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Tout savoir sur l’oxygénothérapie

Lecture : 9 min.

L’oxygénothérapie demeure un pilier fondamental de la médecine moderne, apportant un soutien vital aux patients confrontés à des troubles respiratoires divers. Cette méthode thérapeutique consiste à administrer un supplément d’oxygène à des personnes présentant un faible niveau d’oxygène dans le sang (hypoxémie) et/ou une difficulté respiratoire (dyspnée).

A quoi sert l’oxygène que nous respirons ?

L’air que nous respirons est composé de 21% d’oxygène, 78% d’azote et 1% autres gaz. L’oxygène inhalé lors de la respiration est utilisé par nos cellules afin de fabriquer de l’énergie à partir des aliments que nous ingérons. Sans l’oxygène le corps ne peut pas produire l’énergie dont il a besoin pour fonctionner. Au repos le plus gros consommateur d’énergie est notre cerveau, à l’effort ce sont nos muscles. Lors d’un effort les besoins en oxygène de l’organisme peuvent augmenter fortement.

Mieux comprendre l’oxygénothérapie

Au cœur de cette thérapie se trouve la volonté d’assurer une oxygénation adéquate, particulièrement cruciale pour les malades atteints d’insuffisance respiratoires chroniques telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’emphysème et la fibrose pulmonaire. L’oxygène supplémentaire respiré par les patients vise à soulager la dyspnée et à améliorer leur capacité respiratoire notamment à l’effort, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie. Dans les situations d’urgence, comme les épisodes aigus de pneumonie sévère, l’insuffisance cardiaque ou les traumatismes thoraciques, l’oxygénothérapie est un élément clé pour maintenir des niveaux d’oxygénation vitaux en attendant le traitement de la condition sous-jacente.

Le fonctionnement de l’oxygénothérapie

L’administration d’oxygène se fait par le biais de divers dispositifs médicaux tels que des masques, des lunettes nasales ou des canules, avec des débits et des concentrations d’oxygène ajustés en fonction des besoins spécifiques de chaque patient. Les professionnels de la santé déterminent attentivement ces réglages pour optimiser l’efficacité du traitement tout en minimisant les risques liés à une oxygénation excessive.

L’oxygénothérapie, bien qu’essentielle, nécessite une surveillance médicale attentive pour s’assurer de son utilisation appropriée. Les ajustements réguliers des paramètres d’administration sont nécessaires pour garantir une oxygénation optimale tout en évitant les complications liées à une oxygénation excessive.

Ce traitement demeure indispensable pour soutenir la respiration, améliorer la fonction pulmonaire et offrir un soulagement aux patients souffrant de diverses affections respiratoires, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie et à des résultats thérapeutiques améliorés. Les avancées technologiques ont même permis le développement de dispositifs d’oxygénothérapie portables, offrant aux patients une liberté et une flexibilité accrues. Les réservoirs d’oxygène légers et les concentrateurs portables permettent aux individus de vaquer à leurs occupations quotidiennes sans être entravés par des équipements encombrants. Cette autonomie renforce la confiance en soi des patients, favorisant une approche proactive de leur santé.

Les avantages de l'oxygénothérapie

Pour de nombreux patients atteints de maladies pulmonaires chroniques, l’essoufflement constant peut rendre même les tâches quotidiennes les plus simples difficiles. L’oxygénothérapie intervient en améliorant la fonction pulmonaire, permettant ainsi aux individus de retrouver une qualité de vie normale. Grâce à une respiration plus facile, les patients peuvent participer plus activement à leurs activités quotidiennes, réduisant ainsi le fardeau physique et émotionnel de leur condition.

L’oxygénothérapie agit comme un bouclier protecteur, atténuant les symptômes débilitants associés à des affections telles que la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les patients signalent une réduction significative de l’essoufflement, des maux de tête et de la fatigue, leur permettant de reprendre le contrôle de leur vie. Cela se traduit souvent par une plus grande indépendance et une diminution du besoin de soins médicaux d’urgence.

L’oxygénothérapie ne se limite pas à soulager les symptômes. En effet, elle joue un rôle crucial dans la prévention de complications graves. Les patients atteints d’affections pulmonaires ont un risque accru de problèmes cardiaques et d’insuffisance organique due à un apport insuffisant en oxygène. L’oxygénothérapie, en maintenant des niveaux d’oxygène adéquats, contribue à réduire ces risques, offrant ainsi une protection essentielle pour la santé globale des patients.

