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Octobre Rose : tous mobilisés contre le cancer du sein

Lecture : 6 min.

Chaque année, le mois d’octobre est dédié à la lutte contre le cancer du sein à travers la campagne internationale Octobre Rose. Ce mois de sensibilisation permet de rappeler l’importance du dépistage précoce, de partager les dernières avancées médicales, et de soutenir les femmes (et hommes) touchés par cette maladie. Avec plus de 58 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez les femmes.

Le cancer du sein : un fléau à combattre

Le cancer du sein se développe lorsque des cellules anormales dans les tissus mammaires se multiplient de manière incontrôlée, formant ainsi une tumeur. Si le diagnostic est effectué à un stade précoce, les chances de guérison sont considérablement augmentées, ce qui souligne l’importance de la prévention et du dépistage.

Environ 1 femme sur 8 développera un cancer du sein au cours de sa vie. Bien que cette statistique soit alarmante, les progrès en matière de traitements ont considérablement amélioré le pronostic des patientes. Aujourd’hui, le taux de survie à 5 ans pour les cancers du sein détectés tôt est de plus de 90 %. Cependant, malgré ces avancées, le cancer du sein reste responsable de près de 12 000 décès chaque année en France. Alors, le dépistage précoce est l’un des moyens les plus efficaces pour lutter contre le cancer du sein. En France, les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à réaliser une mammographie tous les deux ans dans le cadre du programme national de dépistage organisé. Toutefois, certaines femmes à risque accru, en raison d’antécédents familiaux ou de mutations génétiques, doivent débuter le dépistage plus tôt et sous des modalités spécifiques.

Des études récentes montrent que le dépistage permet de réduire la mortalité par cancer du sein de 15 à 20 % dans la population ciblée. Cependant, en dépit de l’efficacité de ces programmes, le taux de participation en France reste relativement faible, avec seulement 50 % des femmes concernées qui réalisent une mammographie dans les délais recommandés.

Cancer du sein : des traitements personnalisés pour mieux guérir

Les traitements du cancer du sein sont variés et dépendent du stade de la maladie, de la taille de la tumeur, de la présence de récepteurs hormonaux et d’autres facteurs biologiques. Ces dernières années, les options thérapeutiques se sont élargies, permettant des traitements de plus en plus personnalisés. Dans un premier il y a la chirurgie. Pour la majorité des patientes, une intervention chirurgicale est nécessaire. Elle peut être conservatrice (tumorectomie) ou plus radicale (mastectomie), en fonction de l’étendue de la tumeur.   Vient ensuite la chimiothérapie, qui sera utilisée avant ou après la chirurgie. La chimiothérapie reste un pilier du traitement. Elle est parfois prescrite en amont pour réduire la taille de la tumeur et permettre une chirurgie moins invasive. Puis il est possible de proposer de la radiothérapie, souvent utilisée après la chirurgie, cette dernière aide à éliminer les cellules cancéreuses résiduelles et à réduire les risques de récidive.

Enfin, peut-être moins connue du grand public : l’hormonothérapie. Les cancers du sein hormonodépendants (présence de récepteurs aux œstrogènes ou à la progestérone) peuvent être traités par des médicaments bloquant l’action de ces hormones. Pour faire plus simple, l’hormonothérapie est un traitement qui bloque des hormones soit en diminuant leur sécrétion, soit en bloquant les récepteurs. Et puis il existe également les thérapies ciblées pour les patientes présentant une surexpression de la protéine HER2, une protéine naturellement présente dans l’organisme qui est impliquée dans la régulation de la prolifération cellulaire. Quand une cellule devient cancéreuse, il peut arriver que le nombre de récepteurs HER2 présents à sa surface augmente anormalement. Des traitements spécifiques comme le trastuzumab (Herceptin) sont aussi utilisés pour cibler et détruire les cellules cancéreuses plus efficacement.

Les progrès en matière de biomédecine et de génomique permettent aujourd’hui de mieux identifier les sous-types de cancers du sein et d’adapter les traitements en conséquence. Ces thérapies ciblées, en particulier, ont montré des résultats prometteurs pour prolonger la survie des patientes tout en réduisant les effets secondaires.

Le Dr Caroline Bailleux, Médecin Oncologue spécialisée dans le cancer du sein, partage son expérience et son engagement dans la lutte contre cette maladie : « Chaque Octobre Rose est pour moi l’occasion de rappeler que nous pouvons tous jouer un rôle dans la lutte contre le cancer du sein, que ce soit en parlant du dépistage, en soutenant les recherches ou en accompagnant les femmes dans leur parcours. La dimension psychologique et sociale est aussi cruciale. Beaucoup de patientes doivent réapprendre à vivre avec leur corps, à gérer l’anxiété des récidives et à se reconstruire, c’est pourquoi il est important d’apporter un soutient sans faille à chaque personne concernée tout au long de son suivi ».

