La Ventilation Non Invasive correspond à l’ensemble des moyens matériels mis à la disposition des malades en vue de pallier les conséquences d’un trouble respiratoire.
Il existe 2 grandes familles de Ventilation Non Invasive :
- la première à 2 niveaux de pression dite VNDP est utilisée chez les patients souffrant d’une Insuffisance Respiratoire Chronique (IRC) ;
- la seconde, la Ventilation Non Invasive par Pression Positive Continu dite PPC ou PPC est indiquée pour le traitement du Syndrome d’Apnée du Sommeil (SAS).
La première utilisation de la VNI date de la fin du XIXème siècle et des années 1980 pour la PPC. La Ventilation Non Invasive à progressivement pris son essor durant les années 2000. Les objectifs de la VNI sont multiples, mais permettent principalement de corriger l’hypoventilation alvéolaire caractérisée par une hypercapnie diurne, c’est-à-dire un taux de CO2 trop élevé dans le sang. Il s’agit donc d’un traitement efficace qui est composé d’un matériel de pointe.
Le matériel du traitement par VNI
La Ventilation Non Invasive (VNI) est une méthode utilisée pour aider les patients à respirer sans recourir à une assistance respiratoire invasive (à une intubation par exemple). Le principe consiste à administrer de l’air, qui peut être enrichi en oxygène si besoin, à travers un masque étanche couvrant le plus souvent le nez et la bouche, même s’il existe plusieurs types de masque : nasal, narinaire, naso-buccal, facial et buccal. L’étanchéité du masque est un élément important pour contrôler l’efficacité de la ventilation. Il est déconseillé de trop serrer le harnais. En effet, plutôt que d’améliorer l’étanchéité du masque, cela risque de créer des fuites et/ou d’entraîner des lésions cutanées (sur le nez, les pommettes, le front).
Les principales pathologies qui sont traitées avec la VNI
La bronchopneumopathie chronique obstructive, le syndrome obésité-hypoventilation sont aujourd’hui les premières causes d’insuffisance respiratoire mais il existe d’autres pathologies, comme les maladies neuro-musculaire, les déformations thoraciques. Ces pathologies entrainent une hypoventilation, c’est-à-dire lorsqu’un patient est dans l’incapacité de renouveler de manière satisfaisante l’air contenu dans les alvéoles pulmonaires.
Alors, afin de traiter efficacement ces pathologies respiratoires, la VNI est proposée. Cette dernière permet entre-autre de soulager des symptômes très présents, comme l’essoufflement, la fatigue. La VNI va ainsi améliorer le pronostic et la qualité de vie des patients, tout en limitant les hospitalisations liées aux décompensations respiratoires. Le recours à la ventilation se fait ainsi habituellement au décours d’une hospitalisation.
Une aide importante pour les personnes souffrant d’insuffisances respiratoires chroniques
Le support ventilatoire apporté par la Ventilation Non Invasive, lorsqu’elle est bien adaptée et bien conduite, permet de réduire le taux de CO2 dans le sang, mais réduit aussi le travail des muscles respiratoires qui sont très sollicités dans d’insuffisance Respiratoire Chronique.
La Ventilation Non Invasive permet d’améliorer la qualité de vie, de réduire les symptômes liés à cette Insuffisance Respiratoire. Lors d’une utilisation nocturne, elle peut restaurer un sommeil réparateur.
La Ventilation non invasive dans les bronchopneumopathies chroniques obstructives décompensées (BPCO)
La Bronchopneumopathie Chronique Obstructive, dite BPCO, est une maladie entrainant une Insuffisance Respiratoire dite « obstructive ». C’est la première cause de mortalité par maladie respiratoire. Le tabagisme et la pollution de l’air en sont les principales causes.
En effet, les anomalies physiopathologiques observées chez les malades BPCO combinent une augmentation des résistances bronchiques, avec une limitation du débit expiratoire et une augmentation du volume pulmonaire. De nombreux travaux scientifiques ont mis en avant que la VNI permet de réduire le travail respiratoire, d’augmenter le volume courant et la ventilation alvéolaire. A côté de son effet direct sur la physiopathologie respiratoire, l’effet de la VNI en cas de BPCO repose également sur le caractère non invasif de la technique, qui limite significativement les nombres d’infections respiratoires. Ce dernier point est fondamental car il nous rappelle que le bénéfice escompté avec la VNI passe par une réduction des complications qui lui sont associées.