Une aide importante pour les personnes souffrant d’insuffisances respiratoires chroniques

L’essence même de l’insuffisance respiratoire chronique réside dans la difficulté des poumons à fournir une quantité suffisante d’oxygène au corps. À un stade avancé de l’insuffisance respiratoire l’oxygénothérapie intervient en comblant ce manque d’oxygène, assurant un apport optimal de ce gaz vital dans le sang. Cette correction fondamentale améliore la capacité respiratoire, soulageant la sensation d’asphyxie et facilitant l’accomplissement des activités quotidiennes. Les personnes confrontées à des insuffisances respiratoires chroniques sont souvent limitées dans leur capacité à effectuer des tâches simples et à mener une vie active. L’oxygénothérapie se révèle être un catalyseur essentiel pour une meilleure qualité de vie. La dyspnée, une difficulté respiratoire intense, est un symptôme central des insuffisances respiratoires chroniques. L’oxygénothérapie agit comme un allié puissant dans la gestion de la dyspnée, procurant un soulagement tangible et durable. Les patients ressentent souvent une amélioration significative de leur confort respiratoire, ce qui a un impact positif sur leur bien-être global. L’avantage de l’oxygénothérapie réside dans sa flexibilité. Grâce à des dispositifs portables tels que les concentrateurs d’oxygène, les personnes peuvent bénéficier de cet apport vital non seulement chez elles mais aussi lors de leurs déplacements. Cette adaptabilité offre une liberté précieuse, permettant aux patients de participer activement à la vie quotidienne sans être entravés par leur condition respiratoire.

L’oxygénothérapie joue donc un rôle crucial dans le traitement de diverses pathologies affectant le système respiratoire et cardiovasculaire. En fournissant un apport d’oxygène supplémentaire, cette approche thérapeutique contribue à améliorer la qualité de vie des patients en atténuant les symptômes liés à l’insuffisance respiratoire.

L’oxygénothérapie dans la BPCO

Comme le souligne le Dr Docteur Claude Schmitz, Médecin Généraliste Sommeil, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), est une maladie inflammatoire caractérisée par une obstruction progressive des voies respiratoires, représente une préoccupation croissante en matière de santé publique à travers le monde. Dans la gestion de cette maladie respiratoire chronique, l’oxygénothérapie se positionne comme un traitement de référence, offrant un soutien vital aux patients confrontés à des difficultés respiratoires souvent graves et handicapantes.

La BPCO est une affection pulmonaire résultant principalement de l’exposition prolongée à des irritants respiratoires, tels que la fumée de tabac. 80% des cas de la BPCO sont liés à une intoxication au tabac. D’autres facteurs sont responsables ou peuvent aggraver cette pathologie respiratoire, c’est le cas de l’exposition à certains polluants de l’air, comme la pollution atmosphérique, l’environnement de travail, avec des métiers dans le secteur de la construction, de l’industrie textile ou encore de la sidérurgie, les antécédents d’infections respiratoires pendant l’enfance ou encore des facteurs héréditaires. Cette BPCO engendre une diminution progressive de la fonction respiratoire, associée à des symptômes tels que la toux chronique, la production de mucosités et une dyspnée persistante. A un stade avancé, des épisodes d’exacerbation plus ou moins fréquents peuvent avoir lieu. L’exacerbation se définit par une aggravation des symptômes et participe à la détermination du stade de la maladie. Le second facteur qui permet de définir le stade de la BPCO est le volume d’expiration maximal par seconde (VEMS1), qui se mesure par un test de spirométrie, réalisé en général par un pneumologue.

Il s’agit d’un réel problème de santé publique, selon l’OMS, elle pourrait être devenir la troisième cause de mortalité en 20301.

 En 2015, on dénombre sur le territoire national environ 150 000 personnes atteintes de formes sévères de la maladie et âgées de plus de 45 ans bénéficiaient d’une oxygénothérapie de longue durée associée ou non à un traitement par ventilation. La principale cause de BPCO est le tabagisme (80% des cas1).

L’oxygénothérapie pour traiter la BPCO

« La BPCO est une maladie qui ne se guérit pas mais sa prise en charge précoce permet d’en ralentir l’évolution, il est aussi possible d’inverser certains symptômes comme la dyspnée », reconnait le Dr Laure-Alea Essari, Pneumologue. Dans les stades évolués de la BPCO, le traitement par oxygénothérapie est alors très souvent proposé afin de fournir un apport supplémentaire en oxygène pour compenser ce manque, réduisant ainsi la sensation d’essoufflement et améliorant la capacité respiratoire et physique des patients. « Je rappelle que l’oxygène est un médicament et qu’il est donc prescrit », ajoute la Médecin.