Des études récentes s’intéressent notamment aux facteurs environnementaux et comportementaux dans le développement du cancer du sein, comme l’alimentation, l’exposition aux polluants ou encore l’influence de l’activité physique. D’autres recherches explorent les possibilités offertes par la médecine de précision et les thérapies immunitaires pour traiter les formes les plus agressives

Octobre Rose : un mouvement mondial pour soutenir la recherche

Octobre Rose est également un moment clé pour mobiliser des fonds destinés à soutenir la recherche sur le cancer du sein. En France, des associations comme Ruban Rose organisent des événements tout au long du mois pour récolter des dons, sensibiliser à l’importance du dépistage et financer les projets de recherche. Chaque année, ces initiatives permettent de financer des bourses de recherche pour mieux comprendre la maladie et trouver de nouvelles options thérapeutiques.

Si le cancer du sein reste un défi de taille, Octobre Rose est un symbole d’espoir et de solidarité. Grâce à la mobilisation des chercheurs, des professionnels de santé, des associations et du grand public, des progrès significatifs ont été réalisés au cours des dernières décennies.

Le Dr Caroline Bailleux conclut avec un message d’encouragement : « Il ne faut pas sous-estimer la puissance de la solidarité. Chaque action compte, que ce soit pour encourager le dépistage, soutenir les patientes ou financer la recherche. Le cancer du sein est une épreuve difficile, mais ensemble, nous pouvons faire une différence. »

Le rôle du PSAD

Le PSAD (Prestataire de Santé À Domicile) joue un rôle central dans la prise en charge des patients atteints de troubles respiratoires du sommeil, comme l’apnée du sommeil, mais aussi dans l’accompagnement de certaines pathologies respiratoires chroniques. Son intervention s’inscrit dans un parcours de soins coordonné, en lien étroit avec le médecin prescripteur et les équipes de santé.

Concrètement, le PSAD intervient au domicile du patient pour :

  • installer les dispositifs médicaux prescrits (par exemple, appareils de PPC dans le cadre de l’apnée du sommeil),

  • expliquer le fonctionnement du matériel et accompagner le patient dans sa prise en main,

  • s’assurer du bon usage du traitement et de l’observance,

  • effectuer un suivi régulier, technique et parfois éducatif,

  • remonter au médecin les informations utiles concernant la tolérance du traitement ou d’éventuelles difficultés rencontrées.

Ce rôle d’interface entre le patient et le médecin est essentiel : il permet d’améliorer l’adhésion au traitement, de prévenir les abandons précoces et de favoriser une meilleure qualité de vie au quotidien. Dans une démarche de prévention et de santé publique, le PSAD contribue également à sensibiliser les patients à l’importance du suivi médical, de l’observance des traitements et du repérage précoce des signes d’alerte.

FAQ - Octobre Rose

Qu’est-ce que le cancer du sein ?
Le cancer du sein est une maladie caractérisée par le développement de cellules anormales au niveau du tissu mammaire. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez la femme, mais il peut aussi, plus rarement, toucher les hommes.

Pourquoi le dépistage est-il si important ?
Le dépistage permet de détecter un cancer à un stade précoce, souvent avant l’apparition de symptômes. Plus la maladie est identifiée tôt, plus les chances de guérison sont élevées et les traitements peuvent être moins lourds.

Quels sont les signes qui doivent alerter ?
Une boule dans le sein ou l’aisselle, une modification de la forme ou de la taille du sein, un changement de l’aspect de la peau (rougeur, aspect “peau d’orange”), un écoulement anormal par le mamelon ou une douleur inhabituelle persistante doivent conduire à consulter un professionnel de santé.

En quoi consistent les traitements du cancer du sein ?
La prise en charge peut associer plusieurs modalités : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie et/ou thérapies ciblées. Le choix du traitement dépend du type de cancer, de son stade, des caractéristiques biologiques de la tumeur et du profil de la patiente.

Quelle est la place des soins de support ?
Les soins de support (prise en charge de la douleur, fatigue, troubles nutritionnels, soutien psychologique, accompagnement à domicile) font partie intégrante du parcours de soins. Ils visent à améliorer la qualité de vie pendant et après les traitements, et à accompagner la patiente sur les plans physique, psychologique et social.

Conclusion

Octobre Rose rappelle chaque année l’importance de la prévention, du dépistage et de l’information autour du cancer du sein. Au-delà des traitements, la prise en charge repose sur un accompagnement global de la personne : suivi médical, soins de support, accompagnement à domicile et soutien psychologique.
Mieux comprendre la maladie, ses signes d’alerte et les ressources disponibles permet aux patientes et à leurs proches de se sentir davantage acteurs du parcours de soins, et de mieux traverser les différentes étapes de la maladie.


Si vous avez des questions, des antécédents familiaux ou des changements inhabituels au niveau de vos seins, parlez-en à un professionnel de santé. Un échange, un examen clinique ou un dépistage adapté peuvent faire toute la différence.
Prendre le temps de comprendre le cancer du sein, ses signes d’alerte et l’importance du dépistage, c’est un premier pas essentiel pour agir en faveur de sa santé.

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