Actuellement, la VNI est indiquée par toutes les recommandations d’experts comme le traitement de référence et de première intention chez un patient BPCO décompensé.
La Ventilation Non Invasive par PPC pour lutter contre les apnées du sommeil
On en entend parler de plus en plus : le syndrome d’apnées du sommeil (SAS). C’est un trouble respiratoire caractérisé par des interruptions ou des presque interruptions de la respiration pendant le sommeil en raison d’une obstruction (blocage) partielle ou complète des voies aériennes supérieures.
La ventilation par PPC sera instaurée dès qu’une polygraphie ou une polysomnographie, examens qui permettent d’enregistrer la respiration au cours du sommeil à domicile ou en hôpital, aura mis en évidence un Index d’Apnée et d’Hypopnée (IAH) supérieur à 30 évènements par heure ou 15 évènements par heure en présence de certaines comorbidités. L’origine de ce syndrome, obstructive ou centrale, permettra de savoir s’il est plus indiqué de proposer une ventilation par PPC (Pression Positive Continue) ou une Ventilation Auto Asservie (VAA) au patient.
Dans tous les cas, si le traitement par PPC ne rend compte d’aucune amélioration après trois mois d’utilisation, alors un autre mode de ventilation sera proposé au patient. Néanmoins la Ventilation par Pression Positive Continue, est le traitement de première intention pour maintenir les voies aériennes ouvertes pendant le sommeil. La Ventilation par PPC peut avoir de réels effets bénéfiques sur la qualité du sommeil et la somnolence diurne, ainsi qu’une amélioration de la qualité de la vie.
Les apnées du sommeil peuvent être causées par une hypertrophie (augmentation) des amygdales et/ou des végétations, du surpoids ou de l’obésité, l’âge, mais aussi certaines maladies ou certaines malformations de la tête et du cou telles que des malformations maxillo-faciales (syndrome de Pierre Robin, de Treacher Collins), craniofaciales ou des voies aériennes supérieures.
Ce syndrome se manifeste par des pauses respiratoires (ou apnées) souvent associées à des ronflements qui provoquent des micro-éveils, voire des éveils induits par le cerveau de la personne pour qu’elle respire mieux, de la fatigue, une somnolence, des maux de tête au réveil (céphalées), des troubles du comportement, des difficultés de concentration et de mémoire. La Ventilation par PPC est initiée à domicile sur prescription médicale, de quoi rendre le traitement plus facilement acceptable et réalisable par le patient.
Autres indications de la ventilation non invasive
La Ventilation Non Invasive à 2 niveaux de pressions peut être indiquée dans la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot) afin de pallier aux faiblesses des muscles respiratoires mais en aussi dans une thérapeutique de soins palliatifs. La VNI est également recommandée pour les personnes rencontrant un effort trop important pour respirer, comme dans les formes évoluées de la mucoviscidose ou encore lors d’une mauvaise commande de la respiration par le cerveau.
Dans tous les cas, le traitement par VNI a pour objectif de maintenir une qualité de vie jugée acceptable par le patient. La possibilité d’une admission en réanimation reste probable, et cela doit bien évidement être pris en compte par le principal concerné, mais aussi par sa famille et son entourage.
La VNI : La technique de ventilation à domicile la plus favorisée en France
Et pour cause, elle est indiquée dans de nombreuses pathologies respiratoires et présente différents avantages par rapport à la ventilation invasive, notamment un risque moindre de complications liées à l’intubation ou la trachéotomie.
Il est important de souligner que l’utilisation de la Ventilation Non Invasive nécessite une surveillance étroite et une évaluation médicale régulière pour s’assurer de son efficacité et pour ajuster les réglages en fonction des besoins du patient. Seul un professionnel de la santé qualifié peut déterminer si la ventilation non invasive est appropriée pour un patient spécifique, évaluer les bénéfices potentiels et surveiller étroitement son utilisation. Le personnel de SOS Oxygène est formé à ces techniques de ventilation grâce à des formations internes comme externes assurées par des professionnels. Le traitement par VNI nécessite donc des passages réguliers, effectués par les infirmiers ou techniciens SOS Oxygène au début de traitement, et puis tout au long de celui-ci, avec notamment des contrôles à fréquences régulières.