L’oxygénothérapie va permettre une meilleure oxygénation du sang pour permettre un métabolisme normal de l’organisme. Son principe consiste en l’administration d’oxygène (O2) par l’intermédiaire d’un dispositif médical pour normaliser la concentration en oxygène dans le sang. Bien que le traitement soit un aidant primordial, il est important de rappeler que l’hygiène de vie doit-elle aussi être prise en compte. Le sevrage tabagique est fortement recommandé avant l’initiation d’un traitement de la BPCO par oxygénothérapie longue durée. Si tel n’est pas le cas, des recommandations très strictes seront données au bénéficiaire du traitement afin de garantir sa santé, mais aussi sa sécurité. Ainsi, l’oxygénothérapie apporte un soulagement significatif aux patients BPCO en facilitant leurs activités quotidiennes, en réduisant la fatigue et en améliorant leur capacité à respirer plus aisément. 

L’oxygénothérapie pour soulager la crise d’AVF

L’Algie Vasculaire de la Face (AVF) est une pathologie peu connue. Sa prévalence est estimée à 0.1% de la population et toucherait surtout des sujets masculins âgés en moyenne de 30 ans. « Elle se caractérise par des douleurs sévères situées à l’arrière du crâne et tout autour de l’œil d’une durée de 15 minutes à 3 heures, associée à des signes dits végétatifs, tels que des larmoiements, un écoulement nasal, ou encore une rougeur de l’œil », explique Dr Michel Dib, Neurologue. Beaucoup de patients, comme Isabelle Schaal, évoquent une sensation de migraine intense, incontrôlable. Il existe des formes familiales, faisant suspecter un caractère génétique. La fréquence des crises varie de 1 à 8 par jour, souvent à horaire fixe et nocturne. Deux formes sont définies. On retrouve dans un premier temps la forme épisodique. Il s’agit de la forme la plus fréquente, l’AVF épisodique concernerait près de 80 % des cas. Ici ce sont des alternances de périodes douloureuses avec des crises de 2 à 12 semaines et des périodes de rémission sans aucune crise. Les crises peuvent être liées à la saisonnalité, en automne ou au printemps ou à des facteurs exogènes comme la présence de pollution. La deuxième forme d’AVF est plus rare, il s’agit de la forme chronique. Les crises surviennent pendant plus d’un an sans période de rémission ou avec une rémission d’une durée inférieure à 1 mois/an. « L’oxygénothérapie à haute concentration est un traitement de deuxième intention de la crise d’Algie Vasculaire de la Face », poursuit le Dr Dib. Il existe également le Sumatriptan avec une administration par voie sous-cutanée. Il s’agit d’une molécule qui s’administre avec un stylo auto-injecteur en cas de crises quotidiennes fréquentes. Ce Sumatriptan est délivré sous prescription médicale. « Des effets secondaires sont fréquents comme une vive vasoconstriction qui peut mener à une contre-indication chez certains patients », sensibilise-t-il. Les deux approches thérapeutiques peuvent parfois être combinées en cas de crises sévères ou pluriquotidiennes

Le fonctionnement de l'oxygénothérapie dans l’AVF

En pratique, l’oxygénothérapie consiste à inhaler de l’oxygène médical par masque pendant 15 à 30 minutes. L’oxygène doit être administré à un débit compris entre 7 et 15 L/min. L’administration doit commencer dès les premiers signes de crise d’Algie Vasculaire de la Face pour gagner en efficacité. Des bouteilles d’oxygène pour un usage fixe à votre domicile ou pour un usage en déambulation sont donc disponibles :

  • prêtes à l’emploi avec la fourniture des consommables pour l’administration (masque à oxygène haute concentration, tubulure de raccordement),
  • simples d’utilisation avec des débits préréglés
  • maniables et ergonomiques, avec des accessoires pour le transport de la bouteille portable

A ce jour, il n’existe pas de traitement curatif de l’Algie Vasculaire de la Face. La prise en charge thérapeutique de l’AVF comporte deux types de traitements symptomatiques en période de crise douloureuse qui peuvent être cumulés si besoin : le traitement de crise et le traitement de fond.

