la BPCO ?

Stories. Témoignages. Conseils
Plus de contenus disponibles sur votre réseau préféré.
Progression de la lecture :
Sommaire :
Partager :