La Ventilation Non Invasive à 2 niveaux de pressions est prescrite en fonction d’une pathologie et de sa sévérité. Son utilisation peut être diurne (en journée), nocturne (la nuit) et jusqu’à 24h/24h. On distingue ainsi 3 niveaux de classification des appareils :
- ventilateur de niveau 1 sans batterie pour les ventilations nocturnes uniquement (≤ 8 heures)
- ventilateur de niveau 2, non support de vie mais doté d’une batterie interne pour la ventilation nocturne et diurne (entre 8 et 16 heures par jour)
- ventilateur de niveau 3, support de vie (doté d’une batterie interne) pour une ventilation de plus de 16 heures par jour. Dès lors que l’utilisation est supérieure à 16h/jour un deuxième ventilateur est mis à disposition afin de garantir le traitement du patient.
Les réglages d’une Ventilation Non Invasive
Chaque ventilateur dispose de plusieurs paramètres modifiables afin de s’adapter au patient, à sa pathologie et aux objectifs médicaux. Seul le médecin prescripteur détermine les paramètres.
La prise en charge de la VNI
Avant de débuter un traitement par Ventilation Non Invasive à deux niveaux de Pressions, deux examens doivent être réalisés pour diagnostiquer une insuffisance respiratoire. Il s’agit de la mesure des gaz du sang artériel (ou gazométrie) et de l’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR).
L’analyse des gaz du sang (GDS) est l’examen qui permet de porter de façon formelle le diagnostic d’insuffisance respiratoire. Elle est réalisée à partir d’un échantillon de sang, prélevé généralement au niveau du poignet ou du lobe de l’oreille. La gazométrie de son côté consiste à mesurer la teneur en oxygène et en gaz carbonique du sang contenu dans les artères afin de mettre en évidence une anomalie de la répartition de ces gaz indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. En cas d’insuffisance respiratoire, la mesure des gaz du sang révèle soit une hypoxémie, autrement dit un manque d’oxygénation du sang, soit une hypercapnie, c’est à dire une surcharge en dioxyde de carbone du sang si la maladie est à un stade plus avancé ou les deux.
L’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) permet de classifier le type d’insuffisance respiratoire (plutôt obstructive, restrictive ou mixte) en mesurant les débits et volumes respiratoires à travers différents paramètres, à savoir : la capacité pulmonaire totale (CPT), le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) ou encore la capacité vitale (CV). Cet examen est réalisé par un pneumologue. Assis, le nez bouché par une pince, le patient va venir souffler normalement puis le plus vite et le plus fort possible à travers un embout buccal, relié à un spiromètre lui-même connecté à un appareil de mesure électronique. Les données recueillies lors de l’examen sont alors comparées à celle d’un individu ayant une capacité respiratoire normale.
La gazométrie et de l’exploration fonctionnelle respiratoire peuvent être complétés par des examens d’imagerie pulmonaire (radio standard et scanner) et par un bilan cardiologique complet (échographie cardiaque et électrocardiogramme). Le bilan respiratoire repose sur un bilan clinique et des examens complémentaires. Il donne une évaluation à la fois quantitative et qualitative de la fonction respiratoire, et détermine les modalités de la prise en charge à domicile de votre insuffisance respiratoire. Le bilan clinique de l’insuffisance respiratoire commence lui par un échange avec le médecin afin de détailler et connaître les différents symptômes. Une auscultation des poumons avec une observation de la morphologie, en particulier du thorax et de la colonne vertébrale, sera également effectuée.
La VNI à domicile
Une fois l’insuffisance respiratoire confirmée, un prestataire de santé s’occupera de livrer à domicile tout le matériel nécessaire. Les réglages du ventilateur déterminés par le médecin seront testés puis adaptés en fonction de la tolérance et de l’efficacité de la machine sur la respiration. Le technicien en charge du patient prendra le temps avec ce dernier pour lui expliquer le fonctionnement de son traitement. Il fera de même avec son entourage. L’adaptation au ventilateur se fait en moins d’une semaine. L’appareil de ventilation doit être branché à la prise murale. Pour favoriser l’étanchéité du masque, il est conseillé d’appliquer le masque sur une peau sèche et propre. Il faut d’abord nettoyer la peau du visage pour enlever tout excès de sueur ou de sébum. Il est conseillé d’éviter d’appliquer sur le visage des crèmes hydratantes ou des produits de beauté avant de mettre le masque. Une fois que le masque est positionné sur le visage, on fixe le harnais sans le serrer. On raccorde le masque au circuit et on appui sur le bouton «marche/arrêt» pour que la ventilation commence. Un masque bien adapté ne fait pas de bruit quand la ventilation se met en fonction. Si le ventilateur se met à faire du bruit, il faut penser à des fuites au niveau du masque et réajuster le harnais avant de penser que l’appareil dysfonctionne. Lorsque le réglage du harnais est correct, il est préférable d’enlever le masque en ôtant les clips du masque sans toucher aux «scratchs». Serrer un masque de plus en plus en raison de fuites risque d’entrainer des lésions cutanées importantes.