Le traitement de fond de l’Algie Vasculaire de la Face

Le traitement de fond est un traitement quotidien qui vise à diminuer la fréquence des crises. Différents traitements médicamenteux peuvent alors être prescrits en fonction du degré de sévérité de la maladie comme le vérapamil (inhibiteur calcique) ou le carbonate de lithium. En cas d’échec de ces thérapies, des antiépileptiques tels que le valproate de sodium ou le topiramate peuvent être utilisés dans les formes chroniques de l’Algie Vasculaire de la Face.

Les traitements chirurgicaux de l’Algie Vasculaire de la Face

En cas d’AVF réfractaire, qui résiste à une thérapie médicamenteuse, des traitements chirurgicaux pourront être réalisés en fonction de la physiopathologie de cette algie. L’approche chirurgicale consiste en un traitement lésionnel ou en une stimulation cérébrale profonde des nerfs grands occipitaux ou du ganglion sphéno-palatin (volumineux bouton contenant des fibres nerveuses reliées aux nerfs crâniens. Il se situe juste derrière la fosse nasale et projette des fibres nerveuses qui innervent les cavités nasale et buccale, ainsi que les glandes lacrymales et la partie supérieure du larynx).

La médecine douce et l’Algie Vasculaire de la Face

En complément des thérapies médicales, des patients peuvent avoir recours à des méthodes alternatives à base de plantes, sophrologie, homéopathie, acupuncture, ostéopathie. Ces alternatives peuvent s’avérer importante pour la prise en charge globale des patients atteint d’AVF.

Quel est le rôle du PSAD dans l’oxygénothérapie ?

Le PSAD (Prestataire de Santé à Domicile) est un acteur central de l’oxygénothérapie à domicile. Il intervient bien au-delà de la simple livraison du matériel, en assurant un accompagnement personnalisé, sécurisé et continu du patient.

Mise en place du traitement

Le PSAD :

  • installe le matériel d’oxygénothérapie (concentrateur, bouteilles, oxygène liquide),
  • explique le fonctionnement des dispositifs,
  • adapte l’équipement au mode de vie du patient (domicile, déplacements, activité).

Suivi et sécurité

Il assure :

  • le suivi régulier du traitement et du confort respiratoire,
  • la vérification du bon usage et de l’observance,
  • la sécurité à domicile, essentielle avec l’oxygène (prévention des risques d’incendie, bonne ventilation).

Éducation et coordination

Le PSAD informe le patient et les aidants sur :

  • les règles de sécurité,
  • l’entretien du matériel,
  • les gestes du quotidien compatibles avec l’oxygénothérapie.

Il travaille en lien étroit avec le médecin pour adapter le traitement si nécessaire et garantir une prise en charge optimale.

Si votre médecin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spécifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santé à domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS Oxygène, nos équipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matériel, aide à l’adaptation (inconfort, fuites, sécheresse…) et suivi régulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ - L'Oxygénothérapie

Qu’est-ce que l’oxygénothérapie ?

C’est un traitement qui consiste à administrer de l’oxygène médical à une personne dont les poumons n’apportent plus suffisamment d’oxygène à l’organisme.

Qui peut en bénéficier ?

  • patients atteints de BPCO,
  • insuffisants respiratoires chroniques,
  • certaines maladies pulmonaires ou cardiaques,
  • patients en situation aiguë ou temporaire.

Est-ce un traitement à vie ?

Pas toujours. L’oxygénothérapie peut être temporaire ou permanente, selon la pathologie et l’évolution de l’état respiratoire.

Peut-on sortir et voyager avec de l’oxygène ?

Oui. Il existe des solutions portables permettant de maintenir une vie sociale et des déplacements, sous réserve d’une bonne organisation.

L’oxygène crée-t-il une dépendance ?

Non. L’oxygène ne rend pas dépendant : il compense un manque et améliore l’oxygénation des organes.

Quelles sont les règles de sécurité essentielles ?

  • ne jamais fumer à proximité,
  • éviter flammes et sources de chaleur,
  • bien aérer le logement,
  • respecter les consignes données par le PSAD.

Conclusion

L’oxygénothérapie est un traitement essentiel pour de nombreux patients insuffisants respiratoires. Bien utilisée, elle améliore la respiration, la qualité de vie et parfois la survie.

Le PSAD est un partenaire indispensable dans cette prise en charge : il installe le matériel, accompagne le patient, garantit la sécurité et assure un suivi personnalisé. Grâce à cet accompagnement, les patients peuvent vivre leur traitement plus sereinement, en conservant autonomie et confort respiratoire au quotidien

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