Le suivi du traitement par VNI
Une fois le matériel mis à disposition au domicile du patient, le prestataire effectue des visites systématiques techniques dont le rythme est déterminé par le type de ventilateur. Des techniciens et des infirmiers peuvent intervenir pour effectuer une vérification de l’installation de votre matériel, répondre à vos éventuelles questions, contrôler la tolérance du traitement, régler des paramètres par rapport à la prescription, vérifier les alarmes et de la batterie du ventilateur, changer les consommables usagés.
La mise en place du télésuivi par le Prestaire de Santé renforce l’accompagnement du traitement par ventilation non invasive à domicile en mesurant l’observance au traitement et son efficacité. Le télésuivi est un réel plus et s’inscrit de façon complémentaire à la prestation standard. Il est important de rappeler que SOS Oxygène est un Prestataire de santé à domicile et non un établissement de secours d’urgence, tels que les pompiers. C’est pourquoi, en cas d’urgence liée à l’état de santé, il recommandé de contacter le 15. En cas d’urgence liée à la machine VNI, il est recommandé de contacter SOS Oxygène qui saura répondre à la demande rapidement.
L’entretien du matériel VNI
Afin de garantir l’efficacité du traitement, il est impératif d’en prendre soin. Et cela passe par son entretien et nettoyage. Les étapes sont relativement simples et rapides. Pour le ventilateur, il est recommandé de nettoyer une fois par semaine les parties externes de l’appareil avec un chiffon sec ou si nécessaire une éponge légèrement humide. Pour l’humidificateur, le réservoir doit être vidé complètement et l’eau changée tous les jours. Une fois par semaine, le réservoir doit être nettoyé à l’eau additionnée d’un détergent doux, type savon de Marseille, puis rincé abondamment et séché soigneusement. Le circuit doit lui être débranché et séché en cas de présence de condensation. Une fois par semaine, le circuit qui vient d’être utilisé doit être nettoyé à l’eau additionnée d’un détergent doux et rincé abondamment à l’eau du robinet puis égoutté. Pour éviter les problèmes cutanés et les fuites, le masque doit être nettoyé régulièrement (idéalement tous les jours, après chaque utilisation, et au minimum deux fois par semaine). Il est conseillé de nettoyer le masque à la main en le frottant légèrement dans de l’eau tiède. Attention à ne pas utiliser de solutions à base d’aromates ou d’huiles parfumées comme des huiles essentielles, de l’eau de Javel, de l’alcool ou des produits fortement parfumés pour le lavage des composants du masque. Les vapeurs résiduelles de ces produits peuvent être inhalées si les composants ne sont pas correctement rincés. Ces produits peuvent également endommager le masque et provoquer des fissures.
Prise en charge avec la mutuelle et la sécurité sociale
La prise en charge du traitement par le Prestataire de Santé A Domicile (PSAD) comprend la livraison de l’appareil, le conseil pour le choix du masque, le suivi du traitement au domicile, la communication des résultats au médecin, le traitement administratif du dossier, ou encore l’accompagnement pour trouver un prestataire quand le patient part à l’étranger.
A la mise en place du traitement, le technicien récolte les pièces administratives et c’est le PSAD qui s’occupe de tout.
Le traitement est pris en charge au taux commun de 60% par la Sécurité Sociale. Le ticket modérateur de 40% peut être pris en charge par la mutuelle en fonction des garanties pour l’appareillage. Si la mutuelle ne fait pas le tiers-payant, alors le patient devra faire l’avance de frais avant de se faire rembourser par celle-ci.
En cas de tout changement que cela soit en rapport avec la Sécurité Sociale ou la mutuelle, il est impératif que le patient avertisse son prestataire de cette modification afin de maintenir à jour son dossier.
Le patient est pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale sous certaines conditions notamment si les soins sont en rapport avec une affection de longue durée (ALD) liée à cette pathologie, s’il dispose de l’AME (Aide Médicale d’Etat) dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins ou encore la CSS (Complémentaire Santé Solidaire, anciennement CMU), l’assurance maladie complémentaire pour les personnes aux ressources modestes.
Si le patient n’a pas souscrit à une mutuelle alors le reste à charge de son traitement lui sera facturé. Néanmoins, s’il a un statut ALD (Affection de Longue Durée) en lien avec sa pathologie respiratoire, s’il est en invalidité, qu’il dispose de l’AME (Aide Médicale d’Etat) dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins ou encore de la CSS (Complémentaire Santé Solidaire, anciennement CMU), l’assurance maladie complémentaire pour les personnes aux ressources modestes, alors son traitement pourrait être pris en charge à 100%, sous conditions de ressources.
Afin de garantir la poursuite et la prise en charge de son traitement, le patient doit impérativement renouveler sa prescription médicale auprès de son médecin, et ce, tous les ans.
S’il ne fait pas cela, alors il sera facturé directement par son prestataire.
Lorsque le patient a connaissance d’une hospitalisation, il est impératif de penser à prévenir immédiatement son prestataire en indiquant les dates de séjour à l’hôpital.
La prise en charge du PSAD reste la même au domicile, comme à l’hôpital.
Quel est le rôle du PSAD dans la prise en charge de la Ventilation Non Invasive ?
La Ventilation Non Invasive (VNI) est un traitement essentiel pour les patients souffrant d’insuffisance respiratoire chronique ou aiguë. Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) joue un rôle central pour assurer la sécurité, le confort et l’efficacité du traitement à domicile.
Installation et suivi du matériel
Le PSAD :
- installe le dispositif de VNI adapté au patient (masque, ventilateur),
- ajuste les paramètres selon la prescription médicale,
- assure la bonne tolérance et l’efficacité du traitement, en suivant les données respiratoires si nécessaire.
Éducation et accompagnement
Le PSAD accompagne le patient et sa famille pour :
- comprendre le fonctionnement du matériel et l’importance de l’observance,
- apprendre les gestes d’entretien et de nettoyage du masque et du ventilateur,
- rassurer sur l’utilisation nocturne, les sons et la sensation de pression.
Coordination et sécurité
Le PSAD :
- surveille la progression de l’insuffisance respiratoire,
- transmet les informations au médecin prescripteur,
- adapte l’accompagnement en fonction de l’évolution du patient,
- garantit la sécurité à domicile, notamment en prévenant les risques liés à l’électricité ou aux fuites de masque.
FAQ – Ventilation Non Invasive
Qu’est-ce que la VNI ?
C’est une technique qui assiste la respiration sans intubation, grâce à un masque facial ou nasal relié à un ventilateur. Elle permet d’améliorer l’oxygénation et de réduire l’effort respiratoire.
Qui peut en bénéficier ?
- patients avec BPCO sévère,
- insuffisants respiratoires chroniques ou aiguës,
- certaines pathologies neuromusculaires,
- troubles respiratoires du sommeil sévères.
La VNI est-elle douloureuse ou gênante ?
Non. Avec un masque bien ajusté et un accompagnement adapté, la majorité des patients s’y habitue rapidement.
Quels sont les bénéfices ?
- amélioration de la respiration et de l’oxygénation,
- réduction de la fatigue et de la somnolence diurne,
- prévention des complications respiratoires graves.
Quand faut-il consulter ?
- si le masque provoque des douleurs, rougeurs ou irritations,
- si les fuites sont trop importantes,
- si les symptômes respiratoires s’aggravent malgré le traitement.
Conclusion
La Ventilation Non Invasive est un traitement efficace et sécurisé pour de nombreux patients souffrant d’insuffisance respiratoire. Elle améliore la respiration, la qualité de vie et la récupération nocturne.
Le PSAD joue un rôle essentiel, en assurant l’installation, le suivi, la formation et le soutien du patient à domicile. Grâce à cet accompagnement, les patients peuvent utiliser la VNI sereinement, en toute sécurité et avec un confort optimal, maximisant ainsi les bénéfices du traitement.